2002 :
Le
3 janvier, la marine israélienne arraisonne
en mer Rouge un cargo comportant cinquante tonnes
d'armes en provenance d'Iran, dont Israël accuse Arafat
d'Ítre le destinataire.
Le 14 janvier, après une attaque du Hamas près de
Gaza, Tsahal détruit cinquante-neuf habitations
à Rafah, bombarde la bande de Gaza et détruit
l'aéroport palestinien.
Le 17 janvier, Israël " liquide " un responsable
du Fath à Tulkarem.
Entre le 22 et le 25 janvier, trois attentats à
Jérusalem-Ouest font trois morts et septante-deux
blessés israéliens.
Au 9 février, le bilan des victimes en seize
mois d'Intifada s'établit à plus de
15 000 blessés et au moins 911 tués
cÙté palestinien, pour la plupart civils, à
255 morts israéliens, principalement victimes
d'attentats terroristes, dont treize arabes d'Israël
victimes de la police israélienne ; une trentaine
d'attentats-suicides islamistes ont eu lieu ; les
réoccupations israéliennes en "
zones autonomes " palestiniennes sont devenues
quotidiennes.
Le
14 février, trois soldats sont tués
lorsqu'un char israélien saute dans la bande
de Gaza.
Le
17 février, selon un sondage publié
par Maariv, 60 % des Israéliens sont
mécontents de Sharon contre 35 %.
Le
18 février, l'Arabie saoudite propose pour
la première fois une normalisation de ses relations
diplomatiques avec Israël, en cas de retrait
total de tous les territoires occupés ;
deux attentats-suicide tuent quatre Israéliens
; les représailles israélienne font
onze morts palestiniens.
Le
19 février, six soldats israéliens sont
tués dans une embuscade près de Ramallah.
Les
20 et 21 février, bombardements et raids
israéliens provoquant la mort de vingt-huit
Palestiniens. Le QG d'Arafat et la radio télévision
palestinienne sont détruites. La police palestinienne
arrête les meurtriers présumés
du ministre israélien du Tourisme tué
en octobre 2001. Sharon annonce la création
de zones tampon le long des territoires palestiniens.
Du
28 février au 2 mars, l'armée israélienne
pénètre dans les camps de réfugiés
de Balata, près de Naplouse, et de Jénine :
vingt-et un Palestiniens et deux soldats israéliens
sont tués ; un kamikaze palestinien tue
onze Israéliens dans un attentat suicide à
Jérusalem-Ouest.
Le
3 mars, un tireur d'élite palestinien tue sept
soldats et trois colons israéliens près
de la colonie d'Ofra ; des tirs de chars israéliens
en Cisjordanie tuent quatre membres des forces de
sécurité palestiniennes.
Le
4 mars, seize Palestiniens sont tués lors d'opérations
de l'armée israélienne dans le camp
de réfugiés de Rafah, à Jénine,
à Naplouse et à Ramallah.
Le
5 mars, Marwan Barghouti, chef du Fatah en Cisjordanie,
membre du Conseil législatif et un des dirigeants
de l'Intifada, appelle les Palestiniens à attaquer
tous les barrages de l'armée israélienne ;
attentat à la bombe dans une école arabe
de Jérusalem-Est revendiqué par un groupe
juif affirmant vouloir « venger la mort d'enfants
juifs ».
Le
8 mars, journée la plus sanglante de la deuxième
Intifada : quarante Palestiniens et six Israéliens
trouvent la mort. Tsahal prend le contrôle de
la ville de Bethléem. Sharon se dit prêt
à « négocier un cessez-le-feu
sous le feu » avec l'Autorité
palestinienne.
Du
9 au 12 mars, plus de deux mille Palestiniens sont
faits prisonniers lors d'incursions israéliennes
dans des camps de réfugiés en Cisjordanie
et dans la bande de Gaza ; deux attentats-suicide
tuent quatorze Israéliens à Jérusalem
et à Nétanya ; l'armée
israélienne réoccupe Ramallah :
vingt-sept Palestiniens et un Israélien sont
tués.
Le
13 mars, le Conseil de sécurité de l'ONU
adopte la résolution 1397 qui mentionne pour
la première fois la perspective de « deux
Etats : Israël et la Palestine vivant côte
à côte à l'intérieur
de frontières reconnues et sûres » ;
six Israéliens et les deux assaillants sont
tués dans une attaque armée contre des
véhicules circulant dans le nord d'Israël,
près de la frontière libanaise.
Le
14 mars, un journaliste italien est tué par
les tirs d'un char israélien dans le centre-ville
de Ramallah.
Le
15 mars, Tsahal réoccupe Ramallah au terme
de sa plus vaste opération depuis le début
de l'Intifada ; selon le quotidien Maariv,
six cents réservistes de l'armée israélienne
ont été incarcérés depuis
le mois d'octobre pour refus de servir dans les territoires
occupés palestiniens.
Les
20 et 21 mars, deux attentats-suicide dans le nord
d'Israël et à Jérusalem-Ouest
provoquent onze morts et plus de soixante blessés.
Le
26 mars, deux membres de la Présence Internationale
Temporaire à Hébron sont tués
sur une route et un troisième blessé
par un homme portant un uniforme de la police palestinienne.
Le
27 mars, ouverture à Beyrouth du Sommet arabe
axé sur une offre de paix saoudienne à
Israël ; une attaque palestinienne en Cisjordanie
tue quatre colons ; un attentat-suicide à
Nétanya, revendiqué par le Hamas, fait
un bilan de vingt-neuf morts et plus de 100 blessés.
