Chronologie

1869 - 1918

1919 - 1932

1934 - 1945

1946 - 1950

1951 - 1966

1967 - 1974

1975 - 1985

1986 - 1989

1990 - 1995

1996 - 1999

2000 - 2001

2002 - 2003

1990 :

Rétablissement des relations diplomatiques entre les anciens Etats communistes et Israël.

Le 14 janvier, Shamir déclare que la grande immigration juive attendue nécessite un " Grand Israël ".

Le 30 janvier, début des combats entre l'armée de Michel Aoun et les milices des Forces libanaises.

Le 4 février, huit touristes israéliens sont tués au cours d'un attentat contre un autocar à Ismalia en Egypte.

Du 13 février au 20 mars, crise ministérielle en Israël.

Le 28 février, le Secrétaire d'Etat américain Baker conditionne l'octroi d'une aide civile supplémentaire à Israël à l'engagement de mettre fin à la colonisation dans les territoires occupés.

Le 7 avril, 120 000 personnes manifestent à Tel-Aviv pour réclamer une réforme électorale.

Le 26 avril, dans l'impossibilité de former un nouveau gouvernement, Shimon Pérès est remplacé par Shamir.

Du 20 au 25 mai, un Israélien tue sept Palestinien à Rishon-le-Zion, près de Tel-Aviv ; explosion de violence et répression ; Arafat demande l'envoi de forces de l'ONU dans les territoires occupés.

Du 28 au 31 mai, le Sommet arabe de Bagdad prend un tour anti-américain.

Le 30 mai, tentative d'infiltration d'un commando palestinien en Israël ; les Américains réclament de l'OLP la dénonciation du raid et l'exclusion de l'Organisation du FLP.

Le 11 juin, la Knesset investit le nouveau Gouvernement Shamir, le plus à droite de l'histoire du pays.

Le 20 juin, Washington suspend le dialogue avec l'OLP.

De juillet à août, Arafat tente de se poser en médiateur dans le conflit avec le KoweÔt.

Le 2 août, les troupes irakiennes envahissent le KoweÔt ; le 7, envoi de troupes américaines en Arabie saoudite.

D'août à septembre, l'opinion publique des territoires occupés se solidarise avec l'Irak.

Le 8 octobre, vingt et un Palestiniens sont tués par l'armée israélienne sur l'esplanade des mosquées de Jérusalem.

Les 13 et 14 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU condamne les actes de violence commis par Israël ; le Gouvernement israélien refuse l'envoi sur place d'une commission d'enquÍte.

Le 24 octobre, les Etats-Unis s'associent au vote d'une résolution déplorant l'attitude israélienne.

Le 5 novembre, le rabbin MeÔr Kahane, dirigeant du mouvement juif extrémiste Kach, est assassiné à New York.

Le 25 novembre, un soldat égyptien tue quatre Israéliens près de Eilat.

Le 27 novembre, sévères accrochages israélo-palestiniens au Sud-Liban.

Le 29 novembre, le Conseil de sécurité de l'ONU autorise le recours à la force pour libérer le KoweÔt.

Le 1er décembre, Saddam Hussein lie toujours une négociation sur le KoweÔt au règlement du problème palestinien.

Le 8 décembre, Arafat déclare : " La puissance militaire irakienne est venue soutenir l'Intifada. ".

Le 14 décembre, trois Israéliens sont poignardés près de Tel-Aviv.

Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte avec l'accord des Etats-Unis une résolution sur la sécurité des Palestiniens dans les territoires occupés.

Bilan de trois années de soulèvement palestinien : sept cent soixante tués palestiniens, assassinats de collaborateurs et dès 1990 attaques à l'arme blanche d'Israéliens.


1991 :

Le 6 janvier, Shamir déclare que son pays ne sera pas le premier à commencer une action militaire et qu'il ne souhaite pas l'anéantissement de l'Irak.

Le 13 janvier, les quatre derniers otages du Silco sont libérés en l'échange de celle du Palestinien Nasser Sad, auteur d'un attentat contre des enfants juifs en 1980.

Le 15 janvier, Abou Iyad est assassiné à Tunis ; les territoires occupés connaissent un couvre-feu de quarante-deux jours.

Le 17 janvier, début de la guerre du Golfe.

