2000 :
En
mai, retrait précipité car prévu
pour le 7 juillet de l'armée israélienne
du Liban-Sud suite à l'offensive du Hezbollah
et à l'effondrement de l'ALS ‚ armée
du Liban-Sud.
Le 10 juin, décès du Président
syrien Hafez El Assad ; il est remplacé par
son fils Bachar.
Du 11 au 24 juillet, négociations à
Camp David entre le Président américain
Clinton, Arafat et Barak.
Le 28 septembre, Ariel Sharon se rend sur l'esplanade
des Mosquées à Jérusalem ; le
lendemain, début de la deuxième Intifada.
Le 13 octobre, après de nombreux affrontements
entre Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes,
les villes palestiniennes sont soumises à un
blocus.
Les 16 et 17 octobre, réunion à Charm
el-Cheikh entre Palestiniens et Israéliens
; un accord oral en trois points est trouvé
: fin de la violence, mise en place d'une commission
d'enquÍte sur les affrontements et reprise des négociations
dans le cadre du processus de paix ; Barak ordonne
la levée du blocus le 18.
Les 21 et 22 octobre, vingt-cinquième Sommet
arabe au Caire en présence de quatorze chefs
d'Etat arabes ; les participant accusent Israël de
mener " une guerre contre le peuple palestinien
", mais n'adoptent aucune mesure drastique à
l'encontre de l'Etat juif ; la Tunisie suspend ses
relations avec Israël ; Barak décrète
une suspension sine die du processus de paix.
Le 23 octobre, Barak entame avec Sharon des négociations
sur la formation d'un gouvernement d' " urgence
nationale ".
Le 26 octobre, premier attentat-suicide revendiqué
par le Jihad islamique blessant un soldat israélien
et tuant le kamikaze.
Le 1er novembre, trois soldats israéliens sont
tués ; rencontre entre Arafat et Pérès
pour mettre fin aux violences.
Le 2 novembre, premier attentat à la voiture
piégée du Jihad islamique à Jérusalem-Ouest
provoquant deux morts.
Le 9 novembre, Tsahal bombarde une camionnette dans
laquelle Hussein Abayat, un des responsables du Fath,
trouve la mort.
Le 21 novembre, l'Egypte rappelle son ambassadeur
en Israël après les représailles aériennes
et navales de Tsahal sur Gaza faisant elles-mÍmes
suite à l'attentat contre un bus scolaire d'enfants
de colons.
Le 26 novembre, bombardements du Liban-Sud par Israël
en représailles après la mort d'un soldat
de Tsahal.
Le 28 novembre, la Knesset adopte une motion préconisant
la dissolution de l'Assemblée israélienne
et la convocation d'élections générales
anticipées.
Du 1er au 9 décembre, Barak annonce sa démission
; les élections doivent avoir lieu le 6 février
2001 ; un gouvernement d'union nationale est à
l'ordre du jour ; un débat s'engage sur l'opportunité
d'abroger la loi prévoyant l'élection
du Premier ministre au suffrage universel direct ;
le bilan de l'Intifada s'élève à
cette date à deux cent soixante morts palestiniens,
treize morts arabes de citoyenneté israélienne
et trente-sept morts israéliens.
Le 19 décembre, la Knesset refuse la tenue
d'élections anticipées ; Nétanyahou
démissionne du Likoud et retire sa candidature
au poste de Premier ministre.
Le 21 décembre, le parti Meretz (gauche du
Parti travailliste) refuse d'accorder l'investiture
à Shimon Pérès pour les élections
législatives anticipées ; relance du
processus de paix sur l'initiative du Président
américain Clinton.
Le 23 décembre, Clinton propose un plan de
paix restituant 95 % de la Cisjordanie à l'OLP
et une " souveraineté partagée
" sur l'esplanade des Mosquées.
Le 28 décembre, annulation du Sommet de Charm
el-Cheikh o˜ doit se réunir Barak, Arafat,
Clinton et Moubarak ; Israël s'oppose à une
souveraineté palestinienne sur l'esplanade
des Mosquées, les Palestiniens refusent de
renoncer au principe d'un droit au retour pour les
réfugiés.
Le 30 décembre, assassinat du fils du fondateur
du mouvement extrémiste anti-arabe Kach en
Cisjordanie.
2001 :
Le
4 janvier, reprise et échec des négociations
israélo-palestiniennes à Washington.
