Chronologie
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La
Commission Peel

En
octobre 1936, la premiére phase de la rÈvolte síachéve. Le
Haut ComitÈ arabe instituÈ par le mufti Hadj Amin el-Husseini
proclame líarrêt de la gréve, celle-ci níayant eu que peu
díeffets pour inflÈchir la politique des autoritÈs britanniques.
NÈanmoins, le climat insurrectionnel ne se tarit pas. Il ne
fait que síassoupir, ce qui inquiéte les autoritÈs britanniques
redoutant une reprises des combats. En consÈquence, Londres
commande une commission díenquête - la commission Peel ‚ chargÈe
de faire la lumiére sur les ÈvÈnements.
Celle-ci
publie ses conclusions en juillet 1937. Pour la premiére fois,
un rapport officiel britannique de 400 pages reconnaÓt le
caractére insoluble du conflit judÈo-arabe et propose ainsi
comme solution la partition du pays. La tentative síavére
une nouvelle fois vaine. Les affrontement reprennent de plus
belle. Le 26 septembre Louis Y. Andrews, commissaire adjoint
de GalilÈe est assassinÈ à Nazareth. Quatre jours aprés, les
autoritÈs du Mandat dissolvent le Conseil suprême musulman
et le Haut ComitÈ arabe dont les membres accusÈs de porter
une ´ responsabilitÈ morale ª. Ils sont dÈportÈs
aux Seychelles, en pure perte. L'insurrection arabe ne sera
dÈfaite qu'en 1939.
La
Commission Peel, examinant l'hypothése selon laquelle les
obligations doubles envers les sionistes et les Arabes de
Palestine sont conciliables, rend les conclusions suivantes
: "Il aura ÈtÈ Èvident dés le dÈpart que l'on se trouverait
devant une situation particuliérement embarrassante si cette
hypothése fondamentale Ètait fausse. Cela rendrait naturellement
l'exÈcution du mandat plus difficile, à tous points de vue,
et il serait beaucoup plus compliquÈ d'y mettre fin. Encourager
l'immigration juive dans l'espoir qu'elle permettrait finalement
d'aboutir à une majoritÈ juive et à l'Ètablissement d'un Etat
juif, avec le consentement, ou du moins l'acceptation, des
Arabes, Ètait une chose. C'en Ètait une autre que d'envisager,
ne serait-ce qu'un instant, la transformation par la force
de la Palestine en un Etat juif, contre la volontÈ des Arabes.
Car cela irait manifestement à l'encontre de l'esprit et des
buts du rÈgime du mandat. Cela signifierait que le principe
de l'autodÈtermination nationale n'avait pas ÈtÈ appliquÈ
lorsque les Arabes Ètaient en majoritÈ en Palestine et qu'il
l'Ètait uniquement une fois les Juifs en majoritÈ. Cela signifierait
que les Arabes s'Ètaient vu nier la possibilitÈ d'assumer
seuls leur avenir, et qu'en fait, aprés une pÈriode de conflit,
on les avait fait passer de la souverainetÈ turque à la souverainetÈ
juive."
La
Commission Peel donne le rapport suivant concernant les causes
des troubles : "...Aprés avoir examinÈ ces faits,
ainsi que d'autres, et ÈtudiÈ la suite des ÈvÈnements en Palestine
depuis la guerre, nous n'avons plus aucun doute quant aux
"causes profondes des troubles" de l'annÈe derniére.
Celles-ci Ètaient :
i)
L'aspiration des arabes à l'indÈpendance nationale;
ii)
Leur haine et leurs craintes à l'idÈe d'un foyer national
juif qui serait crÈÈ.
Nous
avons les observations suivantes à formuler au sujet de ces
deux causes :
i)
Ces causes sont les mêmes que celles qui Ètaient à l'origine
des "troubles" de 1920, 1921, 1929 et 1933.
ii)
Elles Ètaient comme chaque fois auparavant inextricablement
liÈes. La DÈclaration Balfour et le mandat dans le cadre duquel
elle devait être mise en oeuvre impliquaient le refus de l'indÈpendance
nationale au dÈpart. L'extension du foyer national crÈait
un obstacle pratique, le seul vÈritable, à l'octroi ultÈrieur
de l'indÈpendance nationale. Les Arabes pensaient que l'extension
de ce foyer national signifiait qu'ils seraient soumis, sur
le plan tant politique qu'Èconomique, aux Juifs si bien que,
en fin de compte, s'il Ètait mis fin au mandat et si la Palestine
devenait indÈpendante, il ne s'agirait pas d'une indÈpendance
nationale au sens où l'entendaient les Arabes mais d'un gouvernement
par une majoritÈ juive.
iii)
Ces deux causes Ètaient les seules causes "profondes",
tous les autres facteurs Ètant complÈmentaires ou accessoires,
ajoutant à leur gravitÈ ou influant sur le moment auquel les
troubles Èclataient."
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