Le 18 janvier, début des tirs de missiles Scud sur Tel-Aviv et Jaffa ; le mÍme jour, un communiqué de l'OLP dénonce la " participation active " d'Israël au conflit et souligne que la solution de la crise passe par le règlement du problème palestinien.

Le 19 janvier, deuxième tir de missile Scud sur Tel-Aviv ; violente protestation de Damas ; les autorités israéliennes accusent Paris d'avoir aidé l'Irak ; Londres expulse le mÍme jour sept Palestiniens.

Le 20 janvier, l'OLP demande l'arrÍt de l'agression au KoweÔt, mais reconnaÓt le droit à l'Irak de frapper Israël ; les Etats-Unis font parvenir à Israël des missiles Patriot et leurs servants ; première mission opérationnelle de soldats américains en territoire israélien.

Le 22 janvier, explosion d'un missile Scud sur un quartier très peuplé de Tel-Aviv.

Le 25 janvier, l'imam de la grande mosquée de Jaffa et son frère sont assassinés.

Le 27 février, libération du KoweÔt.

En mars, l'armée irakienne réprime durement les insurrections chiite et kurde.

Le 6 mars, George Bush déclare : " Il est temps de mettre un terme au conflit israélo-arabe. ".

Le 7 mars, représailles au KoweÔt contre les Palestiniens résidant dans le pays et qui sont ensuite expulsés.

Du 8 au 16 mars, première tournée de James Baker au Proche-Orient o˜ il rencontre à Jérusalem dix Palestiniens " de l'intérieur ".

Le 18 mars, dans une interview au Figaro, Arafat se déclare prÍt à un dialogue direct avec Israël " sous le drapeau des Nations Unies ".

Le 28 mars, le Gouvernement libanais décide la dissolution des milices.

Du 8 au 11 avril, deuxième tournée de James Baker au Proche-Orient ; le secrétaire d'Etat américain propose une conférence régionale (et non pas internationale) sous l'égide des Etats-Unis et de l'URSS que Yasser Arafat refuse.

Des 18 au 20 avril, troisième tournée de Baker au Proche-Orient ; l'Egypte accepte de participer à une conférence de paix.

Du 10 au 13 mai, tournée du ministre soviétique des Affaires Etrangères, Alexandre Bessmertnykh, en Israël et en Egypte o˜ il rencontre Baker (quatrième tournée dans la région). le Secrétaire d'Etat américain déclare le 23 mai que le principal obstacle à la paix se trouve dans la poursuite des implantations juives dans les territoires occupés.

Le 22 mai, signature d'un traité de " coopération et de coordination " entre la Syrie et le Liban ; le Gouvernement israélien condamne l' " annexion du Liban par la Syrie ".

Le 24 mai, mise en place par Israël d'un pont aérien destiné à évacuer d'Ethiopie 18 000 falachas ; le mÍme jour, le Gouvernement israélien accepte le principe d'un échange de prisonniers palestiniens contre la libération des otages occidentaux au Liban.

Du 3 au 5 juin, important raid israélien contre des bases palestiniennes, le plus violent depuis 1982 ; Washington demande à Israël de faire preuve de " retenue ".

Du 1er au 5 juillet, l'armée libanaise continue à se déployer dans le Sud, o˜ ont lieu de violents affrontements avec l'OLP.

Le 14 juillet, le Président syrien Hafez El Assad accepte le principe d'une conférence de paix.

Du 18 au 22 juillet, cinquième tournée de James Baker au Proche-Orient.

Du 1er au 5 août, sixième mission de Baker au Proche-Orient qui obtient l'accord des Israéliens et des Palestiniens pour la tenue d'une conférence de paix ; le voyage se termine au Maghreb afin de résoudre le problème de la représentation palestinienne.

Le 6 septembre, Israël demande aux Etats-Unis dix milliards de garanties bancaires ; Bush fait différer la réponse.

Du 16 au 20 septembre, septième tournée de Baker au Proche-Orient et mise au point des lettres d'assurance devant des participants.

Du 23 au 28 septembre, vingtième CNP octroyant à Yasser Arafat un mandat pour négocier les termes d'une conférence de paix.

