Chronologie

1869 - 1918

1919 - 1932

1934 - 1945

1946 - 1950

1951 - 1966

1967 - 1974

1975 - 1985

1986 - 1989

1990 - 1995

1996 - 1999

2000 - 2001

2002 - 2003



2002 :

Le 3 janvier, la marine israélienne arraisonne en mer Rouge un cargo comportant cinquante tonnes d'armes en provenance d'Iran, dont Israël accuse Arafat d'Ítre le destinataire.

Le 14 janvier, après une attaque du Hamas près de Gaza, Tsahal détruit cinquante-neuf habitations à Rafah, bombarde la bande de Gaza et détruit l'aéroport palestinien.

Le 17 janvier, Israël " liquide " un responsable du Fath à Tulkarem.

Entre le 22 et le 25 janvier, trois attentats à Jérusalem-Ouest font trois morts et septante-deux blessés israéliens.

Au 9 février, le bilan des victimes en seize mois d'Intifada s'établit à plus de 15 000 blessés et au moins 911 tués cÙté palestinien, pour la plupart civils, à 255 morts israéliens, principalement victimes d'attentats terroristes, dont treize arabes d'Israël victimes de la police israélienne ; une trentaine d'attentats-suicides islamistes ont eu lieu ; les réoccupations israéliennes en " zones autonomes " palestiniennes sont devenues quotidiennes.

Le 14 février, trois soldats sont tués lorsqu'un char israélien saute dans la bande de Gaza.

Le 17 février, selon un sondage publié par Maariv, 60 % des Israéliens sont mécontents de Sharon contre 35 %.

Le 18 février, l'Arabie saoudite propose pour la première fois une normalisation de ses relations diplomatiques avec Israël, en cas de retrait total de tous les territoires occupés ; deux attentats-suicide tuent quatre Israéliens ; les représailles israélienne font onze morts palestiniens.

Le 19 février, six soldats israéliens sont tués dans une embuscade près de Ramallah.

Les 20 et 21 février, bombardements et raids israéliens provoquant la mort de vingt-huit Palestiniens. Le QG d'Arafat et la radio télévision palestinienne sont détruites. La police palestinienne arrête les meurtriers présumés du ministre israélien du Tourisme tué en octobre 2001. Sharon annonce la création de zones tampon le long des territoires palestiniens.

Du 28 février au 2 mars, l'armée israélienne pénètre dans les camps de réfugiés de Balata, près de Naplouse, et de Jénine : vingt-et un Palestiniens et deux soldats israéliens sont tués ; un kamikaze palestinien tue onze Israéliens dans un attentat suicide à Jérusalem-Ouest.

Le 3 mars, un tireur d'élite palestinien tue sept soldats et trois colons israéliens près de la colonie d'Ofra ; des tirs de chars israéliens en Cisjordanie tuent quatre membres des forces de sécurité palestiniennes.

Le 4 mars, seize Palestiniens sont tués lors d'opérations de l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Rafah, à Jénine, à Naplouse et à Ramallah.

Le 5 mars, Marwan Barghouti, chef du Fatah en Cisjordanie, membre du Conseil législatif et un des dirigeants de l'Intifada, appelle les Palestiniens à attaquer tous les barrages de l'armée israélienne ; attentat à la bombe dans une école arabe de Jérusalem-Est revendiqué par un groupe juif affirmant vouloir « venger la mort d'enfants juifs ».

Le 8 mars, journée la plus sanglante de la deuxième Intifada : quarante Palestiniens et six Israéliens trouvent la mort. Tsahal prend le contrôle de la ville de Bethléem. Sharon se dit prêt à « négocier un cessez-le-feu sous le feu » avec l'Autorité palestinienne.

Du 9 au 12 mars, plus de deux mille Palestiniens sont faits prisonniers lors d'incursions israéliennes dans des camps de réfugiés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ; deux attentats-suicide tuent quatorze Israéliens à Jérusalem et à Nétanya  ; l'armée israélienne réoccupe Ramallah : vingt-sept Palestiniens et un Israélien sont tués.

Le 13 mars, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1397 qui mentionne pour la première fois la perspective de « deux Etats : Israël et la Palestine vivant côte à côte à l'intérieur de frontières reconnues et sûres » ; six Israéliens et les deux assaillants sont tués dans une attaque armée contre des véhicules circulant dans le nord d'Israël, près de la frontière libanaise.

Le 14 mars, un journaliste italien est tué par les tirs d'un char israélien dans le centre-ville de Ramallah.

Le 15 mars, Tsahal réoccupe Ramallah au terme de sa plus vaste opération depuis le début de l'Intifada ; selon le quotidien Maariv, six cents réservistes de l'armée israélienne ont été incarcérés depuis le mois d'octobre pour refus de servir dans les territoires occupés palestiniens.

Les 20 et 21 mars, deux attentats-suicide dans le nord d'Israël et à Jérusalem-Ouest provoquent onze morts et plus de soixante blessés.

Le 26 mars, deux membres de la Présence Internationale Temporaire à Hébron sont tués sur une route et un troisième blessé par un homme portant un uniforme de la police palestinienne.

