Palestine
meurtrie
Eclairages sur une cause en détresse 1997 - 2005
Un livre de Paul Berthoud
174 pages, CHF 32.00
Paul Berthoud présente dans ce livre une analyse à chaud de
l'évolution et des perspectives de règlement du conflit qui
déchire le Proche-Orient.
Au cours de neuf années, il a consigné au gré des jours ses
réflexions et ses réactions aux événements qui ont jalonné
un processus dont on ne peut percevoir l'issue: les Accords
d'Oslo, les négociations de Camp David II, la Feuille de
route, l'Initiative de Genève, l'Avis consultatif de la Cour
internationale de Justice, la mort d'Arafat, le
désengagement de Gaza.
Replaçant ces moments forts dans le contexte général de la
question de la Palestine, Il évoque le rôle premier, la
responsabilité centrale et la marginalisation progressive
des Nations Unies dans la recherche de la paix.
Se référant au cadre juridique de la communauté
internationale, il trace l'insidieuse réalité du terrain
dans les territoires occupés, dont les effets sont encore
largement sous-estimés dans l'opinion mais qui scelle les
éléments d'un désastre programmé.
L'auteur a occupé pendant deux ans à Jérusalem le poste de
Conseiller juridique de l'Organisme des Nations Unies pour
la Surveillance de la Trêve en Palestine.
Il n'a jamais cessé depuis lors de suivre attentivement la
situation dans la région.
On trouvera ci-dessous quelques extraits de son livre.
Livre
est distribué par:
Librairie l'Olivier
5 Rue de Fribourg, CH-1201 Genève, Suisse
Tel. +41 22 731 84 40

Aïda Kanafani-Zahar
Liban :
Le vivre ensemble
Ed. Geuthner, Paris,
2004, 204 pages, 29 euros
A tous
ceux qui s’intéressent au monde arabe et qui souhaitent
balayer les idées reçues sur les prétendus « conflits
confessionnels » au Proche-Orient et le « clash
civilisationnel » entre chrétiens et musulmans,
l’anthropologue libanaise Aïda Kanafani-Zahar livre les
résultats d’une enquête réalisée dans le village de Hsoun,
chiite et maronite. Conclusion : au Liban, chrétiens et
musulmans sont depuis des siècles engagés dans des
pratiques de « vivre ensemble » au quotidien, qui sont
souvent le fait d’une sociabilité féminine de voisinage.
Exemples : l’entraide villageoise, ‘awni,
regroupe les habitants des deux religions pour les travaux
des champs ou pour la préparation du kishk
ou du bourghoul, plats traditionnels.
Les chiites assistent aux messes de mariage et aux
funérailles des maronites – mais ne vont pas à la messe du
dimanche. Les chrétiens se rendent aux mariages et aux
funérailles chiites, aux chants coraniques.
L’auteur évoque les
« visites transreligieuses aux mêmes
saints », fréquentes parmi les trois monothéismes sous
l’Empire ottoman en Andalousie, qui témoignent que, plutôt
que diviser, « le religieux participe du
vivre ensemble ». La guerre a avivé les consciences
confessionnelles et durci les interdits (les chiites ne
s’assoient plus à une table chrétienne où il y a de
l’alcool), mais elle n’a pas aboli ces pratiques – qui
connaissent toutefois une limite : le mariage
interconfessionnel, encore tabou partout.
( Avec Nadia Khouri-Dagher )
CNUCED
Le
développement économique en Afrique, repenser le rôle de
l'investissement étranger direct.
Nations Unies, Genève,2005
Depuis trente ans, la pensée
économique dominante accorde à l'augmentation des
investissements directs étrangers
(IDE) un rôle
stratégique dans le développement économique des pays du
Sud. Le rapport de la Conférence des Nations Unies pour le
commerce et le développement (CNUCED) relativise cette
assertion reprise par les bailleurs de fonds, la Banque
mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).
Importants, les IDE ne sauraient contribuer au développement
que si certaines conditions préalables sont remplies:
qualité du tissu économique et des infrastructures, taille
du marché concerné, formation de la main d'oeuvre,
renforcement et stabilité de la puissance
publique....Revenant sur la comparaison traditionnellement
effectuée entre la situation des pays africains et celle des
pays d'Asie du Sud-est qui ont connu un essor rapide dans
les années 1970 et 1980, le rapport souligne que le succès
de ces derniers est lié à l'élaboration d'une véritable
stratégie nationale de développement. Par isolement, les IDE
ne peuvent résoudre l'ensemble des problèmes: ils doivent
s'inscrire dans une vision de l'économie nationale et de son
insertion dans le jeu mondial.
Peyrelevade, Jean
Le Capitalisme
total
Seuil,Paris, 2005
Le capitalisme moderne est
organisé comme une gigantesque société anonyme. A la base,
trois cents millions d'actionnaires contrôlent la
quasi-totalité de la capitalisation boursière mondiale.
Souvent d'âge mûr, de formation supérieure, avec un niveau
de revenus relativement élevé, ils confient la moitié de
leurs avoirs financiers à quelques dizaines de milliers de
gestionnaires pour compte de tiers dont le seul but est
d'enrichir leurs mandants. Les techniques pour y parvenir
s'appuient sur les règles du "gouvernement d'entreprise" et
conduisent à des dorés des actionnaires et polluent de pure
cupidité la légitime volonté d'entreprendre. Ainsi le
capitalisme n'est pas seulement le modèle unique
d'organisation de la vie économique mondiale: il est devenu
"total" au sens ou il règne sans partage ni contre-pouvoir
sur le monde et ses richesses.