Du 13 au 18 octobre, huitième tournée de Baker au Proche-Orient ; l'OLP accepte la constitution d'une délégation jordano-palestinienne ; Le 18, James Baker et Boris Pankine, ministre russe des Affaires Etrangères, annoncent conjointement qu'une conférence s'ouvrira le 30 octobre à Madrid.

Le 19 octobre, première rencontre depuis 1983 entre Arafat et Hafez El Assad.

Du 30 octobre au 3 novembre, Conférence de Madrid.

Du au 18 décembre, reprise des négociations à Washington qui se soldent par un échec.

Le 16 décembre, l'Assemblée générale de l'ONU approuve à une large majorité l'abrogation de la résolution du 10 novembre 1975 assimilant le sionisme au racisme.


1992 :

Les 13 au 14 janvier, reprise à Washington des conversations bilatérales israélo-arabes ; échec sur le problème des colons juifs de Cisjordanie.

Les 28 et 29 janvier, reprise des négociations à Moscou : absence des Palestiniens, des Syriens et des Libanais.

En février, Baker précise que les garanties bancaires ne seront accordées qu'après le gel de la colonisation.

Le 13 février, devant la Commission des droits de l'homme, Arafat accuse les Israéliens d' " avoir établi pour les Palestiniens des camps de concentration comparables à ceux des nazis ".

Le 17 mars, les négociations bilatérales piétinent ; Israël déclare renoncer aux garanties bancaires américaines plutÙt que d'arrÍter la colonisation en Cisjordanie et à Gaza.

Le 7 avril, Arafat sort indemne d'un accident d'avion dans le désert libyen.

Le 27 avril, les négociations bilatérales reprennent à Washington.

Le 23 juin, les élections législatives en Israël donnent la victoire aux travaillistes ; Itzhak Rabin devient Premier ministre.

Le 16 juillet, Rabin annonce un gel partiel de la colonisation des territoires occupés.

Le 5 août, Israël suspend la colonisation " privée " en Cisjordanie et à Gaza.

Le 12 août, George Bush accorde les garanties bancaires.

Le 10 septembre, Rabin se déclare prÍt à négocier un retrait partiel du Golan en échange d'une paix totale avec la Syrie ; des organisations humanitaires dressent un bilan de l'Intifada depuis le 9 décembre 1987 : 1 116 Palestiniens tués dont 223 de moins de dix-sept ans, plus de 20 000 blessés par balles et 15 000 Palestiniens emprisonnés dans les prisons israéliennes ; cÙté israélien : 33 soldats et 44 civils tués, 4 426 soldats et 1 735 civils blessés.

Le 3 novembre, Bill Clinton est élu Président des Etats-Unis.

Le 17 décembre, un garde-frontière israélien est tué par le mouvement islamiste Hamas ; Israël expulse vers le Liban quatre cent quinze " fondamentalistes " ; l'ONU condamne Israël le 18.


1993 :
En janvier, début des contacts secrets ente Israël et l'OLP en Norvège.

Le 1er janvier, selon l'Agence juive, 400 455 Juifs en provenance de l'ex-URSS sont venus s'installer en Israël depuis décembre 1989.

Le 19 janvier, abrogation par la Knesset de la loi du 6 août 1986 interdisant tout contact avec l'OLP.

Le 20 janvier, Arafat s'adresse pour la première fois directement aux Israéliens dans un message téléphonique retransmis par la télévision d'Etat ; il appelle à " une rencontre de braves pour faire une paix de braves ".

Le 1er février, Rabin décide de rapatrier une centaine des quatre cent quinze Palestiniens expulsés en décembre 1992 et fixe à un an la durée du bannissement des autres.

Le 16 mars, le ministre syrien des Affaires Etrangères Farouk el Charah déclare que son pays est prÍt à une paix durable avec Israël en échange d'un retrait total des territoires occupés.

Le 9 avril, les autorités israéliennes acceptent l'intégration de FayÁal Husseini, No 1 de l'OLP dans les territoires occupés, dans la délégation palestinienne aux négociations de paix.

Le 30 avril, les négociations multilatérales reprennent à Washington ; le Gouvernement israélien autorise le retour de trente Palestiniens bannis à vie dans les années septante.

Le 2 mai, Israël admet le principe de la participation des habitants de Jérusalem-Est à des élections dans les territoires occupés.

Du 14 au 30 juin, dixième session des négociations bilatérales à Washington.