Le 27 mars, ouverture à Beyrouth du Sommet arabe axé sur une offre de paix saoudienne à Israël ; une attaque palestinienne en Cisjordanie tue quatre colons ; un attentat-suicide à Nétanya, revendiqué par le Hamas, fait un bilan de vingt-neuf morts et plus de 100 blessés.


Le 28 mars, le Sommet arabe de Beyrouth adopte le plan saoudien de paix au Proche-Orient.

Le 29 mars, Israël lance une violente offensive dans les territoires occupés baptisée « Rempart défensif ». Sharon annonce que son cabinet considère dorénavant le président de l'Autorité palestinienne Arafat comme un « ennemi » devant être « isolé » ; le QG d'Arafat à Ramallah est cerné par une vingtaine de chars israéliens. Attentat-suicide à Jérusalem-Ouest : deux morts.

Le 30 mars, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1402 demandant le retrait des troupes israéliennes de Ramallah.

Le 31 mars, Tsahal qui a reçu l'ordre de « neutraliser » Arafat assiège son QG et se déploie dans la ville de Qalqilya ; attentat-suicide fait 16 morts à Haïfa.

Le 1er avril, un rapport de la fondation Middle East Peace publié dans le journal Le Monde recense 156 colonies en Cisjordanie et dans la bande de Gaza qui regroupent 213 600 personnes, au lieu de 109 784 en 1992 et 1 500 en 1972 ; Jérusalem-Est compte 11 colonies où vivent 170 000 habitants contre 141 000 en 1992 et 6 900 en 1972.

Du 1er au 3 avril, l'armée israélienne réoccupe et place sous couvre-feu les villes de Tulkarem, Bethléem, Jénine et Naplouse, qui, déclarées « zones militaires fermées », sont interdites aux journalistes. Les troupes israéliennes assiègent l'Eglise de la Nativité à Bethléem où plus de trois cents personnes sont retranchées. De violents combats entre combattants palestiniens et Tsahal ont lieu à Naplouse et à Jénine. Les pays arabes sont le théâtre de nombreuses manifestations anti-israéliennes.

Le 4 avril, le Président américain Bush accuse Arafat d'« avoir largement contribué » à la situation et d'avoir « trahi les espoirs de son peuple ». Il demande à Israël « d'arrêter ses incursions et d'entamer le retrait des villes récemment occupées » et de cesser « ses activités de colonisation israélienne dans les territoires occupés ». Il réaffirme être favorable à la création d'un « Etat palestinien » et appelle Israël à agir pour que ce dernier soit viable économiquement.

Le 5 avril, la Commission des droits de l'homme adopte une résolution soutenant le projet de Mary Robinson, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, de se rendre rapidement au Proche-Orient.

Le 6 avril, le Président Bush met en demeure Israël de se retirer « sans délai » des villes palestiniennes.

Le 8 avril, deux membres du Parti national religieux - extrême droite -, et l'ancien ministre des Affaires étrangères David Lévy – Likoud - entrent au Gouvernement.

Le 9 avril, les agences de l'ONU s'alarment du manque d'accès aux civils et aux victimes.

Le 10 avril, le Parlement européen vote une résolution recommandant la suspension de l'accord commercial entre Israël et l'UE, principal partenaire commercial de l'Etat juif ; dix personnes sont tuées dans un attentat contre un autobus près de Haïfa.

Le 11 avril, Saëb Erekat, l'un des principaux négociateurs palestiniens aux Accords d'Oslo, accuse l'armée israélienne d'avoir tué quelque « cinq cents Palestiniens au cours des douze derniers jours en Cisjordanie. Israël est en train de perpétrer un crime majeur en Cisjordanie contre notre société. » Il estime que le Premier ministre israélien est devenu « fou ». Ari Fleisher, porte-parole de la Maison Blanche, déclare que « le Président [américain] pense qu'Ariel Sharon est un homme de paix. » ; explosion d'un camion-citerne à Djerba aux abords d'une synagogue tuant quinze personnes.

Le 12 avril, sept personnes sont tuées à Jérusalem-Ouest dans un attentat revendiqué par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ; après huit jours de combats, le camp de réfugiés de Jénine tombe aux mains de Tsahal. Les Palestiniens dénoncent un massacre et réclament une enquête de l'ONU. L'association des droits des Arabes israéliens al-Adala et les deux députés à la Knesset Muhammad Barakeh et Ahmad Tibi portent plainte devant la Cour suprême d'Israël, accusant l'armée israélienne de vouloir enterrer les victimes du camp de Jénine dans une fosse commune afin de cacher les exactions commises. L'armée dément : « Ces victimes sont utilisées comme de vulgaires outils de propagande. »

Le 13 avril, Arafat condamne « toutes les actions terroristes contre des civils » ; l'ayatollah Mohammed Hussein Fadlallah, chef spirituel de la milice chiite libanaise, annonce que « les combattants du Hezbollah auront le devoir de combattre avec les Palestiniens s'ils devaient être contraints à l'exode ».

Le 14 avril, rencontre entre le Secrétaire d'Etat américain Colin Powell et Sharon qui propose aux Etats-Unis d'organiser une conférence régionale sur le Proche-Orient.

