Chronologie

1869 - 1918

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2000 - 2002


La Commission Peel


En octobre 1936, la premiére phase de la rÈvolte síachéve. Le Haut ComitÈ arabe instituÈ par le mufti Hadj Amin el-Husseini proclame líarrêt de la gréve, celle-ci níayant eu que peu díeffets pour inflÈchir la politique des autoritÈs britanniques. NÈanmoins, le climat insurrectionnel ne se tarit pas. Il ne fait que síassoupir, ce qui inquiéte les autoritÈs britanniques  redoutant une reprises des combats. En consÈquence, Londres commande une commission díenquête - la commission Peel ‚ chargÈe de faire la lumiére sur les ÈvÈnements.

Celle-ci publie ses conclusions en juillet 1937. Pour la premiére fois, un rapport officiel britannique de 400 pages reconnaÓt le caractére insoluble du conflit judÈo-arabe et propose ainsi comme solution la partition du pays. La tentative síavére une nouvelle fois vaine. Les affrontement reprennent de plus belle. Le 26 septembre Louis Y. Andrews, commissaire adjoint de GalilÈe est assassinÈ à Nazareth. Quatre jours aprés, les autoritÈs du Mandat dissolvent le Conseil suprême musulman et le Haut ComitÈ arabe dont les membres accusÈs de porter une ´ responsabilitÈ morale ª. Ils sont dÈportÈs aux Seychelles, en pure perte. L'insurrection arabe ne sera dÈfaite qu'en 1939.

La Commission Peel, examinant l'hypothése selon laquelle les obligations doubles envers les sionistes et les Arabes de Palestine sont conciliables, rend les conclusions suivantes : "Il aura ÈtÈ Èvident dés le dÈpart que l'on se trouverait devant une situation particuliérement embarrassante si cette hypothése fondamentale Ètait fausse. Cela rendrait naturellement l'exÈcution du mandat plus difficile, à tous points de vue, et il serait beaucoup plus compliquÈ d'y mettre fin. Encourager l'immigration juive dans l'espoir qu'elle permettrait finalement d'aboutir à une majoritÈ juive et à l'Ètablissement d'un Etat juif, avec le consentement, ou du moins l'acceptation, des Arabes, Ètait une chose. C'en Ètait une autre que d'envisager, ne serait-ce qu'un instant, la transformation par la force de la Palestine en un Etat juif, contre la volontÈ des Arabes. Car cela irait manifestement à l'encontre de l'esprit et des buts du rÈgime du mandat. Cela signifierait que le principe de l'autodÈtermination nationale n'avait pas ÈtÈ appliquÈ lorsque les Arabes Ètaient en majoritÈ en Palestine et qu'il l'Ètait uniquement une fois les Juifs en majoritÈ. Cela signifierait que les Arabes s'Ètaient vu nier la possibilitÈ d'assumer seuls leur avenir, et qu'en fait, aprés une pÈriode de conflit, on les avait fait passer de la souverainetÈ turque à la souverainetÈ juive."

La Commission Peel donne le rapport suivant concernant les causes des troubles : "...Aprés avoir examinÈ ces faits, ainsi que d'autres, et ÈtudiÈ la suite des ÈvÈnements en Palestine depuis la guerre, nous n'avons plus aucun doute quant aux "causes profondes des troubles" de l'annÈe derniére. Celles-ci Ètaient :

i) L'aspiration des arabes à l'indÈpendance nationale;

ii) Leur haine et leurs craintes à l'idÈe d'un foyer national juif qui serait crÈÈ.

Nous avons les observations suivantes à formuler au sujet de ces deux causes :

i) Ces causes sont les mêmes que celles qui Ètaient à l'origine des "troubles" de 1920, 1921, 1929 et 1933.

ii) Elles Ètaient comme chaque fois auparavant inextricablement liÈes. La DÈclaration Balfour et le mandat dans le cadre duquel elle devait être mise en oeuvre impliquaient le refus de l'indÈpendance nationale au dÈpart. L'extension du foyer national crÈait un obstacle pratique, le seul vÈritable, à l'octroi ultÈrieur de l'indÈpendance nationale. Les Arabes pensaient que l'extension de ce foyer national signifiait qu'ils seraient soumis, sur le plan tant politique qu'Èconomique, aux Juifs si bien que, en fin de compte, s'il Ètait mis fin au mandat et si la Palestine devenait indÈpendante, il ne s'agirait pas d'une indÈpendance nationale au sens où l'entendaient les Arabes mais d'un gouvernement par une majoritÈ juive.

iii) Ces deux causes Ètaient les seules causes "profondes", tous les autres facteurs Ètant complÈmentaires ou accessoires, ajoutant à leur gravitÈ ou influant sur le moment auquel les troubles Èclataient."

 
 
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