En juillet, opposition entre la délégation palestinienne à Washington et l'OLP ; progression de la négociation secrète d'Oslo ; intervention militaire israélienne massive au Liban-Sud.

Le 26 août, Pérès annonce qu'Israël est disposé à se retirer militairement de Gaza et de Jéricho ‚ " option Gaza-Jéricho ".

Le 30 août, Rabin rend publique les négociations secrètes avec l'OLP ; la Knesset approuve le projet d' " accord transitoire et intérimaire " prévoyant la mise en place d'un régime d'autonomie dans les territoires occupés en application des résolutions 242 et 338 de l'ONU ; Pérès déclare qu'Israël peut reconnaÓtre l'OLP à condition que celle-ci renonce aux passages de sa Charte appelant à l'extermination de l'Etat juif ; approbation des Etats-Unis.

Le 9 septembre, reconnaissance mutuelle entre Israël et l'OLP.

Le 13 septembre, signature à Washington de la Déclaration de principe (Oslo I).

Le 14 septembre, accord entre Israël et la Jordanie sur l'ordre du jour de futures négociations.

Le 23 septembre, la Knesset ratifie par soixante et une voix contre cinquante et huit abstentions la reconnaissance de l'OLP et la Déclaration de principe ; selon un sondage, les deux tiers des Palestiniens approuvent l'accord.

Le 25 septembre, assassinat par le Hamas d'un Israélien près de Tel-Aviv ; le Fath a quant à lui reÁu l'ordre de cesser les hostilités.

Le 1er octobre, Conférence internationale à Washington pour le financement de l'autorité palestinienne.

Le 6 octobre, rencontre au Caire entre Rabin et Arafat ; le chef de la diplomatie palestinienne, Farouk Kaddoumi, se rallie à la Déclaration de principe.

Le 11 octobre, le Comité central de l'OLP ratifie la Déclaration de principe par soixante-trois voix contre huit et neuf abstentions.

Le 13 octobre, mise en place d'un comité de liaison entre Israël et l'OLP.

Le 21 octobre, un proche de Yasser Arafat est assassiné à Gaza.

Le 25 octobre, libération d'environ sept cents prisonniers palestiniens.

Le 12 novembre, les autorités israéliennes somment Arafat de combattre le terrorisme après le meurtre d'un Israélien, le 29 octobre, attribué à un membre de l'OLP.

Le 23 novembre, Taher Masri, partisan de la paix avec Israël, est élu Président de la Chambre des députés.

Le 24 novembre, le chef des commandos du Hamas, Imad Akhel, est tué par des soldats israéliens ; flambée de violence à Gaza.

Le 29 novembre, les " faucons du Fath " annoncent la reprise de la lutte contre Israël ; manifestations à Gaza.

Le 1er décembre, manifestations de colons juifs en Cisjordanie après le meurtre de deux d'entre eux.

Le 13 décembre, échec du Sommet Rabin-Arafat ; les négociations achoppent sur le problème des points de passage vers la Jordanie et l'Egypte ; le retrait de l'armée israélienne de Gaza et de Jéricho est retardé.

Le 15 décembre, cent nonante-sept des quatre cent quinze Palestiniens expulsés en décembre 1992 sont autorisés à revenir dans les territoires occupés.

Le 30 décembre, Accord fondamental entre Israël et le Vatican.

1994
:

Le 3 janvier, Nétanyahou, le chef du Likoud, affirme qu'il n'a aucunement l'intention de respecter l'accord avec l'OLP en cas de victoire de son parti aux prochaines élections.

Le 16 janvier, Sommet syro-américain à Genève entre Hafez El Assad et Clinton ; la Syrie accepterait la signature d'un accord avec Israël en échange d'un retrait total du Golan, le 17, Rabin annonce l'organisation d'un référendum en cas de retrait significatif du Golan.

Le 3 février, les Etats-Unis et l'OLP signent un accord portant sur la construction de logements sociaux dans la bande de Gaza.

Le 9 février, Israël et l'OLP signent au Caire un accord partiel sur " les questions de sécurité " et sur les points de passage avec l'Egypte et la Jordanie.

Le 11 février, Pérès remet en cause l'existence de certaines colonies israéliennes.