Le 15 avril, arrestation à Ramallah par l'armée israélienne de Marwan Barghouti, soupçonné de diriger les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ; l'Iran relance auprès de l'Organisation de la Conférence islamique son projet d'embargo pétrolier d'un mois à l'encontre des pays soutenant Israël et que seul l'Irak applique depuis le 8 avril.

Le 16 avril, Tsahal réoccupe la ville autonome de Tulkarem qu'elle avait évacuée le 9 avril.

Le 17 avril, le Président Bush appelle Israël à poursuivre son retrait des territoires autonomes palestiniens et l'Autorité palestinienne à agir contre le terrorisme ; Chris Patten, le Commissaire européen aux Relations extérieures, requiert une enquête sur les massacres présumés dans le camp palestinien de Jénine.

Le 18 avril, le ministère israélien des Affaires étrangères déclare que le camp de Jénine a été dévasté, mais qu'il n'y a pas eu de massacres, en réponse à l'envoyé spécial de l'ONU, Terje Roed-Larsen, qui y a découvert « une horreur qui dépasse l'entendement ».

Le 19 avril, dix Palestiniens sont tués par des tirs israéliens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie ; arrestation de Khaled Tafesh, chef pour la région de Bethléem de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam ; condamnation d'Israël par la Commission des droits humains de l'ONU pour la détention de citoyens libanais et les atteintes à l'intégrité territoriale au Liban ; Mary Robinson renonce à la mission au Proche-Orient en raison du veto israélien ; le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1405 sur l'envoi d'une « équipe chargée de l'établissement des faits » à Jénine.

Le 21 avril, Sharon annonce la fin de la première phase de l'opération « Rempart » : Israël retire son armée de la majeure partie de Ramallah et de Naplouse ; au moins deux cent cinquante Palestiniens et vingt-neuf soldats israéliens ont péri au cours de l'opération et les dégâts sont estimés à neuf cents millions de dollars ; Shimon Pérès dénonce « l'antisémitisme contre l'Etat juif » des pays de l'Union européenne.

Le 22 avril, Saddam Hussein appelle les Arabes à priver les Etats-Unis de brut « pour marquer leur solidarité avec leurs frères ».

Le 23 avril, le Gouvernement israélien revient sur l'accord qu'il avait donné à la venue d'une équipe d'établissement des faits de l'ONU dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine ; selon un sondage Washington Post-ABC News, 54 % des Américains souhaitent que les Etats-Unis restent à l'écart de la crise au Proche-Orient.

Le 25 avril, quatre membres du FPLP sont jugés à des peines de un à dix-huit ans de prison pour l'assassinat en octobre 2001 de Rehavam Zeevi, ancien ministre du Tourisme, par un tribunal militaire palestinien.

Le 29 avril, l'archevêque Desmond Tutu déclare lors d'une conférence à Boston : « J'ai été profondément bouleversé pendant ma visite en Terre sainte ; cela m'a rappelé tellement ce qui nous est arrivé à nous, les Noirs en Afrique du Sud. »

Le 1er mai, l'armée israélienne lève le siège d'Arafat à Ramallah. A sa sortie le lendemain, le Président palestinien qualifie les soldats israéliens de « terroristes, nazis et racistes ».

Le 2 mai, Kofi Annan annonce la dissolution de la mission de l'ONU chargée de faire la lumière sur les combats dans le camp de réfugiés de Jénine, en raison du refus du gouvernement israélien de l'autoriser à enquêter ; selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW), l'armée israélienne n'a pas commis de massacre dans le camp de réfugiés de Jénine, mais des « violations du droit humanitaire » et ce qui s'apparente à des « crimes de guerre ».

Le 7 mai, attentat-suicide à Rishon-le -Tzion revendiqué par le Hamas tuant dix-sept personnes ; fin du siège de l'église de la Nativité à Bethléem ; rencontre à Washington entre Sharon et le Président Bush, qui souhaite une réforme des institutions des dirigeants palestiniens et qui déclare « nous devons fournir un Etat palestinien potentiel ».

Le 8 mai, déclaration commune de l'UE et du Canada réaffirmant d'une part que « le conflit ne peut être réglé par des moyens militaires », mais par l'application du principe de « l'échange de territoires contre la paix » et par celle des récentes résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui réclament « deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte, à l'intérieur de frontières sûres et reconnues », et d'autre part, le retrait israélien immédiat des territoires palestiniens récemment réoccupés.

Le 12 mai, le Comité central du Likoud se prononce à 60 % des voix contre toute création d'un Etat palestinien indépendant. Nétanyahou reproche à Sharon d'avoir porté atteinte à la sécurité de l'Etat juif par l'évocation d'un Etat palestinien, en contradiction avec l'idéologie « Grand Israël » du parti. Le lendemain, les ministres travaillistes israéliens critiquent le vote, tout en assurant qu'il ne remet pas en cause leur participation au Gouvernement de coalition. Shimon Pérès note que « la décision du Likoud signifie laisser faire la démographie et provoquer la disparition d'Israël »

Le 15 mai, devant le Conseil législatif réuni en session extraordinaire à Ramallah, Arafat promet des réformes en profondeur de l'ANP. Il condamne les « opérations qui visent les civils israéliens ainsi que les Palestiniens », jugées contre-productives. « Les opinions publiques palestinienne et internationale sont aujourd'hui convaincues que ces opérations, non seulement ne servent pas nos objectifs, mais dressent contre nous une grande partie de la communauté internationale. » Le Hamas souhaite des réformes « radicales et la formation d'une direction nationale élargies qui prendrait toute les décisions palestiniennes », selon son porte-parole.

