Chronologie

1869 - 1918

1919 - 1932

1934 - 1945

1946 - 1950

1951 - 1966

1967 - 1974

1975 - 1985

1986 - 1989

1990 - 1995

1996 - 1999

2000 - 2001

2002 - 2003


2000 :


En mai, retrait précipité car prévu pour le 7 juillet de l'armée israélienne du Liban-Sud suite à l'offensive du Hezbollah et à l'effondrement de l'ALS ‚ armée du Liban-Sud.

Le 10 juin, décès du Président syrien Hafez El Assad ; il est remplacé par son fils Bachar.

Du 11 au 24 juillet, négociations à Camp David entre le Président américain Clinton, Arafat et Barak.

Le 28 septembre, Ariel Sharon se rend sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem ; le lendemain, début de la deuxième Intifada.

Le 13 octobre, après de nombreux affrontements entre Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes, les villes palestiniennes sont soumises à un blocus.

Les 16 et 17 octobre, réunion à Charm el-Cheikh entre Palestiniens et Israéliens ; un accord oral en trois points est trouvé : fin de la violence, mise en place d'une commission d'enquÍte sur les affrontements et reprise des négociations dans le cadre du processus de paix ; Barak ordonne la levée du blocus le 18.

Les 21 et 22 octobre, vingt-cinquième Sommet arabe au Caire en présence de quatorze chefs d'Etat arabes ; les participant accusent Israël de mener " une guerre contre le peuple palestinien ", mais n'adoptent aucune mesure drastique à l'encontre de l'Etat juif ; la Tunisie suspend ses relations avec Israël ; Barak décrète une suspension sine die du processus de paix.

Le 23 octobre, Barak entame avec Sharon des négociations sur la formation d'un gouvernement d' " urgence nationale ".

Le 26 octobre, premier attentat-suicide revendiqué par le Jihad islamique blessant un soldat israélien et tuant le kamikaze.

Le 1er novembre, trois soldats israéliens sont tués ; rencontre entre Arafat et Pérès pour mettre fin aux violences.

Le 2 novembre, premier attentat à la voiture piégée du Jihad islamique à Jérusalem-Ouest provoquant deux morts.

Le 9 novembre, Tsahal bombarde une camionnette dans laquelle Hussein Abayat, un des responsables du Fath, trouve la mort.

Le 21 novembre, l'Egypte rappelle son ambassadeur en Israël après les représailles aériennes et navales de Tsahal sur Gaza faisant elles-mÍmes suite à l'attentat contre un bus scolaire d'enfants de colons.

Le 26 novembre, bombardements du Liban-Sud par Israël en représailles après la mort d'un soldat de Tsahal.

Le 28 novembre, la Knesset adopte une motion préconisant la dissolution de l'Assemblée israélienne et la convocation d'élections générales anticipées.

Du 1er au 9 décembre, Barak annonce sa démission ; les élections doivent avoir lieu le 6 février 2001 ; un gouvernement d'union nationale est à l'ordre du jour ; un débat s'engage sur l'opportunité d'abroger la loi prévoyant l'élection du Premier ministre au suffrage universel direct ; le bilan de l'Intifada s'élève à cette date à deux cent soixante morts palestiniens, treize morts arabes de citoyenneté israélienne et trente-sept morts israéliens.

Le 19 décembre, la Knesset refuse la tenue d'élections anticipées ; Nétanyahou démissionne du Likoud et retire sa candidature au poste de Premier ministre.

Le 21 décembre, le parti Meretz (gauche du Parti travailliste) refuse d'accorder l'investiture à Shimon Pérès pour les élections législatives anticipées ; relance du processus de paix sur l'initiative du Président américain Clinton.

Le 23 décembre, Clinton propose un plan de paix restituant 95 % de la Cisjordanie à l'OLP et une " souveraineté partagée " sur l'esplanade des Mosquées.

Le 28 décembre, annulation du Sommet de Charm el-Cheikh o˜ doit se réunir Barak, Arafat, Clinton et Moubarak ; Israël s'oppose à une souveraineté palestinienne sur l'esplanade des Mosquées, les Palestiniens refusent de renoncer au principe d'un droit au retour pour les réfugiés.

Le 30 décembre, assassinat du fils du fondateur du mouvement extrémiste anti-arabe Kach en Cisjordanie.