Le 28 mars, le Sommet arabe de Beyrouth adopte le
plan saoudien de paix au Proche-Orient.
Le
29 mars, Israël lance une violente offensive
dans les territoires occupés baptisée
« Rempart défensif ». Sharon annonce
que son cabinet considère dorénavant
le président de l'Autorité palestinienne
Arafat comme un « ennemi »
devant être « isolé » ;
le QG d'Arafat à Ramallah est cerné
par une vingtaine de chars israéliens. Attentat-suicide
à Jérusalem-Ouest : deux morts.
Le
30 mars, le Conseil de sécurité de l'ONU
adopte la résolution 1402 demandant le retrait
des troupes israéliennes de Ramallah.
Le
31 mars, Tsahal qui a reçu l'ordre de « neutraliser »
Arafat assiège son QG et se déploie
dans la ville de Qalqilya ; attentat-suicide
fait 16 morts à Haïfa.
Le
1er avril, un rapport de la fondation Middle
East Peace publié dans le journal Le Monde
recense 156 colonies en Cisjordanie et dans la bande
de Gaza qui regroupent 213 600 personnes, au lieu
de 109 784 en 1992 et 1 500 en 1972 ; Jérusalem-Est
compte 11 colonies où vivent 170 000 habitants
contre 141 000 en 1992 et 6 900 en 1972.
Du
1er au 3 avril, l'armée israélienne
réoccupe et place sous couvre-feu les villes
de Tulkarem, Bethléem, Jénine et Naplouse,
qui, déclarées « zones militaires
fermées », sont interdites aux journalistes.
Les troupes israéliennes assiègent l'Eglise
de la Nativité à Bethléem où
plus de trois cents personnes sont retranchées.
De violents combats entre combattants palestiniens
et Tsahal ont lieu à Naplouse et à Jénine.
Les pays arabes sont le théâtre de nombreuses
manifestations anti-israéliennes.
Le
4 avril, le Président américain Bush
accuse Arafat d'« avoir largement contribué »
à la situation et d'avoir « trahi
les espoirs de son peuple ». Il demande
à Israël « d'arrêter
ses incursions et d'entamer le retrait des villes
récemment occupées »
et de cesser « ses activités
de colonisation israélienne dans les territoires
occupés ». Il réaffirme
être favorable à la création d'un
« Etat palestinien »
et appelle Israël à agir pour que ce dernier
soit viable économiquement.
Le
5 avril, la Commission des droits de l'homme adopte
une résolution soutenant le projet de Mary
Robinson, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits
de l'homme, de se rendre rapidement au Proche-Orient.
Le
6 avril, le Président Bush met en demeure Israël
de se retirer « sans délai »
des villes palestiniennes.
Le
8 avril, deux membres du Parti national religieux
- extrême droite -, et l'ancien ministre des
Affaires étrangères David Lévy
– Likoud - entrent au Gouvernement.
Le
9 avril, les agences de l'ONU s'alarment du manque
d'accès aux civils et aux victimes.
Le
10 avril, le Parlement européen vote une résolution
recommandant la suspension de l'accord commercial
entre Israël et l'UE, principal partenaire commercial
de l'Etat juif ; dix personnes sont tuées
dans un attentat contre un autobus près de
Haïfa.
Le
11 avril, Saëb Erekat, l'un des principaux négociateurs
palestiniens aux Accords d'Oslo, accuse l'armée
israélienne d'avoir tué quelque « cinq
cents Palestiniens au cours des douze derniers jours
en Cisjordanie. Israël est en train de perpétrer
un crime majeur en Cisjordanie contre notre société. »
Il estime que le Premier ministre israélien
est devenu « fou ». Ari
Fleisher, porte-parole de la Maison Blanche, déclare
que « le Président [américain]
pense qu'Ariel Sharon est un homme de paix. » ;
explosion d'un camion-citerne à Djerba aux
abords d'une synagogue tuant quinze personnes.
Le
12 avril, sept personnes sont tuées à
Jérusalem-Ouest dans un attentat revendiqué
par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ; après
huit jours de combats, le camp de réfugiés
de Jénine tombe aux mains de Tsahal. Les Palestiniens
dénoncent un massacre et réclament une
enquête de l'ONU. L'association des droits des
Arabes israéliens al-Adala et les deux députés
à la Knesset Muhammad Barakeh et Ahmad Tibi
portent plainte devant la Cour suprême d'Israël,
accusant l'armée israélienne de vouloir
enterrer les victimes du camp de Jénine dans
une fosse commune afin de cacher les exactions commises.
L'armée dément : « Ces
victimes sont utilisées comme de vulgaires
outils de propagande. »
Le
13 avril, Arafat condamne « toutes les
actions terroristes contre des civils » ;
l'ayatollah Mohammed Hussein Fadlallah, chef spirituel
de la milice chiite libanaise, annonce que « les
combattants du Hezbollah auront le devoir de combattre
avec les Palestiniens s'ils devaient être contraints
à l'exode ».
Le
14 avril, rencontre entre le Secrétaire d'Etat
américain Colin Powell et Sharon qui propose
aux Etats-Unis d'organiser une conférence régionale
sur le Proche-Orient.
Le
15 avril, arrestation à Ramallah par l'armée
israélienne de Marwan Barghouti, soupçonné
de diriger les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ;
l'Iran relance auprès de l'Organisation de
la Conférence islamique son projet d'embargo
pétrolier d'un mois à l'encontre des
pays soutenant Israël et que seul l'Irak applique
depuis le 8 avril.
