1990
:
Rétablissement
des relations diplomatiques entre les anciens Etats
communistes et Israël.
Le 14 janvier, Shamir déclare que la grande immigration
juive attendue nécessite un " Grand Israël ".
Le 30 janvier, début des combats entre l'armée de
Michel Aoun et les milices des Forces libanaises.
Le 4 février, huit touristes israéliens sont tués
au cours d'un attentat contre un autocar à Ismalia
en Egypte.
Du 13 février au 20 mars, crise ministérielle en Israël.
Le 28 février, le Secrétaire d'Etat américain Baker
conditionne l'octroi d'une aide civile supplémentaire
à Israël à l'engagement de mettre fin à la colonisation
dans les territoires occupés.
Le 7 avril, 120 000 personnes manifestent à Tel-Aviv
pour réclamer une réforme électorale.
Le 26 avril, dans l'impossibilité de former un nouveau
gouvernement, Shimon Pérès est remplacé par Shamir.
Du 20 au 25 mai, un Israélien tue sept Palestinien
à Rishon-le-Zion, près de Tel-Aviv ; explosion de
violence et répression ; Arafat demande l'envoi de
forces de l'ONU dans les territoires occupés.
Du 28 au 31 mai, le Sommet arabe de Bagdad prend un
tour anti-américain.
Le 30 mai, tentative d'infiltration d'un commando
palestinien en Israël ; les Américains réclament de
l'OLP la dénonciation du raid et l'exclusion de l'Organisation
du FLP.
Le 11 juin, la Knesset investit le nouveau Gouvernement
Shamir, le plus à droite de l'histoire du pays.
Le 20 juin, Washington suspend le dialogue avec l'OLP.
De juillet à août, Arafat tente de se poser en médiateur
dans le conflit avec le KoweÔt.
Le 2 août, les troupes irakiennes envahissent le KoweÔt
; le 7, envoi de troupes américaines en Arabie saoudite.
D'août à septembre, l'opinion publique des territoires
occupés se solidarise avec l'Irak.
Le 8 octobre, vingt et un Palestiniens sont tués par
l'armée israélienne sur l'esplanade des mosquées de
Jérusalem.
Les 13 et 14 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU
condamne les actes de violence commis par Israël ;
le Gouvernement israélien refuse l'envoi sur place
d'une commission d'enquÍte.
Le 24 octobre, les Etats-Unis s'associent au vote
d'une résolution déplorant l'attitude israélienne.
Le 5 novembre, le rabbin MeÔr Kahane, dirigeant du
mouvement juif extrémiste Kach, est assassiné à New
York.
Le 25 novembre, un soldat égyptien tue quatre Israéliens
près de Eilat.
Le 27 novembre, sévères accrochages israélo-palestiniens
au Sud-Liban.
Le 29 novembre, le Conseil de sécurité de l'ONU autorise
le recours à la force pour libérer le KoweÔt.
Le 1er décembre, Saddam Hussein lie toujours une négociation
sur le KoweÔt au règlement du problème palestinien.
Le 8 décembre, Arafat déclare : " La puissance militaire
irakienne est venue soutenir l'Intifada. ".
Le 14 décembre, trois Israéliens sont poignardés près
de Tel-Aviv.
Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte
avec l'accord des Etats-Unis une résolution sur la
sécurité des Palestiniens dans les territoires occupés.
Bilan de trois années de soulèvement palestinien :
sept cent soixante tués palestiniens, assassinats
de collaborateurs et dès 1990 attaques à l'arme blanche
d'Israéliens.
1991
:
Le
6 janvier, Shamir déclare que son pays ne sera pas
le premier à commencer une action militaire et qu'il
ne souhaite pas l'anéantissement de l'Irak.
Le 13 janvier, les quatre derniers otages du Silco
sont libérés en l'échange de celle du Palestinien
Nasser Sad, auteur d'un attentat contre des enfants
juifs en 1980.
Le 15 janvier, Abou Iyad est assassiné à Tunis ; les
territoires occupés connaissent un couvre-feu de quarante-deux
jours.
Le 17 janvier, début de la guerre du Golfe.
Le 18 janvier, début des tirs de missiles Scud sur
Tel-Aviv et Jaffa ; le mÍme jour, un communiqué de
l'OLP dénonce la " participation active " d'Israël
au conflit et souligne que la solution de la crise
passe par le règlement du problème palestinien.