2001 :


Le 4 janvier, reprise et échec des négociations israélo-palestiniennes à Washington.

Le 8 janvier, plus de 100 000 Israéliens manifestent contre la division de Jérusalem et exigent le maintien total de la ville sous souveraineté israélienne ; Sharon déclare " les accords d'Oslo sont morts ".

Le 20 janvier, George W. Bush est élu à la présidence des Etats-Unis.

Du 21 au 27 janvier, les pourparlers de Taba s'achèvent sans accord de paix.

Le 6 février, Ariel Sharon est élu Premier ministre d'Israël avec 62,5 % des suffrages.

Le 14 février, huit Israéliens dont sept soldats sont tués et vingt et un autres blessés lorsque un Palestiniens conduisant un autobus jette son véhicule contre ces personnes attendant sur une aire d'auto-stop près de Tel-Aviv.

Le 25 février, Colin Powel, nouveau Secrétaire d'Etat américain, rencontre pour a première fois Arafat et Sharon ; il demande aux Israéliens et aux Palestiniens de cesser la violence et exhorte l'Etat juif à lever " le siège " des territoires.

Le 1er mars, un Israélien est tué par une bombe placée dans un taxi.

Le 4 mars, attentat-suicide d'un Palestinien à Nétanya faisant quatre morts.

Le 7 mars, investiture du vingt-neuvième gouvernement d'Israël dirigé par Sharon ; le 8, Arafat demande à Sharon de reprendre les négociations " sur la base des accords signés ".

Le 11 mars, l'armée israélienne impose un blocus total de Ramallah en bloquant tous ses accès par des barrages.

Le 14 mars, deux Palestiniens sont tués et dix autres blessés lors de heurts avec l'armée israélienne à l'occasion de manifestations de protestation contre le bouclage des territoires.

Le 21 mars, la Commission des droits de l'homme de l'ONU préconise un déploiement urgent d'observateurs internationaux.

Le 27 mars, trois personnes sont tuées dans un attentat-suicide d'un kamikaze palestinien dans le nord d'Israël.

Le 28 mars, série de raids par hélicoptères à Gaza et en Cisjordanie en riposte contre les derniers attentats perpétrés en Israël ; les responsables israéliens annoncent qu'Israël ne répondrait plus au coup pour coup, mais prendrait dorénavant l'initiative des opérations ; fin du premier Sommet arabe ordinaire à Amman depuis la Guerre du Golfe ; les Etats-Unis opposent leur veto à l'ONU à l'envoi d'une force d'interposition dans les territoires.

Le 30 mars, affrontements entre l'armée israélienne et des manifestants palestiniens commémorant la " journée de la terre " ; six Palestiniens sont tués et une centaine blessés.

Le 31 mars, incursion en Cisjordanie d'unités spéciales de l'armée israélienne et capture de six militants palestiniens dont cinq de la garde personnelle d'Arafat ‚ la Force 17 ; enterrement par des colons juifs de Hébron d'un bébé de dix mois tué par un tireur palestinien.

Le 2 avril, Mohammed Abdel Al, militant du Jihad islamique, est tué lors d'un raid d'hélicoptères à Rafah ; le lendemain, pilonnage de plusieurs objectifs dans la bande de Gaza par l'armée israélienne provoquant une cinquantaine de blessés.

Le 4 avril, l'armée israélienne tire pour la première fois au mortier contre une position de la garde d'Arafat.

Le 5 avril, Iyad Hardane, présenté par Israël comme le commandant de la branche militaire du Jihad islamique dans le nord de la Cisjordanie est tué dans un attentat à l'explosif à Jénine.

Le 14 avril, attaque d'une position israélienne à Chebaa au Liban-Sud par le Hezbollah tuant un soldat israélien ; le lendemain, Israël avertit Beyrouth et Damas " paieront le prix " de toute action anti-israélienne du Hezbollah.

Le 16 avril, opération aérienne israélienne au Liban prenant pour cible une station radar des forces syriennes.

Les 17 et 18 avril, première réoccupation partielle de l'armée israélienne en zone A (territoire autonome palestinien), à Gaza ; elle se retire après une vive injonction du Secrétaire d'Etat américain Colin Powell.