Le
16 avril, Tsahal réoccupe la ville autonome
de Tulkarem qu'elle avait évacuée le
9 avril.
Le
17 avril, le Président Bush appelle Israël
à poursuivre son retrait des territoires autonomes
palestiniens et l'Autorité palestinienne à
agir contre le terrorisme ; Chris Patten, le
Commissaire européen aux Relations extérieures,
requiert une enquête sur les massacres présumés
dans le camp palestinien de Jénine.
Le
18 avril, le ministère israélien des
Affaires étrangères déclare que
le camp de Jénine a été dévasté,
mais qu'il n'y a pas eu de massacres, en réponse
à l'envoyé spécial de l'ONU,
Terje Roed-Larsen, qui y a découvert « une
horreur qui dépasse l'entendement ».
Le
19 avril, dix Palestiniens sont tués par des
tirs israéliens dans la bande de Gaza et en
Cisjordanie ; arrestation de Khaled Tafesh, chef
pour la région de Bethléem de la branche
armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam ;
condamnation d'Israël par la Commission des droits
humains de l'ONU pour la détention de citoyens
libanais et les atteintes à l'intégrité
territoriale au Liban ; Mary Robinson renonce
à la mission au Proche-Orient en raison du
veto israélien ; le Conseil de sécurité
de l'ONU adopte la résolution 1405 sur l'envoi
d'une « équipe chargée de l'établissement
des faits » à Jénine.
Le
21 avril, Sharon annonce la fin de la première
phase de l'opération « Rempart » :
Israël retire son armée de la majeure
partie de Ramallah et de Naplouse ; au moins deux
cent cinquante Palestiniens et vingt-neuf soldats
israéliens ont péri au cours de l'opération
et les dégâts sont estimés à
neuf cents millions de dollars ; Shimon Pérès
dénonce « l'antisémitisme
contre l'Etat juif » des pays de l'Union
européenne.
Le
22 avril, Saddam Hussein appelle les Arabes à
priver les Etats-Unis de brut « pour
marquer leur solidarité avec leurs frères
».
Le
23 avril, le Gouvernement israélien revient
sur l'accord qu'il avait donné à la
venue d'une équipe d'établissement des
faits de l'ONU dans le camp de réfugiés
palestiniens de Jénine ; selon un sondage
Washington Post-ABC News, 54 % des Américains
souhaitent que les Etats-Unis restent à l'écart
de la crise au Proche-Orient.
Le
25 avril, quatre membres du FPLP sont jugés
à des peines de un à dix-huit ans de
prison pour l'assassinat en octobre 2001 de Rehavam
Zeevi, ancien ministre du Tourisme, par un tribunal
militaire palestinien.
Le
29 avril, l'archevêque Desmond Tutu déclare
lors d'une conférence à Boston
: « J'ai été profondément
bouleversé pendant ma visite en Terre sainte ;
cela m'a rappelé tellement ce qui nous est
arrivé à nous, les Noirs en Afrique
du Sud. »
Le
1er mai, l'armée israélienne
lève le siège d'Arafat à Ramallah.
A sa sortie le lendemain, le Président palestinien
qualifie les soldats israéliens de « terroristes,
nazis et racistes ».
Le
2 mai, Kofi Annan annonce la dissolution de la mission
de l'ONU chargée de faire la lumière
sur les combats dans le camp de réfugiés
de Jénine, en raison du refus du gouvernement
israélien de l'autoriser à enquêter ;
selon l'organisation de défense des droits
de l'Homme Human Rights Watch (HRW), l'armée
israélienne n'a pas commis de massacre dans
le camp de réfugiés de Jénine,
mais des « violations du droit humanitaire »
et ce qui s'apparente à des « crimes
de guerre ».
Le
7 mai, attentat-suicide à Rishon-le -Tzion
revendiqué par le Hamas tuant dix-sept personnes
; fin du siège de l'église de la Nativité
à Bethléem ; rencontre à
Washington entre Sharon et le Président Bush,
qui souhaite une réforme des institutions des
dirigeants palestiniens et qui déclare « nous
devons fournir un Etat palestinien potentiel ».
Le
8 mai, déclaration commune de l'UE et du Canada
réaffirmant d'une part que « le
conflit ne peut être réglé par
des moyens militaires », mais par l'application
du principe de « l'échange
de territoires contre la paix » et
par celle des récentes résolutions du
Conseil de sécurité de l'ONU qui réclament
« deux Etats, Israël et la Palestine,
vivant côte à côte, à l'intérieur
de frontières sûres et reconnues »,
et d'autre part, le retrait israélien immédiat
des territoires palestiniens récemment réoccupés.
Le
12 mai, le Comité central du Likoud se prononce
à 60 % des voix contre toute création
d'un Etat palestinien indépendant. Nétanyahou
reproche à Sharon d'avoir porté atteinte
à la sécurité de l'Etat juif
par l'évocation d'un Etat palestinien, en contradiction
avec l'idéologie « Grand Israël »
du parti. Le lendemain, les ministres travaillistes
israéliens critiquent le vote, tout en assurant
qu'il ne remet pas en cause leur participation au
Gouvernement de coalition. Shimon Pérès
note que « la décision du Likoud
signifie laisser faire la démographie et provoquer
la disparition d'Israël ».