Le 16 mai, l'historien israélien Ilan Pappé est menacé d'exclusion de l'Université de Haïfa pour avoir apporté son soutien au chercheur Théodor Katz, dont la thèse est consacrée au massacre de Palestiniens dans le village de Tantura en 1948 par des soldats israéliens.

Les 19 et 20 mai, deux attentats-suicide en Israël provoque la mort de cinq personnes dont leur auteur et une cinquantaine de blessés ; Jihad Jibril, chef militaire du FPLP-CG, est tué dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth ; les responsables des villes israéliennes jouxtant la « ligne verte » - zone séparant l'Etat juif de la Cisjordanie – exigent l'accélération de la construction de murs et de clôtures le long des trois cent cinquante km de ligne de démarcation, option politique de plus en plus évoquée en Israël en terme de « séparation unilatérale ».

Le 22 mai, la Knesset adopte le programme d'austérité économique proposé par Sharon, dont le rejet, deux jours avant, avait déclenché une crise au sein de la coalition gouvernementale ; incursions dans les territoires palestiniens de l'armée israélienne tuant cinq Palestiniens ; attentat-suicide à Rishon-le-Tzion tuant trois personnes revendiqué par les Brigades des martyrs Al-Aqsa.

Le 24 mai, un kamikaze palestinien des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa tue deux Israéliens à Rishon-le-Tzion en représailles du meurtre de Jihad Jibril ainsi que de ceux, le même jour, de quatre Palestiniens à Naplouse.

Le 26 mai, selon le New York Times, l'administration américaine serait divisée sur la personne d'Arafat. Colin Powell pense que l'ANP reste incontournable, alors que le Vice-Président Dick Cheney et le Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld estiment que le Président palestinien constituent un obstacle à la moindre avancée politique ou diplomatique et qu'il faudrait profiter d'une refonte des institutions palestiniennes pour le marginaliser.

Le 27 mai, selon un sondage, 23 % des Israéliens soutiennent le droit des objecteurs de conscience à refuser de servir dans les territoires occupés. L'un des 477 réservistes objecteurs de conscience israélien confie au Monde « L'infrastructure du terrorisme, c'est l'occupation ».

Le 28 mai, incursion de quelques heures de l'armée israélienne à Jénine causant la mort d'un Palestinien ; arrestation du gouverneur palestinien de Jérusalem-Est, Jamil Nasser, par la police israélienne accompagnée du Shin Beth ; Bethléem et Qalqilya sont réoccupées, placées sous couvre-feu et décrétées « zones militaires fermées » ; Israël met en orbite un satellite-espion, voué en priorité à la surveillance de l'Irak, l'Iran et la Syrie. Les informations recueillies devraient permettre de renseigner les missiles sol-sol Jéricho, de technologie française, et les missiles anti-missiles Arrow sur les objectifs éventuels.

Le 29 mai, William Burns, secrétaire d'Etat adjoint américain chargé du Proche-Orient, évoque une stratégie américaine de paix « en trois volets » : relance du dialogue politique pour parvenir à une solution fondée sur deux Etats, création de fortes institutions palestiniennes pour préparer la création d'un Etat et mise en place de forces de sécurité palestiniennes contre le terrorisme.

Le 3 juin, la direction palestinienne annonce que le chef du FPLP, M. Ahmad Saadat, sera maintenu en prison à Jéricho. Deux jours avant, la Cour suprême palestinienne avait ordonné sa remise en liberté, jugeant ne pas disposer de preuve de son implication dans le meurtre du ministre israélien Zeevi ; début des travaux d'un nouveau quartier de colonisation juive de quatorze hectare à Jérusalem-Est dans le quartier arabe de Jabal Moukaber.

Le 5 Juin, dix-sept Israéliens dont treize soldats sont tués dans un attentat-suicide à Meggido revendiqué par les Brigades Al-Qods – branche militaire du Jihad islamique.

Le 6 juin, représailles de l'armée israélienne contre le QG d'Arafat à Ramallah tuant un garde du corps du Président ; selon le quotidien israélien Haaretz, le Département d'Etat américain aurait mis au point un projet de règlement basé sur le retour aux frontières de 1967, avec quelques modifications et sur une période de trois ans, en échange du renoncement par les Palestiniens au droit au retour des réfugiés dans le territoire israélien. Le droit au retour s'exercerait en revanche au nouvel Etat palestinien. 

Le 8 juin, rencontre entre le Président égyptien Moubarak et Bush qui déclare que les Etats-Unis « ne sont pas encore prêt à établir un calendrier pour la création d'un Etat palestinien ». Il insiste sur la nécessité de réformes des institutions palestiniennes pour « rendre espoir au peuple palestinien et dire au monde qu'il est possible de vivre en paix et de vaincre la terreur ».