Les 18 et 19 avril, l'armée israélienne poursuit ses incursions à Gaza malgré les pressions américaines ; Sharon réunit un cabinet de sécurité en séance extraordinaire afin d'étudier de possibles ripostes militaires aux tirs de mortiers palestiniens ; Arafat reÁoit à Ramallah une délégation de la Chambre des représentants américaine pour tenter de réaffirmer son engagement dans le processus de paix.

Le 21 avril, rencontre israélo-palestinienne sur la sécurité au point de passage d'Erez, entre Israël et la bande de Gaza ; selon un communiqué israélien, la rencontre établit que la coopération en matière de sécurité continuera entre les deux parties.

Le 22 avril, attentat à la bombe revendiqué par le Hamas à Kfar Saba ‚ banlieue de Tel-Aviv ‚ occasionnant la mort de deux personnes et trente-neuf blessés.

Le 23 avril, un enfant palestinien est tué dans le sud de la bande de Gaza faisant de lui la quatre centième victime palestinienne depuis le début de la deuxième Intifada ; le mÍme jour, un attentat revendiqué par le FPLP fait quatre blessés à Or Yehuda, au sud-est de Tel-Aviv.

Le 24 avril, Israël annonce le bouclage total des territoires palestiniens pour la durée des fÍtes de l'Indépendance.

Le 29 avril, après un entretien avec Moubarak, le ministre des Affaires Etrangères Pérès annonce qu'Israël va commencer à alléger les mesures pesant sur les Palestiniens dans les territoires.

Le 2 mai, incursion de blindés et de bulldozers israéliens dans le camp de réfugiés de Rafah, tuant un adolescent et détruisant au moins une dizaine de b’timents.

Le 5 mai, diffusion par le journal britannique The Independent d'extraits du rapport préliminaire de la Commission internationale conduite par le sénateur américain Mitchell ; le rapport demande qu'Israël mette fin à la colonisation et cesse d'utiliser des balles en caoutchouc ; Arafat appelle à la convocation d'un sommet pour examiner les conclusions de la Commission Mitchell.

Le 7 mai, les autorités israéliennes interceptent une cargaison de quarante tonnes d'armes, dont des missiles sol-air, destinée selon elles à des Palestiniens ; l'ANP nie tout lien avec l'affaire.

Le 9 mai, les corps de deux jeunes colons israéliens sont découverts dans le sud de la bande de Gaza.

Le 13 mai, Israël défend une politique dure de " liquidation " d'activistes palestiniens et de " croissance naturelle des colonies " ; sixième incursion de Tsahal dans la bande de Gaza , blessant une quinzaine de personnes.

Le 15 mai, lors de la célébration du cinquante-troisième anniversaire de la naissance d'Israël, quatre Palestiniens sont tués et plus de deux cents blessés ; une femme israélienne trouve la mort sur une route en Cisjordanie lors de tirs palestiniens ; selon Arafat, la " route de la paix " passe " par un retrait de l'armée et des colons des terres arabes et palestiniennes aux frontières de 1967 ".

Le 18 mai, attentat-suicide dans un centre commercial de Nétanya par un kamikaze du Hamas faisant cinq morts et plus de septante blessés ; représailles aériennes israéliennes qui bombardent Ramallah, Naplouse et Tulkarem en Cisjordanie.

Le 19 mai, les représentants des pays de la Ligue arabe demandent à l'ensemble des gouvernements arabes de rompre tout contact politique avec Israël tant que celui-ci n'aura pas cessé les actions militaires contre les Palestiniens.

Le 21 mai, la Commission Mitchell préconise un gel de l'extension des colonies juives de peuplements en Cisjordanie et dans la bande de Gaza et l'incarcération des terroristes palestiniens pour mettre fin aux violences ; nomination de William Burns, médiateur américain, afin d'aider les deux parties à mettre en úuvre les conclusions du rapport Mitchell ; la presse israélienne et des responsables politiques dénoncent l'utilisation d'avions F-16 ; Sharon reste inflexible.

Le 23 mai, Arafat en visite à Paris en appelle à la tenue d'un sommet international pour appliquer les recommandations du rapport Mitchell.

Fin mai, vingt-trois plaignants dont deux rescapés de Sabra et Chatila déposent une plainte collective au parquet de Bruxelles contre Ariel Sharon pour atteinte aux droits de l'homme et crimes de guerre.