Le
15 mai, devant le Conseil législatif réuni
en session extraordinaire à Ramallah, Arafat
promet des réformes en profondeur de l'ANP.
Il condamne les « opérations
qui visent les civils israéliens ainsi que
les Palestiniens », jugées contre-productives.
« Les opinions publiques palestinienne et
internationale sont aujourd'hui convaincues que ces
opérations, non seulement ne servent pas nos
objectifs, mais dressent contre nous une grande partie
de la communauté internationale. »
Le Hamas souhaite des réformes « radicales
et la formation d'une direction nationale élargies
qui prendrait toute les décisions palestiniennes »,
selon son porte-parole.
Le
16 mai, l'historien israélien Ilan Pappé
est menacé d'exclusion de l'Université
de Haïfa pour avoir apporté son soutien
au chercheur Théodor Katz, dont la thèse
est consacrée au massacre de Palestiniens dans
le village de Tantura en 1948 par des soldats israéliens.
Les
19 et 20 mai, deux attentats-suicide en Israël
provoque la mort de cinq personnes dont leur auteur
et une cinquantaine de blessés ; Jihad
Jibril, chef militaire du FPLP-CG, est tué
dans un attentat à la voiture piégée
à Beyrouth ; les responsables des villes
israéliennes jouxtant la « ligne
verte » - zone séparant l'Etat juif
de la Cisjordanie – exigent l'accélération
de la construction de murs et de clôtures le
long des trois cent cinquante km de ligne de démarcation,
option politique de plus en plus évoquée
en Israël en terme de « séparation
unilatérale ».
Le
22 mai, la Knesset adopte le programme d'austérité
économique proposé par Sharon, dont
le rejet, deux jours avant, avait déclenché
une crise au sein de la coalition gouvernementale ;
incursions dans les territoires palestiniens de l'armée
israélienne tuant cinq Palestiniens ;
attentat-suicide à Rishon-le-Tzion tuant trois
personnes revendiqué par les Brigades des martyrs
Al-Aqsa.
Le
24 mai, un kamikaze palestinien des Brigades des martyrs
d'Al-Aqsa tue deux Israéliens à Rishon-le-Tzion
en représailles du meurtre de Jihad Jibril
ainsi que de ceux, le même jour, de quatre Palestiniens
à Naplouse.
Le
26 mai, selon le New York Times, l'administration
américaine serait divisée sur la personne
d'Arafat. Colin Powell pense que l'ANP reste incontournable,
alors que le Vice-Président Dick Cheney et
le Secrétaire à la Défense Donald
Rumsfeld estiment que le Président palestinien
constituent un obstacle à la moindre avancée
politique ou diplomatique et qu'il faudrait profiter
d'une refonte des institutions palestiniennes pour
le marginaliser.
Le
27 mai, selon un sondage, 23 % des Israéliens
soutiennent le droit des objecteurs de conscience
à refuser de servir dans les territoires occupés.
L'un des 477 réservistes objecteurs de conscience
israélien confie au Monde : « L'infrastructure
du terrorisme, c'est l'occupation ».
Le
28 mai, incursion de quelques heures de l'armée
israélienne à Jénine causant
la mort d'un Palestinien ; arrestation du gouverneur
palestinien de Jérusalem-Est, Jamil Nasser,
par la police israélienne accompagnée
du Shin Beth ; Bethléem et Qalqilya sont
réoccupées, placées sous couvre-feu
et décrétées « zones
militaires fermées » ; Israël
met en orbite un satellite-espion, voué en
priorité à la surveillance de l'Irak,
l'Iran et la Syrie. Les informations recueillies devraient
permettre de renseigner les missiles sol-sol Jéricho,
de technologie française, et les missiles anti-missiles
Arrow sur les objectifs éventuels.
Le
29 mai, William Burns, secrétaire d'Etat adjoint
américain chargé du Proche-Orient, évoque
une stratégie américaine de paix « en
trois volets » : relance du dialogue
politique pour parvenir à une solution fondée
sur deux Etats, création de fortes institutions
palestiniennes pour préparer la création
d'un Etat et mise en place de forces de sécurité
palestiniennes contre le terrorisme.
Le
3 juin, la direction palestinienne annonce que le
chef du FPLP, M. Ahmad Saadat, sera maintenu
en prison à Jéricho. Deux jours avant,
la Cour suprême palestinienne avait ordonné
sa remise en liberté, jugeant ne pas disposer
de preuve de son implication dans le meurtre du ministre
israélien Zeevi ; début des travaux
d'un nouveau quartier de colonisation juive de quatorze
hectare à Jérusalem-Est dans le quartier
arabe de Jabal Moukaber.
Le
5 Juin, dix-sept Israéliens dont treize soldats
sont tués dans un attentat-suicide à
Meggido revendiqué par les Brigades Al-Qods
– branche militaire du Jihad islamique.
Le
6 juin, représailles de l'armée israélienne
contre le QG d'Arafat à Ramallah tuant un garde
du corps du Président ; selon le quotidien
israélien Haaretz, le Département
d'Etat américain aurait mis au point un projet
de règlement basé sur le retour aux
frontières de 1967, avec quelques modifications
et sur une période de trois ans, en échange
du renoncement par les Palestiniens au droit au retour
des réfugiés dans le territoire israélien.
Le droit au retour s'exercerait en revanche au nouvel
Etat palestinien.