Les 9 et 10 juin, l'ANP dévoile la composition d'un nouveau gouvernement réduit à vingt et un ministres au lieu de trente et un. Le remaniement est marqué principalement par la création d'un ministère de l'Intérieur, sous l'autorité duquel sont placés les services de sécurité palestiniens ; le Hamas, le Jihad islamique et le FPLP estiment que ce cabinet ne répond pas à leurs exigences de réformes radicales et prônent la poursuite de la lutte armée ; sixième rencontre entre Sharon et Bush. Pour ce dernier, les conditions « ne sont pas mûres » pour une conférence ministérielle sur le Proche-Orient et « personne n'a confiance dans le gouvernement palestinien ».

Le 11 juin, arrestation à Ramallah par l'armée israélienne du Secrétaire général adjoint du FPLP, Abdelrahim Mallouh, également membre du Comité exécutif de l'OLP ; attentat-suicide causant deux morts et quatorze blessés à Herzliya près de Tel-Aviv ; l'ANP condamne et rejette les opérations contre des civils en territoire israélien, car celles-ci « fournissent au gouvernement israélien un prétexte pour agresser son peuple et poursuivre ses plans d'occupation » ; cinq Palestiniens sont abattus par des soldats israéliens lors d'une attaque avortée près de la colonie juive de Netzarim, à Gaza.

Le 12 juin, arrestation de Abdelbassat Chawabkeh, secrétaire du Fatah à El-Bireh, par l'armée israélienne ; Colin Powell dévoile dans une interview publiée dans le quotidien arabe al-Hayat l'élément central de la proposition américaine pour le Proche-Orient : un « Etat temporaire » pour les Palestiniens, étape transitoire vers l'établissement de l'Etat de Palestine. M. Powell estime que cet éventuel Etat palestinien « provisoire » ou « intérimaire » devrait avoir « une structure, des institutions, quelque chose qui ressemble à un territoire, même si c'est quelque chose qui n'est pas défini parfaitement pour toujours ».

Le 13 juin, Bush appelle les Palestiniens à construire « les institutions nécessaires pour évoluer vers un Etat palestinien vivant en paix dans la région et apportant espoir au peuple palestinien qui souffre ».

Le 15 juin, une attaque palestinienne dans la bande de Gaza, près de la colonie juive de Douguit, fait trois morts.

Le 16 juin, deux commissions de la Knesset votent le renouvellement pour un an de l'état d'urgence dans lequel vit Israël depuis sa création et qui accorde de larges pouvoirs dérogatoires au Gouvernement ; inauguration au nord de la Cisjordanie des travaux de la clôture le long de la « ligne verte ».

Du 18 au 20 juin, trois attentats palestiniens tuent trente et un Israéliens en moins de trois jours, à Jérusalem et dans une colonie près de Naplouse ; lancement de l'opération « Voie ferme » au cours de laquelle Tsahal réinvestit les villes de Bethléem, Jénine, Qalqilya, Naplouse, Tulkarem et Ramallah.

Le 21 juin, dix Palestiniens sont tués par des tirs de chars israéliens à travers la Cisjordanie et la bande de Gaza ; assassinat d'un Palestinien dans son village de Houwara par des colons israéliens.

Le 23 juin, les services de sécurité palestiniens placent en résidence surveillé le cheikh Ahmed Yassine, chef spirituel du Hamas. Le mouvement dénonce l'ANP comme « policier de l'ennemi sioniste ».

Le 24 juin, lors d'un discours à la Maison Blanche, le Président américain Bush conditionne la création d'un Etat palestinien au remplacement d'Arafat. Le calendrier comporte dans un premier temps un « nouveau cadre constitutionnel ». Dans un deuxième temps les Palestiniens éliraient leurs conseils municipaux, puis leurs dirigeants nationaux. Dans un troisième temps, ces organes dirigeants négocieraient des accords de sécurité avec leurs voisins israéliens, jordaniens et égyptiens. Un Etat provisoire pourrait être créé, sans que soient réglées plusieurs questions fondamentales, dont celle des réfugiés. Un règlement final devrait enfin aboutir d'ici à l'été 2005.

Le 25 juin, l'armée israélienne réoccupe Hébron, la ville la plus peuplée de Cisjordanie, où elle tue quatre policiers palestiniens.

Le 26 juin, l'ANP annonce la tenue d'élections législatives et présidentielle entre le 10 et le 20 janvier 2003, ainsi qu'un plan de réformes en cent jours, en particulier dans les domaines des finances, de la justice et de la sécurité ; la Cour d'appel de Bruxelles déclare irrecevable la plainte pour crime de guerre et génocide déposée contre Ariel Sharon et Amos Yaron concernant les massacres de Sabra et Chatila.

Le 29 juin, Tsahal détruit à l'explosif les locaux de la police palestinienne à Hébron, tuant quinze Palestiniens.