Le 25 février, Baruch Goldstein, médecin de la colonie juive de Kyriat Arba et membre du mouvement extrémiste Kach, ouvre le feu à la mosquée Ibrahim ‚ le caveau des patriarches ‚ provoquant la mort de trente Palestiniens ; violences dans les territoires occupés ; gel de la négociation israélo-palestinienne.

Le 5 mars, 30 000 personnes manifestent à Tel-Aviv pour réclamer le départ immédiat des extrémistes juifs des territoires occupés.

Le 13 mars, les mouvements extrémistes israélien Kach et Kahane Ha sont mis hors-la-loi ; les forces de sécurité israéliennes pourront désormais " faire usage de leurs armes " contre des colons juifs qui, " sans que leur vie soit directement en danger ", ouvriraient le feu contre des Palestiniens.

Le 18 mars, le Conseil de sécurité condamne le massacre d'Hébron.

Le 28 mars, l'armée israélienne tue six militants du Fath dans la bande de Gaza.

Le 31 mars, cent soixante observateurs internationaux sont déployés à Hébron ; reprise des négociations entre Israël et l'OLP ; le déploiement des premiers éléments d'une police palestinienne à Gaza est envisagée.

Le 4 avril, quarante-six Palestiniens expulsés depuis 1967 sont autorisés à revenir.

Les 6 et 7 avril, quatre attentats sont revendiqués par le Hamas ; bouclage des territoires pendant une semaine.

Le 12 avril, les négociateurs israéliens et palestiniens se séparent au Caire sans Ítre parvenus à un accord global ; 9 000 policiers palestiniens se déploieront à Gaza et Jéricho.

Le 13 avril, un attentat contre un autobus fait six morts dans la gare routière d'Hadéra, au nord de Tel-Aviv ; le mÍme jour, Rabin déclare qu'il est prÍt à évacuer des colonies juives dans les territoires occupés en cas d'accord définitif avec l'OLP.

Le 19 avril, un responsable du Hamas, Moussa Abou Marzouk, propose à Israël une paix sous condition ; le mÍme jour, coup de filet de l'armée israélienne en Cisjordanie et à Gaza o˜ trois cents militants et sympathisants du Hamas sont arrÍtés.

Le 22 avril, les groupes armés du Fath et du Hamas concluent un accord mettant fin à leurs affrontements.

Le 29 avril, l'OLP et Israël signent à Paris un accord sur la définition de leurs futures relations économiques.

Le 4 mai, signature au Caire par Rabin et Arafat de l'Accord sur la première phase de l' " autogouvernement " à Gaza et à Jéricho.

Le 11 mai, la police palestinienne entre dans la bande de Gaza.

Le 12 mai, la Knesset approuve l'accord du Caire par cinquante-cinq voix contre zéro, la droite ayant quitté l'hémicycle.

Le 13 mai, l'armée israélienne remet les clés de Jéricho aux Palestiniens.

Le 7 juin, au terme deux jours de négociations à Washington, Israël et la Jordanie créent une commission chargée d'examiner les questions de frontières, de sécurité, de ressources en eau et d'environnement ; accord de principe pour la construction d'une route reliant la Jordanie, Israël et l'Egypte.

Entre le 1er et le 5 juillet, visite d'Arafat à Gaza et Jéricho ; le 12, il s'installe à Gaza.

Le 18 juillet, début des pourparlers de paix entre la Jordanie et Israël.

Du 18 au 20 juillet, série d'attentats antisémites à Buenos Aires (nonante-six morts), à Panama (vingt et un morts), et à Londres ; l'Iran est mis en accusation.

Le 25 juillet, signature à Washington de la Déclaration de non-belligérance entre Israël et la Jordanie.

Le 29 août, Accord de transfert à l'Autorité palestinienne d'un certain nombre de compétences civiles dans les territoires occupés.

Le 1er septembre, établissement de " bureaux de liaison " à Rabbat et Tel-Aviv entre Israël et le Maroc.

Le 30 septembre, les monarchies pétrolières du Golfe assouplissent le boycottage d'Israël.

Le 14 octobre, le prix Nobel de la paix est décerné conjointement à Arafat, Rabin et Pérès.

Le 17 octobre, Rabin et le Premier ministre jordanien Taher Masri paraphent à Amman l'Accord de paix entre les deux pays.

