1986
:
Le
1er janvier, introduction en Israël d'un shekel lourd,
valant 1 000 anciens shekels.
En janvier, Pérès tente de réaliser son option jordanienne.
Le 4 février, interception par la chasse israélienne
d'un avion civil libyen au-dessus de la Méditerranée
; l'appareil qui ne transporte aucun responsable palestinien
est autorisé à repartie pour Damas.
Le 14 février, attentat du FDPLP contre un autobus
dans la banlieue de Tel-Aviv.
Des 17 au 22 février, enlèvement au Liban-Sud de deux
militaires israéliens dont l'un est exécuté ; vaste
opération de ratissage israélienne.
Le 19 février, le roi Hussein de Jordanie annonce
la fin de la ´ coordination politique ª entre Amman
et l'OLP, cette dernière refusant de souscrire aux
résolutions 242 et 338 de l'ONU.
Le 2 mars, le maire de Naplouse Zafer el Masri, désigné
par Israël mais bénéficiant du soutien de l'OLP et
de la Jordanie, est assassiné ; vaste mouvement de
protestation dans les territoires occupés.
Le 24 mars, Rabin déclare : ´ le plateau du Golan
fait et demeurera partie intégrante du territoire
israélien ª.
Le 8 avril, Pérès déclare devant le Congrès du Parti
travailliste : ´ Israël reconnaÓt les Palestiniens
en tant que nation ª.
Le 7 juillet, le Gouvernement jordanien ordonne la
fermeture de vingt-cinq bureaux de l'OLP à Amman et
l'expulsion d'Abou Jihad, le No 2 du Fath.
Le 6 août, la Knesset adopte une loi antiraciste et
une autre interdisant, sous peine d'emprisonnement,
tout contact avec des dirigeants de l'OLP.
Les 11 et 12 septembre, conclusion d'un accord entre
Israël et l'Egypte sur le litige frontalier de Taba
; Pérès, toujours Premier ministre israélien, accepte
le principe d'une conférence internationale sur le
Proche-Orient.
Le 22 septembre, adoption par le Conseil de sécurité
d'une résolution demandant le retrait d'Israël de
la totalité du Liban et le redéploiement de la FINUL
le long de la frontière séparant les deux pays.
Le 28 septembre, Israël nomme trois maires hostiles
à l'OLP en Cisjordanie.
Le 15 octobre, attentat à la grenade près du Mur des
lamentations revendiqué par l'OLP ; raid aérien de
représailles sur un camp de Palestiniens au Liban-Sud.
Conformément à l'accord d'alternance de septembre
1984, Shamir succède le 20 octobre à Pérès en tant
que Premier ministre ; Shamir déclare : ´ La colonisation
dans toutes les parties d'Eretz Israël est l'une des
valeurs suprÍmes du sionisme. Nous ne ferons pas de
différence entre une partie ou une autre. De mÍme
qu'il n'y a qu'un seul peuple d'Israël, il n'existe
qu'un seul peuple d'Israël. ª.
Le 4 décembre, deux étudiants palestiniens sont mortellement
blessés à l'université de Bir-Zeit.
1987
:
Durant
toute l'année, violents combats entre chiites et Palestiniens
au Liban.
En janvier, Israël accuse les chrétiens libanais de
s'Ítre alliés avec les Palestiniens de l'OLP.
En février, l'armée syrienne revient à Beyrouth-Ouest.
Le 25 mars, quatre personnalités palestiniennes et
deux députés israéliens dont Abba Eban cosignent un
appel en faveur de la paix.
Des 20 au 26 avril, dix-huitième CNP scellant la réconciliation
des principales tendances de l'OLP autour de Yasser
Arafat et abrogeant définitivement l'accord jordano-palestinien
du 11 février 1985.
En avril et en mai, intervention navale occidentale
dans le Golfe afin d'assurer la circulation des pétroliers.
En mai, opposition Pérès-Shamir sur le projet de convocation
d'une conférence internationale.
Le 1er mai, raid israélien contre le camp palestinien
de Myeh-Ayeh o˜ cinq permanences de l'OLP y sont détruites.