Le
8 juin, rencontre entre le Président égyptien
Moubarak et Bush qui déclare que les Etats-Unis
« ne sont pas encore prêt à
établir un calendrier pour la création
d'un Etat palestinien ». Il insiste
sur la nécessité de réformes
des institutions palestiniennes pour « rendre
espoir au peuple palestinien et dire au monde qu'il
est possible de vivre en paix et de vaincre la terreur ».
Les
9 et 10 juin, l'ANP dévoile la composition
d'un nouveau gouvernement réduit à vingt
et un ministres au lieu de trente et un. Le remaniement
est marqué principalement par la création
d'un ministère de l'Intérieur, sous
l'autorité duquel sont placés les services
de sécurité palestiniens ; le Hamas,
le Jihad islamique et le FPLP estiment que ce cabinet
ne répond pas à leurs exigences de réformes
radicales et prônent la poursuite de la lutte
armée ; sixième rencontre entre
Sharon et Bush. Pour ce dernier, les conditions « ne
sont pas mûres » pour une conférence
ministérielle sur le Proche-Orient et « personne
n'a confiance dans le gouvernement palestinien ».
Le
11 juin, arrestation à Ramallah par l'armée
israélienne du Secrétaire général
adjoint du FPLP, Abdelrahim Mallouh, également
membre du Comité exécutif de l'OLP ;
attentat-suicide causant deux morts et quatorze blessés
à Herzliya près de Tel-Aviv ; l'ANP
condamne et rejette les opérations contre des
civils en territoire israélien, car celles-ci
« fournissent au gouvernement israélien
un prétexte pour agresser son peuple et poursuivre
ses plans d'occupation » ; cinq
Palestiniens sont abattus par des soldats israéliens
lors d'une attaque avortée près de la
colonie juive de Netzarim, à Gaza.
Le
12 juin, arrestation de Abdelbassat Chawabkeh,
secrétaire du Fatah à El-Bireh, par
l'armée israélienne ; Colin Powell
dévoile dans une interview publiée dans
le quotidien arabe al-Hayat l'élément
central de la proposition américaine pour le
Proche-Orient : un « Etat temporaire »
pour les Palestiniens, étape transitoire vers
l'établissement de l'Etat de Palestine. M.
Powell estime que cet éventuel Etat palestinien
« provisoire » ou « intérimaire »
devrait avoir « une structure, des institutions,
quelque chose qui ressemble à un territoire,
même si c'est quelque chose qui n'est pas défini
parfaitement pour toujours ».
Le
13 juin, Bush appelle les Palestiniens à construire
« les institutions nécessaires
pour évoluer vers un Etat palestinien vivant
en paix dans la région et apportant espoir
au peuple palestinien qui souffre ».
Le
15 juin, une attaque palestinienne dans la bande de
Gaza, près de la colonie juive de Douguit,
fait trois morts.
Le
16 juin, deux commissions de la Knesset votent le
renouvellement pour un an de l'état d'urgence
dans lequel vit Israël depuis sa création
et qui accorde de larges pouvoirs dérogatoires
au Gouvernement ; inauguration au nord de la
Cisjordanie des travaux de la clôture le long
de la « ligne verte ».
Du
18 au 20 juin, trois attentats palestiniens tuent
trente et un Israéliens en moins de trois jours,
à Jérusalem et dans une colonie près
de Naplouse ; lancement de l'opération
« Voie ferme » au cours de laquelle Tsahal
réinvestit les villes de Bethléem, Jénine,
Qalqilya, Naplouse, Tulkarem et Ramallah.
Le
21 juin, dix Palestiniens sont tués par des
tirs de chars israéliens à travers la
Cisjordanie et la bande de Gaza ; assassinat
d'un Palestinien dans son village de Houwara par des
colons israéliens.
Le
23 juin, les services de sécurité palestiniens
placent en résidence surveillé le cheikh
Ahmed Yassine, chef spirituel du Hamas. Le mouvement
dénonce l'ANP comme « policier
de l'ennemi sioniste ».
Le
24 juin, lors d'un discours à la Maison Blanche,
le Président américain Bush conditionne
la création d'un Etat palestinien au remplacement
d'Arafat. Le calendrier comporte dans un premier temps
un « nouveau cadre constitutionnel ».
Dans un deuxième temps les Palestiniens éliraient
leurs conseils municipaux, puis leurs dirigeants nationaux.
Dans un troisième temps, ces organes dirigeants
négocieraient des accords de sécurité
avec leurs voisins israéliens, jordaniens et
égyptiens. Un Etat provisoire pourrait être
créé, sans que soient réglées
plusieurs questions fondamentales, dont celle des
réfugiés. Un règlement final
devrait enfin aboutir d'ici à l'été
2005.
Le
25 juin, l'armée israélienne réoccupe
Hébron, la ville la plus peuplée de
Cisjordanie, où elle tue quatre policiers palestiniens.
Le
26 juin, l'ANP annonce la tenue d'élections
législatives et présidentielle entre
le 10 et le 20 janvier 2003, ainsi qu'un plan de réformes
en cent jours, en particulier dans les domaines des
finances, de la justice et de la sécurité ;
la Cour d'appel de Bruxelles déclare irrecevable
la plainte pour crime de guerre et génocide
déposée contre Ariel Sharon et Amos
Yaron concernant les massacres de Sabra et Chatila.
Le
29 juin, Tsahal détruit à l'explosif
les locaux de la police palestinienne à Hébron,
tuant quinze Palestiniens.