Le 19 janvier, deuxième tir de missile Scud sur Tel-Aviv
; violente protestation de Damas ; les autorités israéliennes
accusent Paris d'avoir aidé l'Irak ; Londres expulse
le mÍme jour sept Palestiniens.
Le 20 janvier, l'OLP demande l'arrÍt de l'agression
au KoweÔt, mais reconnaÓt le droit à l'Irak de frapper
Israël ; les Etats-Unis font parvenir à Israël des
missiles Patriot et leurs servants ; première mission
opérationnelle de soldats américains en territoire
israélien.
Le 22 janvier, explosion d'un missile Scud sur un
quartier très peuplé de Tel-Aviv.
Le 25 janvier, l'imam de la grande mosquée de Jaffa
et son frère sont assassinés.
Le 27 février, libération du KoweÔt.
En mars, l'armée irakienne réprime durement les insurrections
chiite et kurde.
Le 6 mars, George Bush déclare : " Il est temps de
mettre un terme au conflit israélo-arabe. ".
Le 7 mars, représailles au KoweÔt contre les Palestiniens
résidant dans le pays et qui sont ensuite expulsés.
Du 8 au 16 mars, première tournée de James Baker au
Proche-Orient o˜ il rencontre à Jérusalem dix Palestiniens
" de l'intérieur ".
Le 18 mars, dans une interview au Figaro, Arafat se
déclare prÍt à un dialogue direct avec Israël " sous
le drapeau des Nations Unies ".
Le 28 mars, le Gouvernement libanais décide la dissolution
des milices.
Du 8 au 11 avril, deuxième tournée de James Baker
au Proche-Orient ; le secrétaire d'Etat américain
propose une conférence régionale (et non pas internationale)
sous l'égide des Etats-Unis et de l'URSS que Yasser
Arafat refuse.
Des 18 au 20 avril, troisième tournée de Baker au
Proche-Orient ; l'Egypte accepte de participer à une
conférence de paix.
Du 10 au 13 mai, tournée du ministre soviétique des
Affaires Etrangères, Alexandre Bessmertnykh, en Israël
et en Egypte o˜ il rencontre Baker (quatrième tournée
dans la région). le Secrétaire d'Etat américain déclare
le 23 mai que le principal obstacle à la paix se trouve
dans la poursuite des implantations juives dans les
territoires occupés.
Le 22 mai, signature d'un traité de " coopération
et de coordination " entre la Syrie et le Liban ;
le Gouvernement israélien condamne l' " annexion du
Liban par la Syrie ".
Le 24 mai, mise en place par Israël d'un pont aérien
destiné à évacuer d'Ethiopie 18 000 falachas ; le
mÍme jour, le Gouvernement israélien accepte le principe
d'un échange de prisonniers palestiniens contre la
libération des otages occidentaux au Liban.
Du 3 au 5 juin, important raid israélien contre des
bases palestiniennes, le plus violent depuis 1982
; Washington demande à Israël de faire preuve de "
retenue ".
Du 1er au 5 juillet, l'armée libanaise continue à
se déployer dans le Sud, o˜ ont lieu de violents affrontements
avec l'OLP.
Le 14 juillet, le Président syrien Hafez El Assad
accepte le principe d'une conférence de paix.
Du 18 au 22 juillet, cinquième tournée de James Baker
au Proche-Orient.
Du 1er au 5 août, sixième mission de Baker au Proche-Orient
qui obtient l'accord des Israéliens et des Palestiniens
pour la tenue d'une conférence de paix ; le voyage
se termine au Maghreb afin de résoudre le problème
de la représentation palestinienne.
Le 6 septembre, Israël demande aux Etats-Unis dix
milliards de garanties bancaires ; Bush fait différer
la réponse.
Du 16 au 20 septembre, septième tournée de Baker au
Proche-Orient et mise au point des lettres d'assurance
devant des participants.
Du 23 au 28 septembre, vingtième CNP octroyant à Yasser
Arafat un mandat pour négocier les termes d'une conférence
de paix.
Du 13 au 18 octobre, huitième tournée de Baker au
Proche-Orient ; l'OLP accepte la constitution d'une
délégation jordano-palestinienne ; Le 18, James Baker
et Boris Pankine, ministre russe des Affaires Etrangères,
annoncent conjointement qu'une conférence s'ouvrira
le 30 octobre à Madrid.