Le 20 octobre, un attentat du Hamas contre un autobus à Tel-Aviv fait vingt-trois morts et quarante-sept blessés.

Le 26 octobre, signature définitive du Traité de paix entre la Jordanie et Israël en présence du Président américain Bill Clinton.

Du 31 octobre au 6 décembre, Conférence économique de Casablanca.

En novembre, tension entre le Hamas et l'Autorité palestinienne.

Le 27 décembre, l'extension de la colonie israélienne d'Ephrat, au sud de Bethléem, provoque des heurts entre l'armée israélienne et des manifestants palestiniens.

1995 :

Le 1er janvier, émission du premier timbre palestinien.

Le 2 janvier, trois policiers palestiniens sont tués à Gaza par des soldats israéliens.

Le 13 janvier, affrontements israélo-palestiniens sur le chantier d'extension de la colonie d'Alei Zahav.

Le 22 janvier, opération suicide du Jihad islamique à Nétanya ; bilan : dix-neuf morts israéliens, essentiellement des militaires ; Rabin envisage une " séparation totale " entre Israéliens et Palestiniens ; bouclage des territoires palestiniens du 22 janvier au 25 mars.

Le 24 janvier, un des responsables du Jihad islamique, Cheikh Abdallah Chami, est arrÍté puis rel’ché par la police palestinienne.

Le 25 janvier, le Gouvernement israélien autorise le " renforcement " de la colonisation autour de Jérusalem.

Le 27 janvier, la radio d'Etat israélienne annonce la suspension de la deuxième phase du processus de paix.

Le 2 février, un sommet à quatre réuni au Caire Moubarak, le roi Hussein, Rabin et Arafat afin de " sauver le processus de paix de l'effondrement ".

Le 6 février, huit pays arabes (les six monarchies du Golfe, l'Egypte et la Syrie) mettent Israël en demeure de signer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Le 7 février, reprise au Caire des pourparlers israélo-palestiniens sur les conditions d'élection d'un Conseil palestinien dans les territoires autonomes.

Le 8 février, la police palestinienne appréhende une centaine de membres du FDLP.

Le 13 février, Accord à Jéricho entre l'OLP et Israël sur l'élection directe du Président de l'Autorité autonome palestinienne.

Le 22 février, le Conseil exécutif de l'OLP réaffirme son attachement au processus de paix et décide de lancer une action diplomatique.

Le 24 février, Rabin déclare : " L'élargissement de l'autonomie est lié à l'efficacité de l'OLP à lutter contre le terrorisme. ".

Le 31 mars, assassinat de Rouda Yassine, un des chefs militaires du Hezbollah, par un commando israélien.

Le 2 avril, plusieurs membres du Hamas sont tués par l'explosion d'une bombe à Gaza.

Le 5 avril, Israël place en orbite son premier satellite-espion, Ofek-3.

Le 9 avril, deux attaques à la voiture piégée, revendiquées par le Jihad islamique et le Hamas, causent la mort de sept Israéliens dont six militaires à Gaza.

Le 11 avril, l'Autorité palestinienne décide de désarmer les islamistes à Gaza.

Le 18 avril, mise en circulation des premiers passeports palestiniens.

Le 26 avril, retrait partiel des troupes israéliennes de trois bases en Cisjordanie.

Le 27 avril, saisie de terres palestiniennes à Jérusalem-Est (cinquante-trois hectares) destinées, après approbation du Gouvernement, à un projet de construction de 2 500 logements pour des Juifs.

Le 14 mai, selon un rapport de l'Institut israélien des droits de l'homme (Betselem), Israël a annexé depuis 1967 plus de 7 000 hectares de terres arabes à Jérusalem ; le 15, Rabin affirme que la construction du " Grand Israël " se poursuivra.

Le 17 mai, veto américain contre une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU invitant Israël à annuler l'expropriation de terres arabes à Jérusalem.

Le 22 mai, Rabin suspend provisoirement les expropriations de terres.

Le 28 mai, Pérès et Arafat annoncent leur intention de finaliser avant le 1er juillet un accord sur la deuxième phase de l'autonomie palestinienne ; Pérès affirme par ailleurs que le Golan est une " terre syrienne ".