Le 8 janvier, plus de 100 000 Israéliens manifestent
contre la division de Jérusalem et exigent
le maintien total de la ville sous souveraineté
israélienne ; Sharon déclare "
les accords d'Oslo sont morts ".
Le 20 janvier, George W. Bush est élu à
la présidence des Etats-Unis.
Du 21 au 27 janvier, les pourparlers de Taba s'achèvent
sans accord de paix.
Le 6 février, Ariel Sharon est élu Premier
ministre d'Israël avec 62,5 % des suffrages.
Le 14 février, huit Israéliens dont
sept soldats sont tués et vingt et un autres
blessés lorsque un Palestiniens conduisant
un autobus jette son véhicule contre ces personnes
attendant sur une aire d'auto-stop près de
Tel-Aviv.
Le 25 février, Colin Powel, nouveau Secrétaire
d'Etat américain, rencontre pour a première
fois Arafat et Sharon ; il demande aux Israéliens
et aux Palestiniens de cesser la violence et exhorte
l'Etat juif à lever " le siège
" des territoires.
Le 1er mars, un Israélien est tué par
une bombe placée dans un taxi.
Le 4 mars, attentat-suicide d'un Palestinien à
Nétanya faisant quatre morts.
Le 7 mars, investiture du vingt-neuvième gouvernement
d'Israël dirigé par Sharon ; le 8, Arafat demande
à Sharon de reprendre les négociations
" sur la base des accords signés ".
Le 11 mars, l'armée israélienne impose
un blocus total de Ramallah en bloquant tous ses accès
par des barrages.
Le 14 mars, deux Palestiniens sont tués et
dix autres blessés lors de heurts avec l'armée
israélienne à l'occasion de manifestations
de protestation contre le bouclage des territoires.
Le 21 mars, la Commission des droits de l'homme de
l'ONU préconise un déploiement urgent
d'observateurs internationaux.
Le 27 mars, trois personnes sont tuées dans
un attentat-suicide d'un kamikaze palestinien dans
le nord d'Israël.
Le 28 mars, série de raids par hélicoptères
à Gaza et en Cisjordanie en riposte contre
les derniers attentats perpétrés en
Israël ; les responsables israéliens annoncent
qu'Israël ne répondrait plus au coup pour coup,
mais prendrait dorénavant l'initiative des
opérations ; fin du premier Sommet arabe ordinaire
à Amman depuis la Guerre du Golfe ; les Etats-Unis
opposent leur veto à l'ONU à l'envoi
d'une force d'interposition dans les territoires.
Le 30 mars, affrontements entre l'armée israélienne
et des manifestants palestiniens commémorant
la " journée de la terre " ; six
Palestiniens sont tués et une centaine blessés.
Le 31 mars, incursion en Cisjordanie d'unités
spéciales de l'armée israélienne
et capture de six militants palestiniens dont cinq
de la garde personnelle d'Arafat ‚ la Force 17 ; enterrement
par des colons juifs de Hébron d'un bébé
de dix mois tué par un tireur palestinien.
Le 2 avril, Mohammed Abdel Al, militant du Jihad islamique,
est tué lors d'un raid d'hélicoptères
à Rafah ; le lendemain, pilonnage de plusieurs
objectifs dans la bande de Gaza par l'armée
israélienne provoquant une cinquantaine de
blessés.
Le 4 avril, l'armée israélienne tire
pour la première fois au mortier contre une
position de la garde d'Arafat.
Le 5 avril, Iyad Hardane, présenté par
Israël comme le commandant de la branche militaire
du Jihad islamique dans le nord de la Cisjordanie
est tué dans un attentat à l'explosif
à Jénine.
Le 14 avril, attaque d'une position israélienne
à Chebaa au Liban-Sud par le Hezbollah tuant
un soldat israélien ; le lendemain, Israël
avertit Beyrouth et Damas " paieront le prix
" de toute action anti-israélienne du
Hezbollah.
Le 16 avril, opération aérienne israélienne
au Liban prenant pour cible une station radar des
forces syriennes.
Les 17 et 18 avril, première réoccupation
partielle de l'armée israélienne en
zone A (territoire autonome palestinien), à
Gaza ; elle se retire après une vive injonction
du Secrétaire d'Etat américain Colin
Powell.
