Chronologie
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1869
- 1918
1919 - 1932
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1967 - 1974
1975 - 1985
1986 - 1989
1990 - 1995
1996 - 1999
2000 - 2002
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L'Organisation
de libÈration de la Palestine
L'Organisation
de LibÈration de la Palestine tient son premier
congrËs ý JÈrusalem en 1964 aprËs dÈcision de la Ligue
arabe. Tout d'abord sous tutelle arabe, l'organisation se
radicalise et prend son indÈpendance ý partir de la guerre
des six jours en 1967. Elle adopte ainsi une nouvelle Charte
en juillet 1968 et intËgre les diffÈrentes fractions armÈes
palestiniennes. M. Yasser Arafat devient le prÈsident
du comitÈ exÈcutif en 1969.
L'Organisation
est le cadre d'unitÈ de la rÈsistance, mais chaque groupe
conserve une large autonomie et dispose de ses propres soutiens
arabes, de ses propres ÈlÈments armÈs. Les pays arabes entretiennent
avec la rÈsistance palestinienne des relations ambiguÎs, n'hÈsitant
pas ý massacrer leurs ´ frËres palestiniens ª quand
leurs intÈrÍts sont en cause. Mais lors des sommets d'Alger
(1973) et de Rabat (1974), ils reconnaissent l'OLP comme ´ seul
reprÈsentant du peuple palestinien ª, suivis rapidement
par le mouvement des Non-alignÈs et par Moscou. En novembre
1974, l'Organisation est admise comme membre observateur ý
l'ONU.
InstallÈe
en Jordanie puis au Liban, l'OLP crÈÈ un appareil
quasi Ètatique avec des ministËres, des centres de recherches,
des services sociaux, mÈdicaux.... Contrainte de quitter Beyrouth
en 1982 lors de l'invasion israÈlienne, l'Organisation connaÓt
une pÈriode de crise jusqu'ý
Intifada
de
1987 : si la rÈvolte part des Palestiniens de l'intÈrieur,
l'OLP s'en rÈclame rapidement. Lors du sommet d'Alger, le
15 novembre 1988, le XIX Conseil national palestinien proclame
la crÈation de l'Etat palestinien, reconnu par plus de 90
pays. Dans le mÍme temps, l'OLP reconnaÓt la rÈsolution 181
de l'ONU en 1947 qui partage la Palestine en deux Etats l'un
juif, l'autre arabe, reconnaissant de facto l'existence de
l'Etat israÈlien. L'Organisation se lance alors dans une grande
offensive diplomatique, mais va payer cher son appui ý M.
Saddam Hussein lors de la guerre du Golfe
en 1991. EspÈrant renverser le rapport de forces rÈgionales,
elle se retrouve isolÈe sur le plan international et perd
le soutien financier des monarchies pÈtroliËres. Officiellement
ÈcartÈe des nÈgociations de paix, qui s'ouvrent ý Madrid en
octobre 1991, elle participe nÈanmoins ý la dÈsignation des
reprÈsentants palestiniens de l'intÈrieur qui se rÈclament
d'elle.
Depuis
1996 il existe officiellement deux pouvoirs : l'OLP et
l'AutoritÈ. Mais l'Organisation, rapatriÈe dans les territoires
ý l'exception du dÈpartement politique basÈ ý Tunis, a perdu
de sa substance. Son dernier acte politique marquant a ÈtÈ
l'abolition le 24 avril 1996 par le XXI Conseil national palestinien
des articles de la Charte refusant l'existence d'IsraÎl.
Le
CNP : Le Conseil national palestinien, parlement
en exil. FondÈ en 1964 ý JÈrusalem-Est, en mÍme temps que
l'OLP dont il est l'organe suprÍme, le CNP compte officiellement
618 siËges, dont 188 rÈservÈs aux Palestiniens de ´ l'intÈrieur ª.
Organe politique suprÍme de l'OLP, le CNP reprÈsentait la
sociÈtÈ civile palestinienne, les syndicats, l'ArmÈe de libÈration
et toutes les fractions de la centrale, y compris les opposants
au processus de paix. Depuis la mise en place de l'AutoritÈ
palestinienne, il a perdu de son poids mais garde une importance
symbolique car il reprÈsente aussi les millions de rÈfugiÈs
palestiniens.
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