LA SUISSE CONVOQUE LES 189 PAYS SIGNATAIRES DES CONVENTIONS
DE GENEVE POUR EXAMINER LAPPLICATION DE CES DERNIERS
DANS LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN
A la demande de l'Assemblée générale
des Nations Unies, une telle conférence avait été
convoquée par le gouvernement suisse en juillet 1999
à Genève. Après 17 minutes sa première
session en décidait l'ajournement, la majorité
des participants s'étant laissé persuader
que la stigmatisation, qui ne pouvait manquer, du comportement
d'Israël, mettrait en péril la conclusion d'un
accord de paix.
Cet
espoir loin de se réaliser s'est au contraire tragiquement
éloigné. Depuis septembre 2000 en 14 mois
d'affrontements, sans compter les blessés, quelques
800 Palestiniens et 200 Israéliens ont été
tués. Il est temps que la Communauté internationale
intervienne comme elle en a le droit et plus encore le devoir.
L'ASSP, sur la base d'une pétition signée
à son stand du Salon du Livre de Genève en
mai dernier, s'était adressée au Conseiller
Fédéral Joseph Deiss pour lui demander de
prendre l'initiative de relancer la tenue de la Conférence
des Hautes parties contractantes aux Conventions de Genève.
La Suisse n'a pas manqué de condamner la politique
israélienne en faveur des colonies de peuplement
juives dans des territoires occupés en flagrante
violation de la IVème Convention. Il faut savoir
que 200.000 Israéliens vivent dans 144 colonies de
peuplement en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Les
autorités suisses ont aussi critiqué Israël
pour les assassinats ciblés, la destruction d'habitations
et le blocus des villes et villages palestiniens.
La
majorité des Etats signataires l'ayant accepté,
la Conférence se tiendra à Genève le
5 décembre 2001.Les Etats Unis et Israël ont
décidé de ne pas y participer ce qui est curieux
car il ne s'agit de rien de plus que d'examiner l'application
de Conventions humanitaires qui ont formellement leur adhésion.
L'ASSP suivra de près les travaux de la Conférence
mais nous croyons savoir que les ONG n'auront pas le droit
de s'y faire représenter.
Pour
que nos lecteurs se fassent une idée des exigences
de la IVème Convention applicables aux populations
civiles dans des territoires occupés nous en reproduisons
ci-après quelques articles pertinents.
Jacques
Vittori
QUATRIÈME CONVENTION DE GENÈVE,
RELATIVE À LA PROTECTION DES PERSONNES CIVILES
EN TEMPS DE GUERRE DU 12 AOÛT 1949
Article
1
Les Hautes Parties contractantes s'engagent à respecter
et à faire respecter la présente Convention
en toutes circonstances.
Article
4
Sont protégées par la Convention les personnes
qui, à un moment quelconque et de quelque manière
que ce soit, se trouvent en cas de conflit ou d'occupation,
au pouvoir d'une Partie au conflit ou d'une Puissance occupante
dont elles ne sont pas les ressortissantes
Article
27
Les personnes protégées ont droit, en toutes
circonstances, au respect de leur personne, de leur honneur,
de leurs droits familiaux, de leurs convictions et pratiques
religieuses, de leurs habitudes et de leurs coutumes. Elles
seront traitées, en tout temps, avec humanité
et protégées notamment contre tout acte de
violence ou d'intimidation, contre les insultes et la curiosité
publique