UNIS DANS NOS DIFFéRENCES

 

L’ASSP, le Secours Social Palestinien et la Centrale Sanitaire Suisse partagent cette année le même stand au Village Alternatif. D’autres associations actives en Palestine, invitées à les rejoindre, n’ont pas pu le faire pour diverses raisons, le coût de location étant la principale. Nos organisations et mouvements, comme chacune et chacun d’entre nous, sont engagés dans des activités spécifiques: santé, aide aux réfugiés, traite des êtres humains, protection de l’enfance, handicapés, désarmement, résistance civique,  missions civiles de solidarité, échanges culturels, information, etc. Si leurs convergences n’apparaissent pas toujours explicitement, le besoin d’un soutien mutuel conduisant à une véritable coopération a pour arrière fond commun le droit de libre circulation en sécurité des personnes et du matériel pour la défense des droits fondamentaux, imprescriptibles et sans frontières, des êtres humains.

 L’Internet et les réseaux de communications par voie hertzienne, rendent présent à tous, en temps réel sur la planète, de bouleversants drames humanitaires. Populaire, l’émotion soulève de multiples actions de solidarités. L’étonnant c’est que l’ampleur des réactions ou celle des mouvements de protestation n’est pas proportionnée au nombre des victimes. A quoi cela tient-il ?

 Les plus grandes agences d’information sont occidentales. Même avec de très importants moyens techniques et financiers, ne pouvant être partout, elles doivent faire des choix pour la localisation de leurs réseaux. Israël est particulièrement bien couvert. Qu’il se produise un attentat, dans les minutes qui suivent le monde entier en est informé, découvre les images des victimes, la rapidité d’intervention des secours et leur remarquable efficacité. En revanche le bombardement d’un camp de réfugiés palestiniens ou les assassinats ciblés ne reçoivent pas et de loin la même publicité. Sur place les rares journalistes indépendants alertés sont généralement tenus à l’écart du lieu de l’événement pour des raisons, leur dit-on, de sécurité.

 Dimanche 26 février 2006, avec l’appui de la force publique plus d’un million de personnes ont pu manifester contre l’odieuse exécution dans l’Essonne d’un jeune français. Dans le même temps, celui d’une jeune bergère dans la bande de Gaza est passé totalement inaperçu. D’un côté le meurtre  isolé d’un français d’origine juive dans un  pays démocratique, de l’autre  un  banal assassinat en Palestine occupée et militairement asphyxiée. 

L’ASSP  privilégie dans ses activités l’information du  public et des bailleurs de fonds :

-sur les conditions d’existence qui, imposées à l’intérieur  comme  à l’extérieur de leur territoire, portent atteinte à la santé des Palestiniens, en particulier à celle de la jeunesse.

-sur le droit international applicable en la matière et les instruments de sa mise en œuvre. Sur le théâtre de l’information comme sur celui de la répression sur le terrain, les forces en présence sont inégales. La supériorité quasi absolue de la puissance dominante répressive est écrasante sur les populations  impitoyablement dominées. Le rééquilibrage, en l’absence duquel il n’y peut y avoir aucune autre solution que la capitulation sans condition du plus faible, est un absolu pour une paix juste et durable.

Dans ce conflit, comme dans beaucoup d’autres, la désinformation de l’opinion publique est devenue, une arme de guerre. La résistance à l’instrumentalisation des institutions et des médias  par un travail d’éducation persévérant, a pour seul objectif de faire progresser la société humaine sur le chemin de la paix.

 

Quand l’aide humanitaire est refoulée qui peut se taire ?

Chargé de prendre contact avec nos partenaires palestiniens pour faire le point sur des projets d’aide humanitaire, un étudiant suisse de l’Institut d’Etudes Sociales, professeur remplaçant du Département de l’Instruction Publique de Genève, a été confiné dans un état de non droit dès son arrivée le 23 janvier à 14h30 à l’aéroport de Tel Aviv jusqu’à son refoulement le lendemain matin à 05h30 sans avoir pu prendre contact ni avec l’Ambassade de Suisse en Israël, ni avec le Croissant Rouge Palestinien qui attendait sa visite.