Le 19 octobre, première rencontre depuis 1983 entre
Arafat et Hafez El Assad.
Du 30 octobre au 3 novembre, Conférence de Madrid.
Du au 18 décembre, reprise des négociations à Washington
qui se soldent par un échec.
Le 16 décembre, l'Assemblée générale de l'ONU approuve
à une large majorité l'abrogation de la résolution
du 10 novembre 1975 assimilant le sionisme au racisme.
1992
:
Les
13 au 14 janvier, reprise à Washington des conversations
bilatérales israélo-arabes ; échec sur le problème
des colons juifs de Cisjordanie.
Les 28 et 29 janvier, reprise des négociations à Moscou
: absence des Palestiniens, des Syriens et des Libanais.
En février, Baker précise que les garanties bancaires
ne seront accordées qu'après le gel de la colonisation.
Le 13 février, devant la Commission des droits de
l'homme, Arafat accuse les Israéliens d' " avoir établi
pour les Palestiniens des camps de concentration comparables
à ceux des nazis ".
Le 17 mars, les négociations bilatérales piétinent
; Israël déclare renoncer aux garanties bancaires
américaines plutÙt que d'arrÍter la colonisation en
Cisjordanie et à Gaza.
Le 7 avril, Arafat sort indemne d'un accident d'avion
dans le désert libyen.
Le 27 avril, les négociations bilatérales reprennent
à Washington.
Le 23 juin, les élections législatives en Israël donnent
la victoire aux travaillistes ; Itzhak Rabin devient
Premier ministre.
Le 16 juillet, Rabin annonce un gel partiel de la
colonisation des territoires occupés.
Le 5 août, Israël suspend la colonisation " privée
" en Cisjordanie et à Gaza.
Le 12 août, George Bush accorde les garanties bancaires.
Le 10 septembre, Rabin se déclare prÍt à négocier
un retrait partiel du Golan en échange d'une paix
totale avec la Syrie ; des organisations humanitaires
dressent un bilan de l'Intifada depuis le 9 décembre
1987 : 1 116 Palestiniens tués dont 223 de moins de
dix-sept ans, plus de 20 000 blessés par balles et
15 000 Palestiniens emprisonnés dans les prisons israéliennes
; cÙté israélien : 33 soldats et 44 civils tués, 4
426 soldats et 1 735 civils blessés.
Le 3 novembre, Bill Clinton est élu Président des
Etats-Unis.
Le 17 décembre, un garde-frontière israélien est tué
par le mouvement islamiste Hamas ; Israël expulse
vers le Liban quatre cent quinze " fondamentalistes
" ; l'ONU condamne Israël le 18.
1993 :
En
janvier, début des contacts secrets ente Israël et
l'OLP en Norvège.
Le 1er janvier, selon l'Agence juive, 400 455 Juifs
en provenance de l'ex-URSS sont venus s'installer
en Israël depuis décembre 1989.
Le 19 janvier, abrogation par la Knesset de la loi
du 6 août 1986 interdisant tout contact avec l'OLP.
Le 20 janvier, Arafat s'adresse pour la première fois
directement aux Israéliens dans un message téléphonique
retransmis par la télévision d'Etat ; il appelle à
" une rencontre de braves pour faire une paix de braves
".
Le 1er février, Rabin décide de rapatrier une centaine
des quatre cent quinze Palestiniens expulsés en décembre
1992 et fixe à un an la durée du bannissement des
autres.
Le 16 mars, le ministre syrien des Affaires Etrangères
Farouk el Charah déclare que son pays est prÍt à une
paix durable avec Israël en échange d'un retrait total
des territoires occupés.
Le 9 avril, les autorités israéliennes acceptent l'intégration
de FayÁal Husseini, No 1 de l'OLP dans les territoires
occupés, dans la délégation palestinienne aux négociations
de paix.
Le 30 avril, les négociations multilatérales reprennent
à Washington ; le Gouvernement israélien autorise
le retour de trente Palestiniens bannis à vie dans
les années septante.
Le 2 mai, Israël admet le principe de la participation
des habitants de Jérusalem-Est à des élections dans
les territoires occupés.
Du 14 au 30 juin, dixième session des négociations
bilatérales à Washington.
En juillet, opposition entre la délégation palestinienne
à Washington et l'OLP ; progression de la négociation
secrète d'Oslo ; intervention militaire israélienne
massive au Liban-Sud.
