Qui sommes-nous ?


Jacques Vittori
Président de l'ASSP

En spécifiant clairement les bénéficiaires de son action, l'Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens (A.S.S.P ) a moins voulu indiquer une préférence exclusive qu'attirer l'attention sur un peuple depuis trop longtemps perçu comme étranger à son propre pays. Considérée davantage comme problème que comme réalité humaine profondément enracinée dans sa terre, l'existence du Peuple palestinien a été enfin reconnue en 1993 par Israël. C'est à nos yeux ce qui reste de plus positif des accords d'Oslo assassinés en même temps que Rabin.

L'A.S.S.P a pris délibérément parti pour l'application des Conventions de Genève et leurs protocoles additionnels de 1949 relatifs à la protection des victimes civiles de conflits armés. Dans ce cadre elle respecte dans leur pluralité les convictions religieuses et les options politiques de ses membres et sympathisants. Naturellement en relation avec de nombreux groupes et organisations palestiniens dans le domaine de la santé, du bien-être et des droits de l'homme, elle affirme de façon la plus absolue son indépendance à l'égard de toute organisation ou institution quelle qu'elle soit.

L'A.S.S.P. qui, dès sa création en 1989,  entretient des liens privilégiés mais non exclusifs avec le Croissant Rouge Palestinien, est ouverte à la coopération en synergie avec des personnes, groupes ou institutions concrètement actifs sur le terrain. Constatant que tout a déjà été dit pour parvenir à la paix et que celle-ci dépend de chacun, elle estime qu’il faut passer du débat au combat, qu’il y a lieu, pour la société civile organisée, de se regrouper sur des objectifs clairs et sans brandir d’anathèmes, chercher des possibilités de progresser pas à pas, dans l’évolution des mentalités en s'efforçant de faire connaître les besoins, les attentes et les droits des Palestiniens. Dans leur modestie les interventions de l’ASSP sont précises, efficaces et faciles à contrôler. Elles constituent en outre un support vivant permettant de présenter au public en Suisse et dans la périphérie le drame palestinien avec le visage humain de personnes et de familles qui le vivent au quotidien Dans l'opinion publique occidentale bien des préjugés restent à démanteler. Ils sont de ceux qu'Albert Einstein disait plus difficiles à désintégrer qu'un atome !

C'est une des raisons d'être de l'A.S.S.P dont aucun de ses responsables ne perçoit la moindre rémunération. Ses frais de fonctionnement sont couverts par les cotisations de ses membres et les dons de ses sympathisants. Ses projets sont à la mesure des subventions de particuliers et de collectivités publiques, entre autres genevoises.

Sous le slogan "N'attendons pas cinquante ans de plus pour secourir ceux qui souffrent aujourd'hui" l'ASSP se propose de mettre en évidence les violations des droits fondamentaux individuels et collectifs des palestiniens. Ces droits, qui ne sont de loin pas uniquement matériels, doivent être rétablis sans tergiversations. En premier lieu il s’agit du droit à la liberté dans la sécurité, ce qui suppose le démantèlement des colonies d’implantation, la libération des prisonniers illégalement détenus, la reconnaissance du droit au retour des réfugiés. Sachons qu’ils sont prés de 4 millions assistés par l'UNWRA,  qui avec de nombreux autres  concitoyens se voient déniés le droit de revenir chez eux et, d'être indemnisés pour les biens dont ils ont été spoliés. Victimes oubliées de violations permanentes du droit international ils resteront, sans nationalité tant qu'un Etat palestinien viable ne sera pas admis à part entière à prendre place dans la communauté des Nations Unies avec, de plein droit, le pouvoir d’exiger des autres Etats membres, le respect et l’application aussi pour lui, des normes qu’ils se sont données mais qu’ils n’appliquent que sélectivement.