Le 30 juin, assassinat à Naplouse de Mouhannad Taher, chef pour le nord de la Cisjordanie des Brigades Ezzedine al-Qassam, et de deux autres Palestiniens par une unité d'élite israélienne ; lancement de la construction d'une clôture autour de Jérusalem.

Le 2 juillet, dans le cadre des réformes des services de sécurité palestiniens, Arafat limoge le chef de la police, le général Ghazi Jabali, ainsi que le chef de la défense civile Mahmoud Abou Marzouk ; Israël rappelle des milliers de réservistes pour faire face à la réoccupation d'une grande partie de la Cisjordanie.

Le 7 juillet, entrée en vigueur de la Loi fondamentale palestinienne, promulguée fin mai par le Président Arafat, qui servira de Constitution jusqu'à l'établissement de l'Etat palestinien. Le texte prévoit dans son article premier que « Al-Qods - Jérusalem - est la capitale de la Palestine, l'islam est sa religion officielle et l'arabe est sa langue ». Il prévoit « un pouvoir démocratique, fondé sur le pluralisme, une justice indépendante et un Parlement élu avec un rôle législatif », ainsi que « des élections présidentielles et un rôle de contrôle du Conseil législatif sur le gouvernement ».

Le 9 juillet, la police israélienne ferme les bureaux administratifs de l'Université palestinienne Al-Qods, à Jérusalem-est ; la raison invoquée est qu'« Il y avait au cœur de Jérusalem une représentation civile de l'Autorité palestinienne, dont le but est de remettre en question notre souveraineté sur Jérusalem ».

Le 15 juillet, plus de mille cinq cents chômeurs palestiniens manifestent à Gaza devant le siège de l'UNRWA contre le bouclage imposé par l'armée israélienne et la corruption de l'Autorité palestinienne.

Le 16 juillet, neuf Israéliens sont tués dans l'attaque d'un bus de colons dans le nord de la Cisjordanie. Le lendemain, un double attentat-suicide fait cinq morts à Tel-Aviv. Les appels des Etats-Unis au départ d'Arafat sont rejetés par les trois autres parties du quartet sur le Porche-Orient qui affirment qu'elles continueront à reconnaître Arafat comme le dirigeant légitime des Palestiniens. Les représentants des Etats-Unis, de la Russie, de l'ONU et de l'Union européenne s'accordent pour promouvoir la création d'un Etat palestinien d'ici trois ans.

Le 17 juillet, Arafat affirme qu'il se présentera à l'élection présidentielle prévue en janvier 2003 « si la direction palestinienne le lui demande ».

Le 18 juillet, les ministres des Affaires étrangères de Jordanie, d'Egypte et d'Arabie Saoudite présentent au Président Bush un projet détaillé sur la Palestine prévoyant « la mise en place d'un nouveau Gouvernement palestinien, avec une Constitution écrite, un Parlement élu et un Premier ministre » et « pourrait être reconnue en tant qu'Etat dès janvier ».

Le 19 juillet, Israël arrête en Cisjordanie des parents d'auteurs d'attentats présumés, qui pourraient être expulsés vers la bande de Gaza. Le conseiller juridique du Gouvernement israélien, Elyakim Rubinstein, se prononce contre l'expulsion « sans preuve » des familles de kamikazes, mais donne son aval à la destruction des maisons de leur famille.

Le 22 juillet, le ministère israélien de la Sécurité intérieure autorise la réouverture des bureaux de l'Université palestinienne Al-Qods ; un raid militaire israélien sur Gaza visant Salah Chéhadé, chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, fait quinze victimes palestiniennes et près de cent cinquante blessés.

Le 31 juillet, un attentat à la bombe à l'Université hébraïque du Mont Scopus de Jérusalem fait sept morts et septante blessés ; le cabinet de sécurité israélien décide d'expulser vers Gaza le parent d'un kamikaze palestinien dans le cadre d'un plan de lutte contre les attentats-suicide.

Le 4 août, six attaques palestiniennes tuent dix Israéliens et en blessent plus de septante. Quatre Palestiniens trouvent également la mort dans ces opérations. Ces décès portent le nombre de tués depuis le début de l'Intifada à 2 415, dont 1 776 Palestiniens et 596 Israéliens, selon l'AFP.

Le 6 août, incursion d'une trentaine de chars israéliens dans le village de Beit Lahiya dans le nord de Gaza, tuant un policier palestinien et blessant deux civils.

Le 7 août, cinq Palestiniens sont tués au cours d'opérations militaires israéliennes en Cisjordanie, dont le chef des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa et son adjoint pour la région de Bethléem ; destruction par Tsahal de six maisons de familles de kamikazes.

Le 8 août, démission de la Knesset de Shlomo Ben Ami, ancien ministre des Affaires étrangères, pour protester contre le maintien du Parti travailliste au Gouvernement d'Ariel Sharon.

Le 12 août, destruction par Tsahal de deux maisons de kamikazes en Cisjordanie.

Le 14 août, ouverture du procès de Marwan Barghouti devant le tribunal de Tel-Aviv.