Le 21 mai, le Parlement libanais annule les accords
du Caire de 1969.
Le 24 juin, grève générale massive dans les territoires
occupés.
Le 5 septembre, raid de l'aviation israélienne sur
le camp palestinien d'AÔn Héloué.
Le 11 septembre, fin de la guerre des camps qui oppose
depuis vingt-huit mois Palestiniens et miliciens d'Amal
; bilan estimatif : 2 000 morts.
Le 29 septembre, Pérès plaide à l'ONU pour la réunion
d'une conférence internationale ; Shamir l'accuse
d'avoir voulu ´ impliquer la diaspora américaine dans
le débat politique israélien ª.
En octobre, les représentants politiques palestiniens
de l'intérieur refusent de rencontrer le Secrétaire
d'Etat américain Schultz qu'ils accusent de vouloir
ignorer l'existence de l'OLP.
Le 8 novembre, la cellule terroriste Abou Nidal revendique
l'arraisonnement d'un bateau de plaisance, le Silco.
Le 25 novembre, six soldats israéliens sont tués par
un commando palestinien venu en ULM depuis le Liban.
Le 9 décembre, début de l'Intifada qui marque le début
de la ´ guerre des pierres ª
1988
:
Durant
toute l'année, permanence du soulèvement palestinien.
En janvier, apparition d'un commandement unifié du
soulèvement.
Le 2 janvier, raid israélien contre des positions
palestiniennes.
Des 5 au 8 janvier, le Gouvernement israélien expulse
des militants palestiniens ; vote hostile à Israël
au Conseil de sécurité auquel les Etats-Unis s'associent
pour la première fois depuis cinq ans.
Le 15 janvier, affrontements à la mosquée Al-Aqsa
de Jérusalem et dans laquelle l'armée israélienne
pénètrent pour la première fois.
Le 16 janvier, le dirigeant d'Amal, Nabih Berri, annonce
la levée totale du siège des camps palestiniens au
Liban.
Dès le 18 janvier, mise en place du blocus militaire
et économique des camps de réfugiés palestiniens de
Cisjordanie et de Gaza.
Le 22 février, la Commission des droits de l'homme
de l'ONU condamne Israël pour génocide dans les territoires
occupés.
En mars, opération de l'armée irakienne contre la
révolte kurde entraÓnant des milliers de morts.
Le 4 mars, plan Schultz.
Le 10 mars, affrontements entre colons juifs et Palestiniens
à Hébron.
Le 14 mars, rejet du plan Schultz par le Premier ministre
israélien Shamir.
Le 6 avril, affrontements entre colons juifs et Palestiniens
à Elon-Moreh.
Le 16 avril, assassinat du No 2 de l'OLP, Abou Jihad,
par un commando israélien ; manifestations dans les
territoires occupés.
Le 25 avril, entretien Arafat-Hafez El Assad après
six ans de brouille.
Du 2 au 4 mai, importante opération de ratissage israélien
au Liban-Sud et affrontements avec le Hezbollah à
Madoun.
Des 9 au 12 mai, les autorités israéliennes distribuent
de nouvelles cartes d'identité aux habitants de Gaza
qui est déclarée zone militaire ; couvre-feu dans
plusieurs localités de Cisjordanie.
Des 7 au 9 juin, le quatrième Congrès extraordinaire
de la Ligue arabe apporte son soutien à l'Intifda.
Des 11 juin au 8 juillet, nouvelle guerre des camps
à Borj-el-Barajneh et Chatila au Liban ; les deux
camps tombent aux mains des dissidents pro-syriens
et sont évacués par les ´ arafistes ª.
Le 16 juin, document Abou Charif.
Le 31 juillet, le roi Hussein de Jordanie renonce
aux prétentions jordaniennes sur la Cisjordanie.
Le 20 août, cessez-le-feu et fin de la guerre Iran-Irak.
Le 14 septembre, Arafat se rend à Strasbourg à l'invitation
des socialistes du Parlement européen.
Le 17 septembre, utilisation de nouvelles balles en
plastique par l'armée israélienne dans les territoires
occupés.