Le 26 août, Pérès annonce qu'Israël est disposé à
se retirer militairement de Gaza et de Jéricho ‚ "
option Gaza-Jéricho ".
Le 30 août, Rabin rend publique les négociations secrètes
avec l'OLP ; la Knesset approuve le projet d' " accord
transitoire et intérimaire " prévoyant la mise en
place d'un régime d'autonomie dans les territoires
occupés en application des résolutions 242 et 338
de l'ONU ; Pérès déclare qu'Israël peut reconnaÓtre
l'OLP à condition que celle-ci renonce aux passages
de sa Charte appelant à l'extermination de l'Etat
juif ; approbation des Etats-Unis.
Le 9 septembre, reconnaissance mutuelle entre Israël
et l'OLP.
Le 13 septembre, signature à Washington de la Déclaration
de principe (Oslo I).
Le 14 septembre, accord entre Israël et la Jordanie
sur l'ordre du jour de futures négociations.
Le 23 septembre, la Knesset ratifie par soixante et
une voix contre cinquante et huit abstentions la reconnaissance
de l'OLP et la Déclaration de principe ; selon un
sondage, les deux tiers des Palestiniens approuvent
l'accord.
Le 25 septembre, assassinat par le Hamas d'un Israélien
près de Tel-Aviv ; le Fath a quant à lui reÁu l'ordre
de cesser les hostilités.
Le 1er octobre, Conférence internationale à Washington
pour le financement de l'autorité palestinienne.
Le 6 octobre, rencontre au Caire entre Rabin et Arafat
; le chef de la diplomatie palestinienne, Farouk Kaddoumi,
se rallie à la Déclaration de principe.
Le 11 octobre, le Comité central de l'OLP ratifie
la Déclaration de principe par soixante-trois voix
contre huit et neuf abstentions.
Le 13 octobre, mise en place d'un comité de liaison
entre Israël et l'OLP.
Le 21 octobre, un proche de Yasser Arafat est assassiné
à Gaza.
Le 25 octobre, libération d'environ sept cents prisonniers
palestiniens.
Le 12 novembre, les autorités israéliennes somment
Arafat de combattre le terrorisme après le meurtre
d'un Israélien, le 29 octobre, attribué à un membre
de l'OLP.
Le 23 novembre, Taher Masri, partisan de la paix avec
Israël, est élu Président de la Chambre des députés.
Le 24 novembre, le chef des commandos du Hamas, Imad
Akhel, est tué par des soldats israéliens ; flambée
de violence à Gaza.
Le 29 novembre, les " faucons du Fath " annoncent
la reprise de la lutte contre Israël ; manifestations
à Gaza.
Le 1er décembre, manifestations de colons juifs en
Cisjordanie après le meurtre de deux d'entre eux.
Le 13 décembre, échec du Sommet Rabin-Arafat ; les
négociations achoppent sur le problème des points
de passage vers la Jordanie et l'Egypte ; le retrait
de l'armée israélienne de Gaza et de Jéricho est retardé.
Le 15 décembre, cent nonante-sept des quatre cent
quinze Palestiniens expulsés en décembre 1992 sont
autorisés à revenir dans les territoires occupés.
Le 30 décembre, Accord fondamental entre Israël et
le Vatican.
1994 :
Le
3 janvier, Nétanyahou, le chef du Likoud, affirme
qu'il n'a aucunement l'intention de respecter l'accord
avec l'OLP en cas de victoire de son parti aux prochaines
élections.
Le 16 janvier, Sommet syro-américain à Genève entre
Hafez El Assad et Clinton ; la Syrie accepterait la
signature d'un accord avec Israël en échange d'un
retrait total du Golan, le 17, Rabin annonce l'organisation
d'un référendum en cas de retrait significatif du
Golan.
Le 3 février, les Etats-Unis et l'OLP signent un accord
portant sur la construction de logements sociaux dans
la bande de Gaza.
Le 9 février, Israël et l'OLP signent au Caire un
accord partiel sur " les questions de sécurité " et
sur les points de passage avec l'Egypte et la Jordanie.
Le 11 février, Pérès remet en cause l'existence de
certaines colonies israéliennes.