Le 7 juin, le nouvel accord d'association entre Israël et l'Union européenne est ratifié par la Knesset.

Le 8 juin, scission au Likoud due à l'opposition entre Nétanyahou et David Lévy.

Le 15 juin, deux gardes de Yasser Arafat sont tués par des militaires israéliens.

En juillet, retard de plusieurs semaine pour l'extension de l'autonomie.

Le 8 juillet, nouveaux accrochages frontaliers au Liban avec Israël.

Le 25 juillet, une explosion dans un autobus à Ramat Gan dans la banlieue de Tel-Aviv provoque la mort de six personnes.

Le 30 juillet, les colons israéliens déclenchent la " guerre des collines " en occupant des terres palestiniennes.

Le 6 août, l'Autorité palestinienne ordonne la suspension des hebdomadaires du Hamas et du Jihad islamique.

Le 11 août, Arafat et Pérès paraphent à Taba un accord partiel sur la deuxième phase de l'autonomie palestinienne.

Le 22 août, cinq civils sont tués par l'explosion d'une bombe dans un autobus à Jérusalem.

Le 26 août, l'Institut israélien des droits de l'homme (Betselem) accuse le Shin Beth et les services de sécurité préventive palestinienne d'user de " méthodes brutales et de torture " et d'avoir entre eux un accord secret.

Le 27 août, accord sur le transfert à l'Autorité palestinienne des pouvoirs civils dans huit domaines : agriculture, commerce, industrie, assurances, travail et main-d'úuvre, affaires municipales, services postaux, carburants et statistiques.

Le 28 août, Israël ferme trois institutions palestiniennes à Jérusalem-Est.

Le 31 août, le Département américain du commerce inflige une amende à L'Oréal pour avoir participé au boycottage d'Israël.

Le 2 septembre, Kadhafi annonce l'expulsion des 30 000 Palestiniens vivant en Libye.

Le 10 septembre, devant la recrudescence des violences, le Gouvernement israéliens met en garde les colons d'extrÍme droite.

Le 27 septembre, un accord israélo-palestinien est signé à Taba prévoyant le redéploiement de l'armée israélienne hors des principales localités palestiniennes de Cisjordanie et l'organisation d'élections pour la mise en place d'un Conseil de l'autonomie.

Le 28 septembre, l'Accord de Taba (Oslo II) est signé solennellement à Washington.

Le 8 octobre, le retrait israélien de Cisjordanie et la libération de certains prisonniers palestiniens sont repoussés à fin octobre.

Du 11 au 15 octobre, neuf soldats israéliens sont tués par le Hezbollah au Liban-Sud.

Le 19 octobre, le Shin Beth reÁoit l'autorisation de poursuivre les " interrogatoires spéciaux ".

Le 24 octobre, le Congrès américain vote le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le 26 octobre, le chef du Jihad islamique, Fathi Chahaki, est assassiné à Malte.

Le 4 novembre, assassinat d' Itzhak Rabin.

Le 13 novembre, l'armée israélienne évacue Jénine.

Le 22 novembre, Pérès forme le nouveau gouvernement.

Le 26 novembre, des rabbins extrémistes prononcent une " flagellation de feu " - malédiction mortelle ‚ contre le ministre israélien de la Culture, Amnon Rubinstein.

Le 8 décembre, rencontre Pérès-Arafat ; annonce de la libération de 1 000 prisonniers palestiniens.

Le 11 décembre, évacuation de Naplouse par l'armée israélienne.

Le 18 décembre, Pérès annonce que la Syrie et Israël se sont mis d'accord sur neuf principes de négociations dans les pourparlers de paix.

Le 21 décembre, évacuation de Bethléem par l'armée israélienne ; le Hamas annonce qu'il boycottera les élections au Conseil de l'autonomie.

Le 23 décembre, autodissolution du " gouvernement " palestinien dans les territoires occupés.

Le 23 décembre, le patriarche grec-orthodoxe de Terre Sainte, Deodorus Ier, remet symboliquement à Yasser Arafat la garde des lieux saints grecs-orthodoxes de Jérusalem.

Le 27 décembre, début des pourparlers israélo-syriens à Washington ; l'armée israélienne évacue Ramallah, dernière grande ville occupée par Tsahal à l'exception de Hébron.

 
 
Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens (ASSP)
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