Les 18 et 19 avril, l'armée israélienne
poursuit ses incursions à Gaza malgré
les pressions américaines ; Sharon réunit
un cabinet de sécurité en séance
extraordinaire afin d'étudier de possibles
ripostes militaires aux tirs de mortiers palestiniens
; Arafat reÁoit à Ramallah une délégation
de la Chambre des représentants américaine
pour tenter de réaffirmer son engagement dans
le processus de paix.
Le 21 avril, rencontre israélo-palestinienne
sur la sécurité au point de passage
d'Erez, entre Israël et la bande de Gaza ; selon un
communiqué israélien, la rencontre établit
que la coopération en matière de sécurité
continuera entre les deux parties.
Le 22 avril, attentat à la bombe revendiqué
par le Hamas à Kfar Saba ‚ banlieue de Tel-Aviv
‚ occasionnant la mort de deux personnes et trente-neuf
blessés.
Le 23 avril, un enfant palestinien est tué
dans le sud de la bande de Gaza faisant de lui la
quatre centième victime palestinienne depuis
le début de la deuxième Intifada ; le
mÍme jour, un attentat revendiqué par le FPLP
fait quatre blessés à Or Yehuda, au
sud-est de Tel-Aviv.
Le 24 avril, Israël annonce le bouclage total des
territoires palestiniens pour la durée des
fÍtes de l'Indépendance.
Le 29 avril, après un entretien avec Moubarak,
le ministre des Affaires Etrangères Pérès
annonce qu'Israël va commencer à alléger
les mesures pesant sur les Palestiniens dans les territoires.
Le 2 mai, incursion de blindés et de bulldozers
israéliens dans le camp de réfugiés
de Rafah, tuant un adolescent et détruisant
au moins une dizaine de b’timents.
Le 5 mai, diffusion par le journal britannique The
Independent d'extraits du rapport préliminaire
de la Commission internationale conduite par le sénateur
américain Mitchell ; le rapport demande qu'Israël
mette fin à la colonisation et cesse d'utiliser
des balles en caoutchouc ; Arafat appelle à
la convocation d'un sommet pour examiner les conclusions
de la Commission Mitchell.
Le 7 mai, les autorités israéliennes
interceptent une cargaison de quarante tonnes d'armes,
dont des missiles sol-air, destinée selon elles
à des Palestiniens ; l'ANP nie tout lien avec
l'affaire.
Le 9 mai, les corps de deux jeunes colons israéliens
sont découverts dans le sud de la bande de
Gaza.
Le 13 mai, Israël défend une politique dure
de " liquidation " d'activistes palestiniens
et de " croissance naturelle des colonies "
; sixième incursion de Tsahal dans la bande
de Gaza , blessant une quinzaine de personnes.
Le 15 mai, lors de la célébration du
cinquante-troisième anniversaire de la naissance
d'Israël, quatre Palestiniens sont tués et
plus de deux cents blessés ; une femme israélienne
trouve la mort sur une route en Cisjordanie lors de
tirs palestiniens ; selon Arafat, la " route
de la paix " passe " par un retrait de l'armée
et des colons des terres arabes et palestiniennes
aux frontières de 1967 ".
Le 18 mai, attentat-suicide dans un centre commercial
de Nétanya par un kamikaze du Hamas faisant
cinq morts et plus de septante blessés ; représailles
aériennes israéliennes qui bombardent
Ramallah, Naplouse et Tulkarem en Cisjordanie.
Le 19 mai, les représentants des pays de la
Ligue arabe demandent à l'ensemble des gouvernements
arabes de rompre tout contact politique avec Israël
tant que celui-ci n'aura pas cessé les actions
militaires contre les Palestiniens.
Le 21 mai, la Commission Mitchell préconise
un gel de l'extension des colonies juives de peuplements
en Cisjordanie et dans la bande de Gaza et l'incarcération
des terroristes palestiniens pour mettre fin aux violences
; nomination de William Burns, médiateur américain,
afin d'aider les deux parties à mettre en úuvre
les conclusions du rapport Mitchell ; la presse israélienne
et des responsables politiques dénoncent l'utilisation
d'avions F-16 ; Sharon reste inflexible.
Le 23 mai, Arafat en visite à Paris en appelle
à la tenue d'un sommet international pour appliquer
les recommandations du rapport Mitchell.
Fin mai, vingt-trois plaignants dont deux rescapés
de Sabra et Chatila déposent une plainte collective
au parquet de Bruxelles contre Ariel Sharon pour atteinte
aux droits de l'homme et crimes de guerre.