Le 25 février, Baruch Goldstein, médecin de la colonie
juive de Kyriat Arba et membre du mouvement extrémiste
Kach, ouvre le feu à la mosquée Ibrahim ‚ le caveau
des patriarches ‚ provoquant la mort de trente Palestiniens
; violences dans les territoires occupés ; gel de
la négociation israélo-palestinienne.
Le 5 mars, 30 000 personnes manifestent à Tel-Aviv
pour réclamer le départ immédiat des extrémistes juifs
des territoires occupés.
Le 13 mars, les mouvements extrémistes israélien Kach
et Kahane Ha sont mis hors-la-loi ; les forces de
sécurité israéliennes pourront désormais " faire usage
de leurs armes " contre des colons juifs qui, " sans
que leur vie soit directement en danger ", ouvriraient
le feu contre des Palestiniens.
Le 18 mars, le Conseil de sécurité condamne le massacre
d'Hébron.
Le 28 mars, l'armée israélienne tue six militants
du Fath dans la bande de Gaza.
Le 31 mars, cent soixante observateurs internationaux
sont déployés à Hébron ; reprise des négociations
entre Israël et l'OLP ; le déploiement des premiers
éléments d'une police palestinienne à Gaza est envisagée.
Le 4 avril, quarante-six Palestiniens expulsés depuis
1967 sont autorisés à revenir.
Les 6 et 7 avril, quatre attentats sont revendiqués
par le Hamas ; bouclage des territoires pendant une
semaine.
Le 12 avril, les négociateurs israéliens et palestiniens
se séparent au Caire sans Ítre parvenus à un accord
global ; 9 000 policiers palestiniens se déploieront
à Gaza et Jéricho.
Le 13 avril, un attentat contre un autobus fait six
morts dans la gare routière d'Hadéra, au nord de Tel-Aviv
; le mÍme jour, Rabin déclare qu'il est prÍt à évacuer
des colonies juives dans les territoires occupés en
cas d'accord définitif avec l'OLP.
Le 19 avril, un responsable du Hamas, Moussa Abou
Marzouk, propose à Israël une paix sous condition
; le mÍme jour, coup de filet de l'armée israélienne
en Cisjordanie et à Gaza o˜ trois cents militants
et sympathisants du Hamas sont arrÍtés.
Le 22 avril, les groupes armés du Fath et du Hamas
concluent un accord mettant fin à leurs affrontements.
Le 29 avril, l'OLP et Israël signent à Paris un accord
sur la définition de leurs futures relations économiques.
Le 4 mai, signature au Caire par Rabin et Arafat de
l'Accord sur la première phase de l' " autogouvernement
" à Gaza et à Jéricho.
Le 11 mai, la police palestinienne entre dans la bande
de Gaza.
Le 12 mai, la Knesset approuve l'accord du Caire par
cinquante-cinq voix contre zéro, la droite ayant quitté
l'hémicycle.
Le 13 mai, l'armée israélienne remet les clés de Jéricho
aux Palestiniens.
Le 7 juin, au terme deux jours de négociations à Washington,
Israël et la Jordanie créent une commission chargée
d'examiner les questions de frontières, de sécurité,
de ressources en eau et d'environnement ; accord de
principe pour la construction d'une route reliant
la Jordanie, Israël et l'Egypte.
Entre le 1er et le 5 juillet, visite d'Arafat à Gaza
et Jéricho ; le 12, il s'installe à Gaza.
Le 18 juillet, début des pourparlers de paix entre
la Jordanie et Israël.
Du 18 au 20 juillet, série d'attentats antisémites
à Buenos Aires (nonante-six morts), à Panama (vingt
et un morts), et à Londres ; l'Iran est mis en accusation.
Le 25 juillet, signature à Washington de la Déclaration
de non-belligérance entre Israël et la Jordanie.
Le 29 août, Accord de transfert à l'Autorité palestinienne
d'un certain nombre de compétences civiles dans les
territoires occupés.
Le 1er septembre, établissement de " bureaux de liaison
" à Rabbat et Tel-Aviv entre Israël et le Maroc.
Le 30 septembre, les monarchies pétrolières du Golfe
assouplissent le boycottage d'Israël.
Le 14 octobre, le prix Nobel de la paix est décerné
conjointement à Arafat, Rabin et Pérès.
Le 17 octobre, Rabin et le Premier ministre jordanien
Taher Masri paraphent à Amman l'Accord de paix entre
les deux pays.
Le 20 octobre, un attentat du Hamas contre un autobus
à Tel-Aviv fait vingt-trois morts et quarante-sept
blessés.