Le
30 juin, assassinat à Naplouse de Mouhannad
Taher, chef pour le nord de la Cisjordanie des Brigades
Ezzedine al-Qassam, et de deux autres Palestiniens
par une unité d'élite israélienne ;
lancement de la construction d'une clôture autour
de Jérusalem.
Le
2 juillet, dans le cadre des réformes des services
de sécurité palestiniens, Arafat limoge
le chef de la police, le général Ghazi
Jabali, ainsi que le chef de la défense civile
Mahmoud Abou Marzouk ; Israël rappelle des
milliers de réservistes pour faire face à
la réoccupation d'une grande partie de la Cisjordanie.
Le
7 juillet, entrée en vigueur de la Loi fondamentale
palestinienne, promulguée fin mai par le Président
Arafat, qui servira de Constitution jusqu'à
l'établissement de l'Etat palestinien. Le texte
prévoit dans son article premier que « Al-Qods
- Jérusalem - est la capitale de
la Palestine, l'islam est sa religion officielle et
l'arabe est sa langue ». Il prévoit
« un pouvoir démocratique, fondé
sur le pluralisme, une justice indépendante
et un Parlement élu avec un rôle législatif »,
ainsi que « des élections présidentielles
et un rôle de contrôle du Conseil législatif
sur le gouvernement ».
Le
9 juillet, la police israélienne ferme les
bureaux administratifs de l'Université palestinienne
Al-Qods, à Jérusalem-est ; la raison
invoquée est qu'« Il y avait
au cœur de Jérusalem une représentation
civile de l'Autorité palestinienne, dont le
but est de remettre en question notre souveraineté
sur Jérusalem ».
Le
15 juillet, plus de mille cinq cents chômeurs
palestiniens manifestent à Gaza devant le siège
de l'UNRWA contre le bouclage imposé par l'armée
israélienne et la corruption de l'Autorité
palestinienne.
Le
16 juillet, neuf Israéliens sont tués
dans l'attaque d'un bus de colons dans le nord de
la Cisjordanie. Le lendemain, un double attentat-suicide
fait cinq morts à Tel-Aviv. Les appels des
Etats-Unis au départ d'Arafat sont rejetés
par les trois autres parties du quartet sur le Porche-Orient
qui affirment qu'elles continueront à reconnaître
Arafat comme le dirigeant légitime des Palestiniens.
Les représentants des Etats-Unis, de la Russie,
de l'ONU et de l'Union européenne s'accordent
pour promouvoir la création d'un Etat palestinien
d'ici trois ans.
Le
17 juillet, Arafat affirme qu'il se présentera
à l'élection présidentielle prévue
en janvier 2003 « si la direction palestinienne
le lui demande ».
Le
18 juillet, les ministres des Affaires étrangères
de Jordanie, d'Egypte et d'Arabie Saoudite présentent
au Président Bush un projet détaillé
sur la Palestine prévoyant « la
mise en place d'un nouveau Gouvernement palestinien,
avec une Constitution écrite, un Parlement
élu et un Premier ministre »
et « pourrait être reconnue en
tant qu'Etat dès janvier ».
Le
19 juillet, Israël arrête en Cisjordanie
des parents d'auteurs d'attentats présumés,
qui pourraient être expulsés vers la
bande de Gaza. Le conseiller juridique du Gouvernement
israélien, Elyakim Rubinstein, se prononce
contre l'expulsion « sans preuve » des
familles de kamikazes, mais donne son aval à
la destruction des maisons de leur famille.
Le
22 juillet, le ministère israélien de
la Sécurité intérieure autorise
la réouverture des bureaux de l'Université
palestinienne Al-Qods ; un raid militaire israélien
sur Gaza visant Salah Chéhadé, chef
des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée
du Hamas, fait quinze victimes palestiniennes et près
de cent cinquante blessés.
Le
31 juillet, un attentat à la bombe à
l'Université hébraïque du Mont
Scopus de Jérusalem fait sept morts et septante
blessés ; le cabinet de sécurité
israélien décide d'expulser vers Gaza
le parent d'un kamikaze palestinien dans le cadre
d'un plan de lutte contre les attentats-suicide.
Le
4 août, six attaques palestiniennes tuent dix
Israéliens et en blessent plus de septante.
Quatre Palestiniens trouvent également la mort
dans ces opérations. Ces décès
portent le nombre de tués depuis le début
de l'Intifada à 2 415, dont 1 776 Palestiniens
et 596 Israéliens, selon l'AFP.
Le
6 août, incursion d'une trentaine de chars israéliens
dans le village de Beit Lahiya dans le nord de Gaza,
tuant un policier palestinien et blessant deux civils.
Le
7 août, cinq Palestiniens sont tués au
cours d'opérations militaires israéliennes
en Cisjordanie, dont le chef des Brigades des martyrs
d'Al-Aqsa et son adjoint pour la région de
Bethléem ; destruction par Tsahal de six
maisons de familles de kamikazes.
Le
8 août, démission de la Knesset de Shlomo
Ben Ami, ancien ministre des Affaires étrangères,
pour protester contre le maintien du Parti travailliste
au Gouvernement d'Ariel Sharon.
Le
12 août, destruction par Tsahal de deux maisons
de kamikazes en Cisjordanie.
Le
14 août, ouverture du procès de Marwan
Barghouti devant le tribunal de Tel-Aviv.