Le 31 mai, mort de FayÁal Husseini, ministre chargé
du dossier de Jérusalem au sein de l'Autorité
palestinienne.
Le 1er juin, un attentat-suicide provoque la mort
de seize personnes et en blesse une trentaine d'autres
à Tel-Aviv.
Le 24 juin, visite officielle de Sharon aux Etats-Unis
; divergences avec George W. Bush sur le gel de la
colonisation et les conditions d'application du rapport
Mitchell ; assassinat " ciblé " d'un
resposable du Fath, Oussama Jouabreh, qui figurait
sur la " liste " des personnes dont Israël
exige l'arrestation par Yasser Arafat.
Le 27 juin, visite du Secrétaire d'Etat américain
Colin Powell au Proche-Orient ; Sharon déclare
avant la rencontre prévue avec ce dernier :
" Les colonies ne sont pas un obstacle à
la paix ".
Le 13 juillet, escalade de la violence dans les territoires
occupés ; depuis le cessez-le-feu décrété
un mois auparavant, en moyenne une personne tuée
par jour.
Fin juillet, le parquet de Bruxelles se déclare
compétent pour instruire la plainte contre
Sharon.
Les 30 et 31 juillet, six membres du Fath puis six
du Hamas sont victimes de " liquidations ciblées
" ; la police israélienne investit la
plupart des lieux publics.
Le 6 août, l'Autorité palestinienne refuse
d'arrÍter les sept Palestiniens les plus recherchés
par Israël.
Le 9 août, attentat-suicide à Jérusalem-Ouest
revendiqué par le Jihad islamique faisant dix-sept
morts et nonante blessés.
Le 10 août, incursion des forces spéciales
israéliennes à l'intérieur des
bureaux de l'Autorité palestinienne au sein
de la Maison d'Orient et dans neuf autres bureaux
à Jérusalem-Est.
Le 14 août, Tsahal s'introduit pour la première
fois depuis la deuxième Intifada dans une ville
sous contrÙle palestinien, à Jénine,
en Cisjordanie.
Le 27 août, Abou Ali Moustapha, chef du FPLP,
est tué par deux missiles de l'armée
israélienne à Ramallah ; l'Autorité
palestinienne y voit une provocation pour une "
guerre totale et sans limite ".
Le 29 août, Israël s'empare de plusieurs secteurs
de Beit Jala, sous contrÙle palestinien depuis 1995
en vertu des accords intérimaires de paix d'Oslo
; l'incursion est condamnée par la communauté
internationale, en particulier les Etats-Unis.
Le 10 septembre, selon le mouvement La paix maintenant,
Israël a créé dix nouvelles colonies
en trois mois.
Le 17 octobre, en représailles à la
" liquidation " de son chef politique, Abou
Ali Moustafa, le 24 août, le FPLP assassine
le ministre israélien d'extrÍme droite Rehavam
Zeevi.
Le 19 novembre, Washington envoie deux " émissaires
", Anthony Zinni et William Burns.
Le 21 novembre, après vingt jours de calme,
cinq enfants palestiniens sont victimes d'un engin
piégé israélien à Gaza
; Tsahal procède à la " liquidation
ciblée " de Mohamed Abou Hanoun , un responsable
du Hamas, qui annonce des représailles.
Le 22 novembre, deux morts et vingt-cinq blessés
dans un attentat en Israël.
Du 27 au 2 décembre, vague d'attentats meurtriers
à Afoula, Jérusalem et HaÔfa faisant
vingt-cinq morts parmi les Israéliens.
Le 3 décembre, Israël décrète
l'Autorité palestinienne " entité
soutenant le terrorisme " ; bombardement des
villes palestiniennes ; Arafat est encerclé
à Ramallah.
Le 13 décembre, Israël décrète
Arafat " hors-jeu " ; chars et avions israéliens
pilonnent les institutions de l'Autorité palestinienne.
Le 16 décembre, Arafat appelle à "
l'arrÍt total " des attaques contre Israël ;
le Hamas déclare accepter une trÍve ; Sharon
fait savoir que cet appel ne mettra pas fin à
sa " lutte contre le terrorisme ".
Le 23 décembre, Sharon refuse l'accès
traditionnel de Yasser Arafat pour la messe de Noël
à Bethléem.