Ce n’est pas la première fois que ce type d’agissements est à déplorer. En 2003 trois membres du Collectif Urgence Palestine avaient été également  refoulés. En 2004 un autre membre du CUP avait subi le même sort. Que ce soit pour des missions humanitaires comme dans le cas de notre envoyé, pour des missions civiles de solidarité avec le peuple palestinien, ou pour des activités d’échanges culturels comme cela a été le cas dans le cadre d’un projet d’atelier d’artistes à Gaza, il est impossible d’aller en Palestine sans passer par le filtre sécuritaire israélien.

-Ce sont des violations flagrantes de l’accord  israélo-suisse de libre circulation sans visa de leurs citoyens respectifs, de la IVème Convention de Genève, des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies et des principes de base du droit international.

-L’arbre fétiche de la sécurité à sens unique, ne doit pas cacher la forêt de la discrimination, socle de l’idole pousse-au-crime qui aveugle ses dévots pour en faire des ennemis de l’humanité et de la Paix.

 

    Jacques Vittori 

Président

Exposition du Salon du Livre:

Tous ensemble

Humains plurielS - humanité unique

 Nos organisations et mouvements, comme chacune et chacun d’entre nous, sont engagés dans des activités spécifiques : santé, aide aux réfugiés, traite des êtres humains, protection de l’enfance, handicapés, désarmement, résistance civique,  missions civiles de solidarité, échanges culturels, information, etc. Si leurs convergences n’apparaissent pas toujours explicitement, le besoin d’un soutien mutuel conduisant à une véritable coopération a pour arrière fond commun le droit de libre circulation en sécurité des personnes et du matériel pour la défense des droits fondamentaux, imprescriptibles et sans frontières, des êtres humains.

 L’Internet et les réseaux de communications par voie hertzienne, rendent présent à tous, en temps réel sur la planète, de bouleversants drames humanitaires. Populaire, l’émotion soulève de multiples actions de solidarités. L’étonnant c’est que l’ampleur des réactions ou celle des mouvements de protestation n’est pas proportionnée au nombre des victimes. A quoi cela tient-il ?

 Les plus grandes agences d’information sont occidentales. Même avec de très importants moyens techniques et financiers, ne pouvant être partout, elles doivent faire des choix pour la localisation de leurs réseaux. Israël est particulièrement bien couvert. Qu’il se produise un attentat, dans les minutes qui suivent le monde entier en est informé, découvre les images des victimes, la rapidité d’intervention des secours et leur remarquable efficacité. Par contre le bombardement d’un camp de réfugiés palestiniens ou les assassinats ciblés ne reçoivent pas et de loin la même publicité. Sur place les rares journalistes indépendants alertés sont généralement tenus à l’écart du lieu de l’événement pour des raisons, leur dit-on, de sécurité.

 Sur le théâtre de l’information comme sur celui de la répression sur le terrain, les forces en présence sont inégales. La supériorité quasi absolue de la puissance dominante répressive est écrasante sur les populations impitoyablement dominées. Le rééquilibrage, en l’absence duquel il n’y peut y avoir aucune autre solution que la capitulation sans condition du plus faible, est un absolu pour une paix juste et durable   

 Dans ce conflit, comme en beaucoup d’autres, la désinformation de l’opinion publique est devenue, une arme de guerre. Résister, par un travail d’éducation persévérant, à l’instrumentalisation des institutions publiques et privées et notamment des médias c’est indubitablement faire progresser la société humaine sur le chemin de la paix.

L'information est une arme au service de la paix

 

 

 
Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens (ASSP)
15, rue des Savoises 1205 Genève
Tél. 0041(0)22/329.82.13