Le 17 août, Zalman Shoval, conseiller diplomatique de Sharon, déclare : « Un changement de régime en Irak est essentiel dans la mesure où il affaiblira les forces radicales dans le camp palestinien qui bénéficient de l'appui du président Saddam Hussein. »

Le 19 août, signature de l'accord « Gaza d'abord » entre l'Autorité palestinienne et Israël qui prévoit la fin des attentats contre un retrait partiel des secteurs réoccupés, à commencer par Gaza et Bethléem. A Gaza, les mouvements islamistes du Hamas et du Jihad islamique rejètent catégoriquement ce plan et promettent de poursuivre la lutte armée.

Le 21 août, raids de l'armée israélienne à Khan Younès et Tulkarem ; assassinat à Ramallah par un commando israélien du frère du chef du FPLP, Mohammed Saadat.

Le 23 août, destruction de cinq maisons d'auteurs présumés d'attentats à Tulkarem et Jérusalem-Est.

Le 31 août, arrestation en Cisjordanie de Hassan Youssef, un des chefs politiques du Hamas, et assassinat d'un membre des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa par Tsahal.

Le 6 septembre, tir de missiles de Tsahal contre le camp de réfugiés de Khan Younès, détruisant une fonderie, après des attaques palestiniennes ayant tué deux soldats israéliens dans la bande de Gaza.

Le 8 septembre, deux Palestiniens sont tués par des chars israéliens dans la bande de Gaza.

Le 18 septembre, attentat-suicide à Oumm el Fahm, village arabe israélien dans au nord du pays, faisant deux mort et plusieurs blessés.

Le 19 Septembre, un attentat-suicide, revendiqué par le Hamas, fait cinq morts à Tel-Aviv. Israël riposte en assiégeant et en détruisant presque entièrement la Moukataa, le QG de Yasser Arafat à Ramallah, et en tuant trois Palestiniens dans la bande de Gaza le lendemain au cours d'une incursion de l'armée.

Le 21 septembre, cinq Palestiniens sont tués en Cisjordanie par l'armée israélienne.

Le 24 septembre, le Conseil de sécurité de l'ONU vote la résolution 1435 demandant la levée du siège du QG d'Arafat qu'il n'a pas quitté depuis près de dix mois, bloqué par l'armée israélienne ; raid de Tsahal dans la bande de Gaza tuant neuf Palestiniens à la suite d'accrochages.

Le 26 septembre, raid israélien sur Gaza, visant Mohammed Deif, chef de la branche armée du Hamas. L'attaque par hélicoptère fait deux morts et vingt-cinq blessés, dont la cible visée ; six autres Palestiniens sont tués à la suite d'incidents dans les territoires occupés.

Le 29 septembre, Tsahal se retire de la Moukataa sous la pression des Etats-Unis.

Le 1er octobre, affrontements entre les services de sécurité de l'ANP et des activistes du Hamas à Gaza tuant cinq Palestiniens.

Le 7 octobre, Tsahal lance un raid dans le camp de réfugiés de Khan Younès à Gaza, faisant dix-sept victimes.

Le 10 octobre, Attentat-suicide à Tel-Aviv causant la mort de deux personnes, outre son auteur, et en blessant quatre autres.

Le 11 octobre, incursion de l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Rafah, au sud de la bande de Gaza, tuant deux Palestiniens.

Le 13 octobre, assassinat à Bethléem de Mohammed Abayat, activiste du Fath ; cinq autres Palestiniens trouvent également la mort.

Le 17 octobre, des chars israéliens ouvrent le feu à Rafah, en pleine zone urbaine, tuant huit Palestiniens et en blessant une quarantaine d'autres.

Le 21 octobre, un attentat à la voiture piégée dans le nord d'Israël, revendiqué par le Jihad islamique qui affirme riposter aux incursions de Tsahal à Gaza, provoque la mort de quatorze personnes.

Le 27 octobre, un attentat-suicide à l'entrée de la colonie juive d'Ariel dans le nord de la Cisjordanie, revendiqué séparément par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa et les brigades Ezzedine Al-Qassam, provoque la mort de trois soldats israéliens.

Le 30 octobre, les six ministres travaillistes démissionnent, officiellement pour protester contre les crédits alloués à la colonisation dans le projet de budget 2003, sonnant le glas du Gouvernement d'union nationale. Sharon, qui ne dispose plus désormais que de cinquante-cinq députés sur cent vingt à la Knesset, annonce son intention d'entamer des négociations avec l'extrême droite, dont les sept députés lui permettraient de retrouver une majorité absolue au Parlement.

Le 1er novembre, l'organisation de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch, publie un rapport dénonçant comme « criminels de guerre » les kamikazes palestiniens et ceux qui les assistent.

Le 4 novembre, le Gouvernement minoritaire échappe à trois motions de censure à la Knesset ; un rapport d'Amnesty International accuse l'armée israélienne d'avoir commis des crimes de guerre lors d'opérations menées au printemps à Naplouse et à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie.

Le 5 novembre, le Premier ministre Sharon démissionne du Gouvernement et annonce la dissolution de la Knesset. Des élections anticipées auront lieu « dans les 90 jours ».

Le 10 novembre, cinq Israéliens sont tués dans un kibboutz, au nord d'Israël, par un Palestinien.