Le 26 octobre, signature définitive du Traité de paix
entre la Jordanie et Israël en présence du Président
américain Bill Clinton.
Du 31 octobre au 6 décembre, Conférence économique
de Casablanca.
En novembre, tension entre le Hamas et l'Autorité
palestinienne.
Le 27 décembre, l'extension de la colonie israélienne
d'Ephrat, au sud de Bethléem, provoque des heurts
entre l'armée israélienne et des manifestants palestiniens.
1995 :
Le
1er janvier, émission du premier timbre palestinien.
Le 2 janvier, trois policiers palestiniens sont tués
à Gaza par des soldats israéliens.
Le 13 janvier, affrontements israélo-palestiniens
sur le chantier d'extension de la colonie d'Alei Zahav.
Le 22 janvier, opération suicide du Jihad islamique
à Nétanya ; bilan : dix-neuf morts israéliens, essentiellement
des militaires ; Rabin envisage une " séparation totale
" entre Israéliens et Palestiniens ; bouclage des
territoires palestiniens du 22 janvier au 25 mars.
Le 24 janvier, un des responsables du Jihad islamique,
Cheikh Abdallah Chami, est arrÍté puis rel’ché par
la police palestinienne.
Le 25 janvier, le Gouvernement israélien autorise
le " renforcement " de la colonisation autour de Jérusalem.
Le 27 janvier, la radio d'Etat israélienne annonce
la suspension de la deuxième phase du processus de
paix.
Le 2 février, un sommet à quatre réuni au Caire Moubarak,
le roi Hussein, Rabin et Arafat afin de " sauver le
processus de paix de l'effondrement ".
Le 6 février, huit pays arabes (les six monarchies
du Golfe, l'Egypte et la Syrie) mettent Israël en
demeure de signer le Traité de non-prolifération nucléaire
(TNP).
Le 7 février, reprise au Caire des pourparlers israélo-palestiniens
sur les conditions d'élection d'un Conseil palestinien
dans les territoires autonomes.
Le 8 février, la police palestinienne appréhende une
centaine de membres du FDLP.
Le 13 février, Accord à Jéricho entre l'OLP et Israël
sur l'élection directe du Président de l'Autorité
autonome palestinienne.
Le 22 février, le Conseil exécutif de l'OLP réaffirme
son attachement au processus de paix et décide de
lancer une action diplomatique.
Le 24 février, Rabin déclare : " L'élargissement de
l'autonomie est lié à l'efficacité de l'OLP à lutter
contre le terrorisme. ".
Le 31 mars, assassinat de Rouda Yassine, un des chefs
militaires du Hezbollah, par un commando israélien.
Le 2 avril, plusieurs membres du Hamas sont tués par
l'explosion d'une bombe à Gaza.
Le 5 avril, Israël place en orbite son premier satellite-espion,
Ofek-3.
Le 9 avril, deux attaques à la voiture piégée, revendiquées
par le Jihad islamique et le Hamas, causent la mort
de sept Israéliens dont six militaires à Gaza.
Le 11 avril, l'Autorité palestinienne décide de désarmer
les islamistes à Gaza.
Le 18 avril, mise en circulation des premiers passeports
palestiniens.
Le 26 avril, retrait partiel des troupes israéliennes
de trois bases en Cisjordanie.
Le 27 avril, saisie de terres palestiniennes à Jérusalem-Est
(cinquante-trois hectares) destinées, après approbation
du Gouvernement, à un projet de construction de 2
500 logements pour des Juifs.
Le 14 mai, selon un rapport de l'Institut israélien
des droits de l'homme (Betselem), Israël a annexé
depuis 1967 plus de 7 000 hectares de terres arabes
à Jérusalem ; le 15, Rabin affirme que la construction
du " Grand Israël " se poursuivra.
Le 17 mai, veto américain contre une résolution du
Conseil de sécurité de l'ONU invitant Israël à annuler
l'expropriation de terres arabes à Jérusalem.
Le 22 mai, Rabin suspend provisoirement les expropriations
de terres.
Le 28 mai, Pérès et Arafat annoncent leur intention
de finaliser avant le 1er juillet un accord sur la
deuxième phase de l'autonomie palestinienne ; Pérès
affirme par ailleurs que le Golan est une " terre
syrienne ".