Les actes de vengeance terroriste que sont les représailles aveugles contre la population civile empoisonnent la vie au quotidien. La peur, mauvaise conseillère, est palpable en Israël tandis qu’en Palestine de très nombreuses familles sont condamnées à une révoltante précarité qui élargit les frontières du «sanitaire» à pratiquement tous les domaines de l’existence. L’aide publique et privée au développement doit être évaluée en permanence dans ses effets concrets et nous en sommes venus à poser la question de savoir si en fait elle n’entretient pas le conflit plus qu’elle ne contribue à le résoudre. L’élection en janvier 2005 d’un nouveau Président de l’Organisation de Libération de la Palestine a ouvert une nouvelle mais fragile chance à la paix. Pour ne pas la manquer il appartient, par la société civile organisée, aux contribuables de tous les pays de dire à ceux qui les gouvernent comment ils veulent que leur argent soit affecté. La proclamation et la reconnaissance de la légitimité politique et morale des aspirations palestiniennes à l'indépendance dans la justice et dans la dignité doit prendre le pas sur l'activisme militant, gros consommateur d’énergies, souvent peu efficace quand il n'est pas contre-indiqué. Elle constitue le préalable incontournable à l'amélioration durable des conditions de vie.  Le recentrage de l'ASSP s'effectue autour de sa spécificité et de ses domaines d'excellence : la santé, l'expertise pour l'étude sur le terrain, le financement de projets médico-sociaux qui impliquent au maximum les compétences locales,  le lancement de d’actions percutantes. L’ASSP s’est forgé avec son site internet une arme non violente de portée planétaire.

Son programme d'action s’élabore autour des trois priorités définies par une large consultation des membres et sympathisants, à savoir la sélection d'un ou deux projets globaux d'aide sanitaire à la Palestine, l'information et la sensibilisation de l'opinion publique. Elle s’emploie depuis son Assemblée Générale de 2003 à limiter son activité à une campagne de financement, à la gestion de deux projets en Palestine  (structure de soutien psychosocial aux traumatismes des enfants, fourniture d'un laser Argon pour le Département ophtalmique du Centre de santé de Beit Sahour) et à la participation au Salon du Livre de Genève avec cette année une exposition sur le thème « PAIX ET RéALITéS ».

- les principaux partenaires en Palestine commencent à confier à l'ASSP des  projets, qui ne peuvent obtenir de financement et être convenablement gérés sans  l'appui logistique d'un Secrétariat professionnel.

- face à l'opinion publique, aux niveaux local et régional (francophonie), son Secrétariat s’efforce de jouer un rôle majeur dans la mise en oeuvre des décisions sur le plan de l'information, et de la capacité de réagir rapidement aux événements de l’Histoire de proximité, notamment par le contenu mis à jour en permanence de son site Internet.

- le Secrétariat doit accomplir une fonction exécutive, indispensable logistique au sein de l'Association qui doit développer, en raison des événements, un train considérable d'activités.

La mise en oeuvre du Programme d'action repose évidemment sur les moyens financiers dont dispose l'ASSP. L'essentiel des ressources est assuré par des dons volontaires dont il est impossible de savoir à l'avance ce qu'ils seront. Membres et sympathisants sont invités à interpeller les milieux et institutions qui leur sont proches pour qu’ils investissent dans la plus prometteuse entreprise de prospérité pour tous : La paix.

Le travail bénévole permet de limiter les dépenses en personnel. Aujourd'hui, avec internet, il est facile de participer au programme de l'Association sans avoir à se déplacer. Que celles et ceux qui, de façon permanente, ont un peu de temps s’annoncent. D’avance qu’ils en soient remerciés.

 

Pour de plus amples informations
M. Jacques Vittori, président de l'ASSP :
assp@assp.ch
Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens (ASSP)
15, rue des Savoises 1205 Genève
TÈl. 0041(0)22/329.82.13
CCP 12-11690-7
Banque Cantonale de Genève nƒcompte :
U 7744 - 358

 

 

Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens (ASSP)
15, rue des Savoises 1205 Genève
Tél. 0041(0)22/329.82.13