Le 22 septembre, fin du mandat d'Amin Gemayel au Liban
; Michel Aoun se désigne comme successeur.
Des 19 au 21 octobre, sept soldats israéliens sont
tués dans la zone de sécurité au Liban ; raid de représailles
contre le Hezbollah.
Le 1er novembre, élections législatives en Israël
au terme desquelles la formule de grande coalition
est reconduite avec pour Premier ministre Shamir.
Le 8 novembre, George Bush est élu Président des Etats-Unis.
Des 12 au 16 novembre, dix-neuvième CNP à Alger au
cours duquel l'OLP reconnaÓt les résolutions 242 et
338, reconnaissant également implicitement l'Etat
d'Israël.
Le 26 novembre, les Etats-Unis refusent un visa à
Yasser Arafat, l'empÍchant ainsi de venir s'exprimer
devant l'Assemblée générale des Nations Unies.
Le 7 décembre, Arafat qui se trouve à Stockholm affirme
que par la résolution adoptée à Alger ´ le CNP a accepté
deux Etats, un Etat palestinien et un Etat juif ª.
Des 14 au 16 décembre, Assemblée générale de l'ONU
se tenant à Genève à l'occasion de laquelle Arafat
dénonce le terrorisme, reconnaÓt Israël et les résolutions
242 et 338 ; le 14, les Etats-Unis accepte le dialogue
avec l'OLP.
Le 19 décembre, l'accord entre travaillistes et le
Likoud prévoit de nouvelles implantations dans les
territoires occupés, s'oppose à la création d'un Etat
palestinien et exclut tout dialogue avec l'OLP.
Le 24 décembre, plusieurs milliers de personnes manifestent
à Tel-Aviv en faveur d'un dialogue avec l'OLP.
A la fin de l'année, le bilan officiel israélien pour
une année d'Intifada donne les chiffres suivants :
340 tués, 7 000 blessés, 26 000 arrestations et 5
600 détenus.
1989
:
De
janvier à mars, renforcement du dialogue entre Israël
et l'URSS.
Bilan du soulèvement palestinien pour le premier trimestre
de l'année : quarante-six morts.
Le 14 mars, le Secrétaire d'Etat américain James Baker
déclare qu'Israël devrait parler avec l'OLP ou au
moins à des représentants de l'OLP pour garantir la
paix.
Le 26 mars, Arafat est nommé Président de l'Etat palestinien
par le Comité exécutif de l'OLP.
Le 6 avril, plan Shamir.
Le 2 mai, Arafat en visite officielle en France déclare
la charte de l'OLP ´ caduque ª.
Le 5 mai, le Premier ministre iranien Rafsandjani
appelle les Palestiniens ´ à tuer des Américains,
des Britanniques ou des FranÁais ª.
Des 15 au 21 mai, la bande de Gaza est totalement
isolée et placée sous couvre-feu ; expéditions punitives
des colons israéliens dans l'ensemble des territoires
occupés.
Du 23 au 26 mai, Conférence de la Ligue arabe à Casablanca
qui apporte son soutien à Arafat et réintègre l'Egypte.
Du 3 au 6 août, le cinquième Congrès du Fath à Tunis
conforte la position de Yasser Arafat et appelle à
l'intensification de l'Intifada.
Le 11 septembre, le Président égyptien Moubarak propose
un plan de paix en dix points qui est finalement rejeté
par le Gouvernement israélien.
Le 10 octobre, plan Baker prévoyant l'organisations
d'élections dans les territoires occupés.
Le 22 octobre, Accord de Taef sur la réforme constitutionnelle
au Liban.
Le 5 novembre, le Premier ministre israélien Shamir
accepte avec réticence l'idée d'un dialogue avec les
Palestiniens.
Le 30 décembre, le ministre de la Science, Ezer Weizman,
est licencié du Gouvernement à cause de contacts pris
avec l'OLP.
Bilan après deux ans d'Intifada : six cent vingt-cinq
morts cÙté palestinien ‚ moyenne d'’ge dix-huit ans
et demi ‚ et dix-neuf cÙté israélien.