Le 7 juin, le nouvel accord d'association entre Israël
et l'Union européenne est ratifié par la Knesset.
Le 8 juin, scission au Likoud due à l'opposition entre
Nétanyahou et David Lévy.
Le 15 juin, deux gardes de Yasser Arafat sont tués
par des militaires israéliens.
En juillet, retard de plusieurs semaine pour l'extension
de l'autonomie.
Le 8 juillet, nouveaux accrochages frontaliers au
Liban avec Israël.
Le 25 juillet, une explosion dans un autobus à Ramat
Gan dans la banlieue de Tel-Aviv provoque la mort
de six personnes.
Le 30 juillet, les colons israéliens déclenchent la
" guerre des collines " en occupant des terres palestiniennes.
Le 6 août, l'Autorité palestinienne ordonne la suspension
des hebdomadaires du Hamas et du Jihad islamique.
Le 11 août, Arafat et Pérès paraphent à Taba un accord
partiel sur la deuxième phase de l'autonomie palestinienne.
Le 22 août, cinq civils sont tués par l'explosion
d'une bombe dans un autobus à Jérusalem.
Le 26 août, l'Institut israélien des droits de l'homme
(Betselem) accuse le Shin Beth et les services de
sécurité préventive palestinienne d'user de " méthodes
brutales et de torture " et d'avoir entre eux un accord
secret.
Le 27 août, accord sur le transfert à l'Autorité palestinienne
des pouvoirs civils dans huit domaines : agriculture,
commerce, industrie, assurances, travail et main-d'úuvre,
affaires municipales, services postaux, carburants
et statistiques.
Le 28 août, Israël ferme trois institutions palestiniennes
à Jérusalem-Est.
Le 31 août, le Département américain du commerce inflige
une amende à L'Oréal pour avoir participé au boycottage
d'Israël.
Le 2 septembre, Kadhafi annonce l'expulsion des 30
000 Palestiniens vivant en Libye.
Le 10 septembre, devant la recrudescence des violences,
le Gouvernement israéliens met en garde les colons
d'extrÍme droite.
Le 27 septembre, un accord israélo-palestinien est
signé à Taba prévoyant le redéploiement de l'armée
israélienne hors des principales localités palestiniennes
de Cisjordanie et l'organisation d'élections pour
la mise en place d'un Conseil de l'autonomie.
Le 28 septembre, l'Accord de Taba (Oslo II) est signé
solennellement à Washington.
Le 8 octobre, le retrait israélien de Cisjordanie
et la libération de certains prisonniers palestiniens
sont repoussés à fin octobre.
Du 11 au 15 octobre, neuf soldats israéliens sont
tués par le Hezbollah au Liban-Sud.
Le 19 octobre, le Shin Beth reÁoit l'autorisation
de poursuivre les " interrogatoires spéciaux ".
Le 24 octobre, le Congrès américain vote le transfert
de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.
Le 26 octobre, le chef du Jihad islamique, Fathi Chahaki,
est assassiné à Malte.
Le 4 novembre, assassinat d' Itzhak Rabin.
Le 13 novembre, l'armée israélienne évacue Jénine.
Le 22 novembre, Pérès forme le nouveau gouvernement.
Le 26 novembre, des rabbins extrémistes prononcent
une " flagellation de feu " - malédiction mortelle
‚ contre le ministre israélien de la Culture, Amnon
Rubinstein.
Le 8 décembre, rencontre Pérès-Arafat ; annonce de
la libération de 1 000 prisonniers palestiniens.
Le 11 décembre, évacuation de Naplouse par l'armée
israélienne.
Le 18 décembre, Pérès annonce que la Syrie et Israël
se sont mis d'accord sur neuf principes de négociations
dans les pourparlers de paix.
Le 21 décembre, évacuation de Bethléem par l'armée
israélienne ; le Hamas annonce qu'il boycottera les
élections au Conseil de l'autonomie.
Le 23 décembre, autodissolution du " gouvernement
" palestinien dans les territoires occupés.
Le 23 décembre, le patriarche grec-orthodoxe de Terre
Sainte, Deodorus Ier, remet symboliquement à Yasser
Arafat la garde des lieux saints grecs-orthodoxes
de Jérusalem.
Le 27 décembre, début des pourparlers israélo-syriens
à Washington ; l'armée israélienne évacue Ramallah,
dernière grande ville occupée par Tsahal à l'exception
de Hébron.