Le
17 août, Zalman Shoval, conseiller diplomatique
de Sharon, déclare : « Un
changement de régime en Irak est essentiel
dans la mesure où il affaiblira les forces
radicales dans le camp palestinien qui bénéficient
de l'appui du président Saddam Hussein. »
Le
19 août, signature de l'accord « Gaza
d'abord » entre l'Autorité palestinienne
et Israël qui prévoit la fin des
attentats contre un retrait partiel des secteurs réoccupés,
à commencer par Gaza et Bethléem. A
Gaza, les mouvements islamistes du Hamas et du Jihad
islamique rejètent catégoriquement ce
plan et promettent de poursuivre la lutte armée.
Le
21 août, raids de l'armée israélienne
à Khan Younès et Tulkarem ; assassinat
à Ramallah par un commando israélien
du frère du chef du FPLP, Mohammed Saadat.
Le
23 août, destruction de cinq maisons d'auteurs
présumés d'attentats à Tulkarem
et Jérusalem-Est.
Le
31 août, arrestation en Cisjordanie de Hassan
Youssef, un des chefs politiques du Hamas, et assassinat
d'un membre des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa par
Tsahal.
Le
6 septembre, tir de missiles de Tsahal contre le camp
de réfugiés de Khan Younès, détruisant
une fonderie, après des attaques palestiniennes
ayant tué deux soldats israéliens dans
la bande de Gaza.
Le
8 septembre, deux Palestiniens sont tués par
des chars israéliens dans la bande de Gaza.
Le
18 septembre, attentat-suicide à Oumm el Fahm,
village arabe israélien dans au nord du pays,
faisant deux mort et plusieurs blessés.
Le
19 Septembre, un attentat-suicide, revendiqué
par le Hamas, fait cinq morts à Tel-Aviv. Israël
riposte en assiégeant et en détruisant
presque entièrement la Moukataa, le QG de Yasser
Arafat à Ramallah, et en tuant trois Palestiniens
dans la bande de Gaza le lendemain au cours d'une
incursion de l'armée.
Le
21 septembre, cinq Palestiniens sont tués en
Cisjordanie par l'armée israélienne.
Le
24 septembre, le Conseil de sécurité
de l'ONU vote la résolution 1435 demandant
la levée du siège du QG d'Arafat qu'il
n'a pas quitté depuis près de dix mois,
bloqué par l'armée israélienne ;
raid de Tsahal dans la bande de Gaza tuant neuf Palestiniens
à la suite d'accrochages.
Le
26 septembre, raid israélien sur Gaza, visant
Mohammed Deif, chef de la branche armée du
Hamas. L'attaque par hélicoptère fait
deux morts et vingt-cinq blessés, dont la cible
visée ; six autres Palestiniens sont tués
à la suite d'incidents dans les territoires
occupés.
Le
29 septembre, Tsahal se retire de la Moukataa sous
la pression des Etats-Unis.
Le
1er octobre, affrontements entre les services
de sécurité de l'ANP et des activistes
du Hamas à Gaza tuant cinq Palestiniens.
Le
7 octobre, Tsahal lance un raid dans le camp de réfugiés
de Khan Younès à Gaza, faisant dix-sept
victimes.
Le
10 octobre, Attentat-suicide à Tel-Aviv causant
la mort de deux personnes, outre son auteur, et en
blessant quatre autres.
Le
11 octobre, incursion de l'armée israélienne
dans le camp de réfugiés de Rafah, au
sud de la bande de Gaza, tuant deux Palestiniens.
Le
13 octobre, assassinat à Bethléem de
Mohammed Abayat, activiste du Fath ; cinq autres
Palestiniens trouvent également la mort.
Le
17 octobre, des chars israéliens ouvrent le
feu à Rafah, en pleine zone urbaine, tuant
huit Palestiniens et en blessant une quarantaine d'autres.
Le
21 octobre, un attentat à la voiture piégée
dans le nord d'Israël, revendiqué par
le Jihad islamique qui affirme riposter aux incursions
de Tsahal à Gaza, provoque la mort de quatorze
personnes.
Le
27 octobre, un attentat-suicide à l'entrée
de la colonie juive d'Ariel dans le nord de la Cisjordanie,
revendiqué séparément par les
Brigades des martyrs d'Al-Aqsa et les brigades Ezzedine
Al-Qassam, provoque la mort de trois soldats israéliens.
Le
30 octobre, les six ministres travaillistes démissionnent,
officiellement pour protester contre les crédits
alloués à la colonisation dans le projet
de budget 2003, sonnant le glas du Gouvernement d'union
nationale. Sharon, qui ne dispose plus désormais
que de cinquante-cinq députés sur cent
vingt à la Knesset, annonce son intention d'entamer
des négociations avec l'extrême droite,
dont les sept députés lui permettraient
de retrouver une majorité absolue au Parlement.
Le
1er novembre, l'organisation de défense
des droits de l'Homme, Human Rights Watch, publie
un rapport dénonçant comme « criminels
de guerre » les kamikazes palestiniens et ceux
qui les assistent.
Le
4 novembre, le Gouvernement minoritaire échappe
à trois motions de censure à la Knesset ;
un rapport d'Amnesty International accuse l'armée
israélienne d'avoir commis des crimes de guerre
lors d'opérations menées au printemps
à Naplouse et à Jénine, dans
le nord de la Cisjordanie.
Le
5 novembre, le Premier ministre Sharon démissionne
du Gouvernement et annonce la dissolution de la Knesset.
Des élections anticipées auront lieu
« dans les 90 jours ».
Le
10 novembre, cinq Israéliens sont tués
dans un kibboutz, au nord d'Israël, par un Palestinien.