Le 15 novembre, douze colons israéliens sont tués dans une embuscade tendue par des islamistes palestiniens à Hébron.

Le 17 novembre, Sharon annonce qu'il va encourager l'extension de la colonisation juive de la ville de Hébron.

Le 19 novembre, Amram Mitzna, considéré comme le chef de file des « colombes » au sein du Parti travailliste israélien, remporte les élections primaires en vue des élections législatives.

Le 21 novembre, Onze Israéliens sont tuées dans un attentat-suicide commis dans un autobus à Jérusalem-Ouest.

Le 22 novembre, Iain Hook, fonctionnaire britannique de l'UNRWA, est tué dans le camp palestinien de Jénine par un soldat israélien.

Le 28 novembre, réélection triomphale de Sharon à la tête du Likoud face à Benyamin Nétanyahou ; six Israéliens sont tués par deux Palestiniens qui mitraillent une foule rassemblée devant le siège du Likoud, dans une ville du nord d'Israël ; le même jour a lieu une double attaque anti-israélienne à Mombasa au Kenya. Treize personnes dont trois Israéliens sont tuées dans un attentat-suicide à la voiture piégée, perpétré contre un hôtel, tandis qu'un avion charter israélien échappe à un tir de missiles, peu après avoir décollé de l'aéroport local.

Le 1er décembre, Tsahal détruit un entrepôt dans la bande de Gaza, utilisé par le Programme alimentaire mondial, et contenant plusieurs centaines de tonnes de nourriture destinée à la population palestinienne.

Le 3 décembre, soixante-quatre employés étrangers des Nations Unies, en poste en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, signent une pétition pour dénoncer les violences de l'armée israélienne à leur encontre.

Le 4 décembre, Sharon propose la création d'un Etat palestinien s'étendant sur les zones sous administration palestinienne, soit quelque 40 % de la Cisjordanie et trois quarts de la bande de Gaza.

Le 6 décembre, raid de l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Boureij à Gaza faisant dix morts et dix-neuf blessés palestiniens.

Le 20 décembre, les Etats-Unis opposent leur veto à un projet de résolution condamnant Israël pour les meurtres de plusieurs employés des Nations unies dans les territoires palestiniens.

Le 22 décembre, l'ANP annonce que les élections présidentielle et législatives palestiniennes prévues pour le 20 janvier sont reportées jusqu'au retrait des troupes israéliennes des zones autonomes réoccupées.

Le 25 décembre, pour la deuxième année consécutive, Yasser Arafat ne peut assister à la messe de minuit à Bethléem, réoccupée par l'armée israélienne.

Le 26 décembre, plusieurs opérations de l'armée israélienne en Cisjordanie coûte la vie à sept Palestiniens.

2003 :

Le 5 janvier, un double attentat-suicide palestinien perpétré dans un quartier populaire de Tel-Aviv fait vingt-trois victimes.

Le 14 janvier, conférence en Grande Bretagne sur les réformes politiques palestiniennes : les représentants palestiniens s'engagent à présenter une nouvelle constitution et un projet de réforme de l'administration et de la fonction publique ; Amram Mitzna, candidat du Parti travailliste aux élections législatives, annonce son refus de participer à un gouvernement d'union nationale présidé par Sharon.

Le 26 janvier, opération « Fer brûlant » de Tsahal au cours de laquelle douze Palestiniens sont tués à Gaza, qui est réinvestie pour la première fois par l'armée israélienne depuis la mise en place de l'Autorité palestinienne en 1994.

Le 28 janvier, le Likoud remporte les élections législatives avec trente-sept sièges. Les partis de gauche enregistrent une cuisante défaite, en particulier le Parti travailliste, avec dix-neuf sièges contre vingt-cinq dans l'Assemblée sortante, soit le plus mauvais score de son histoire.

Le 14 février, cédant aux pressions internationales pour des réformes au sein de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat donne son accord à la nomination d'un Premier ministre.

Le 19 février, quatorze Palestiniens trouvent la mort, dont onze dans un raid israélien à Gaza.

Le 21 février, Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, bras droit de Yasser Arafat et No2 de l'OLP, annonce la décision prise par la direction palestinienne de « démilitariser » l'Intifada pendant un an.

Le 27 février, Sharon qui s'allie au Shinouï de tendance laïque, ainsi qu'au Parti national religieux et à l'Union nationale d'extrême droite, pour former un gouvernement, dispose d'une majorité de soixante-huit élus sur cent-vingt.

Le 3 mars, huit Palestiniens sont tués dans un raid de l'armée israélienne dans la bande de Gaza, et un neuvième est abattu par des soldats en Cisjordanie.

Le 5 mars, quinze personnes sont tuées dans un attentat-suicide perpétré à bord d'un bus dans la ville de Haïfa, mettant fin à une période de deux mois sans attentat en Israël. Le lendemain, quinze Palestiniens sont tués lors d'une opération de l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

Le 6 mars, Yasser Arafat propose de nommer Abou Mazen, considéré comme un pragmatique notoire, au poste de Premier ministre.

 
 
Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens (ASSP)
15, rue des Savoises 1205 Genève
Tél. 0041(0)22/329.82.13