Le 31 mai, mort de FayÁal Husseini, ministre chargé du dossier de Jérusalem au sein de l'Autorité palestinienne.

Le 1er juin, un attentat-suicide provoque la mort de seize personnes et en blesse une trentaine d'autres à Tel-Aviv.

Le 24 juin, visite officielle de Sharon aux Etats-Unis ; divergences avec George W. Bush sur le gel de la colonisation et les conditions d'application du rapport Mitchell ; assassinat " ciblé " d'un resposable du Fath, Oussama Jouabreh, qui figurait sur la " liste " des personnes dont Israël exige l'arrestation par Yasser Arafat.

Le 27 juin, visite du Secrétaire d'Etat américain Colin Powell au Proche-Orient ; Sharon déclare avant la rencontre prévue avec ce dernier : " Les colonies ne sont pas un obstacle à la paix ".

Le 13 juillet, escalade de la violence dans les territoires occupés ; depuis le cessez-le-feu décrété un mois auparavant, en moyenne une personne tuée par jour.

Fin juillet, le parquet de Bruxelles se déclare compétent pour instruire la plainte contre Sharon.

Les 30 et 31 juillet, six membres du Fath puis six du Hamas sont victimes de " liquidations ciblées " ; la police israélienne investit la plupart des lieux publics.

Le 6 août, l'Autorité palestinienne refuse d'arrÍter les sept Palestiniens les plus recherchés par Israël.

Le 9 août, attentat-suicide à Jérusalem-Ouest revendiqué par le Jihad islamique faisant dix-sept morts et nonante blessés.

Le 10 août, incursion des forces spéciales israéliennes à l'intérieur des bureaux de l'Autorité palestinienne au sein de la Maison d'Orient et dans neuf autres bureaux à Jérusalem-Est.

Le 14 août, Tsahal s'introduit pour la première fois depuis la deuxième Intifada dans une ville sous contrÙle palestinien, à Jénine, en Cisjordanie.

Le 27 août, Abou Ali Moustapha, chef du FPLP, est tué par deux missiles de l'armée israélienne à Ramallah ; l'Autorité palestinienne y voit une provocation pour une " guerre totale et sans limite ".

Le 29 août, Israël s'empare de plusieurs secteurs de Beit Jala, sous contrÙle palestinien depuis 1995 en vertu des accords intérimaires de paix d'Oslo ; l'incursion est condamnée par la communauté internationale, en particulier les Etats-Unis.

Le 10 septembre, selon le mouvement La paix maintenant, Israël a créé dix nouvelles colonies en trois mois.

Le 17 octobre, en représailles à la " liquidation " de son chef politique, Abou Ali Moustafa, le 24 août, le FPLP assassine le ministre israélien d'extrÍme droite Rehavam Zeevi.

Le 19 novembre, Washington envoie deux " émissaires ", Anthony Zinni et William Burns.

Le 21 novembre, après vingt jours de calme, cinq enfants palestiniens sont victimes d'un engin piégé israélien à Gaza ; Tsahal procède à la " liquidation ciblée " de Mohamed Abou Hanoun , un responsable du Hamas, qui annonce des représailles.

Le 22 novembre, deux morts et vingt-cinq blessés dans un attentat en Israël.

Du 27 au 2 décembre, vague d'attentats meurtriers à Afoula, Jérusalem et HaÔfa faisant vingt-cinq morts parmi les Israéliens.

Le 3 décembre, Israël décrète l'Autorité palestinienne " entité soutenant le terrorisme " ; bombardement des villes palestiniennes ; Arafat est encerclé à Ramallah.

Le 13 décembre, Israël décrète Arafat " hors-jeu " ; chars et avions israéliens pilonnent les institutions de l'Autorité palestinienne.

Le 16 décembre, Arafat appelle à " l'arrÍt total " des attaques contre Israël ; le Hamas déclare accepter une trÍve ; Sharon fait savoir que cet appel ne mettra pas fin à sa " lutte contre le terrorisme ".

Le 23 décembre, Sharon refuse l'accès traditionnel de Yasser Arafat pour la messe de Noël à Bethléem.

 
 
Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens (ASSP)
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