Le
15 novembre, douze colons israéliens sont tués
dans une embuscade tendue par des islamistes palestiniens
à Hébron.
Le
17 novembre, Sharon annonce qu'il va encourager l'extension
de la colonisation juive de la ville de Hébron.
Le
19 novembre, Amram Mitzna, considéré
comme le chef de file des « colombes »
au sein du Parti travailliste israélien, remporte
les élections primaires en vue des élections
législatives.
Le
21 novembre, Onze Israéliens sont tuées
dans un attentat-suicide commis dans un autobus à
Jérusalem-Ouest.
Le
22 novembre, Iain Hook, fonctionnaire britannique
de l'UNRWA, est tué dans le camp palestinien
de Jénine par un soldat israélien.
Le
28 novembre, réélection triomphale de
Sharon à la tête du Likoud face à
Benyamin Nétanyahou ; six Israéliens
sont tués par deux Palestiniens qui mitraillent
une foule rassemblée devant le siège
du Likoud, dans une ville du nord d'Israël ;
le même jour a lieu une double attaque anti-israélienne
à Mombasa au Kenya. Treize personnes dont trois
Israéliens sont tuées dans un attentat-suicide
à la voiture piégée, perpétré
contre un hôtel, tandis qu'un avion charter
israélien échappe à un tir de
missiles, peu après avoir décollé
de l'aéroport local.
Le
1er décembre, Tsahal détruit
un entrepôt dans la bande de Gaza, utilisé
par le Programme alimentaire mondial, et contenant
plusieurs centaines de tonnes de nourriture destinée
à la population palestinienne.
Le
3 décembre, soixante-quatre employés
étrangers des Nations Unies, en poste en Cisjordanie
et dans la bande de Gaza, signent une pétition
pour dénoncer les violences de l'armée
israélienne à leur encontre.
Le
4 décembre, Sharon propose la création
d'un Etat palestinien s'étendant sur les zones
sous administration palestinienne, soit quelque 40
% de la Cisjordanie et trois quarts de la bande de
Gaza.
Le
6 décembre, raid de l'armée israélienne
dans le camp de réfugiés de Boureij
à Gaza faisant dix morts et dix-neuf blessés
palestiniens.
Le
20 décembre, les Etats-Unis opposent leur veto
à un projet de résolution condamnant
Israël pour les meurtres de plusieurs employés
des Nations unies dans les territoires palestiniens.
Le
22 décembre, l'ANP annonce que les élections
présidentielle et législatives palestiniennes
prévues pour le 20 janvier sont reportées
jusqu'au retrait des troupes israéliennes des
zones autonomes réoccupées.
Le
25 décembre, pour la deuxième année
consécutive, Yasser Arafat ne peut assister
à la messe de minuit à Bethléem,
réoccupée par l'armée israélienne.
Le
26 décembre, plusieurs opérations de
l'armée israélienne en Cisjordanie coûte
la vie à sept Palestiniens.
2003 :
Le
5 janvier, un double attentat-suicide palestinien
perpétré dans un quartier populaire
de Tel-Aviv fait vingt-trois victimes.
Le
14 janvier, conférence en Grande Bretagne sur
les réformes politiques palestiniennes :
les représentants palestiniens s'engagent à
présenter une nouvelle constitution et un projet
de réforme de l'administration et de la fonction
publique ; Amram Mitzna, candidat du Parti travailliste
aux élections législatives, annonce
son refus de participer à un gouvernement d'union
nationale présidé par Sharon.
Le
26 janvier, opération « Fer brûlant
» de Tsahal au cours de laquelle douze Palestiniens
sont tués à Gaza, qui est réinvestie
pour la première fois par l'armée israélienne
depuis la mise en place de l'Autorité palestinienne
en 1994.
Le
28 janvier, le Likoud remporte les élections
législatives avec trente-sept sièges.
Les partis de gauche enregistrent une cuisante défaite,
en particulier le Parti travailliste, avec dix-neuf
sièges contre vingt-cinq dans l'Assemblée
sortante, soit le plus mauvais score de son histoire.
Le
14 février, cédant aux pressions internationales
pour des réformes au sein de l'Autorité
palestinienne, Yasser Arafat donne son accord à
la nomination d'un Premier ministre.
Le
19 février, quatorze Palestiniens trouvent
la mort, dont onze dans un raid israélien à
Gaza.
Le
21 février, Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen,
bras droit de Yasser Arafat et No2 de l'OLP,
annonce la décision prise par la direction
palestinienne de « démilitariser »
l'Intifada pendant un an.
Le
27 février, Sharon qui s'allie au Shinouï
de tendance laïque, ainsi qu'au Parti national
religieux et à l'Union nationale d'extrême
droite, pour former un gouvernement, dispose d'une
majorité de soixante-huit élus sur cent-vingt.
Le
3 mars, huit Palestiniens sont tués dans un
raid de l'armée israélienne dans la
bande de Gaza, et un neuvième est abattu par
des soldats en Cisjordanie.
Le
5 mars, quinze personnes sont tuées dans un
attentat-suicide perpétré à bord
d'un bus dans la ville de Haïfa, mettant fin
à une période de deux mois sans attentat
en Israël. Le lendemain, quinze Palestiniens
sont tués lors d'une opération de l'armée
israélienne dans la bande de Gaza.
Le
6 mars, Yasser Arafat propose de nommer Abou Mazen,
considéré comme un pragmatique notoire,
au poste de Premier ministre.