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Conférence
de Londres
La
Conférence de Londres se réunit de septembre
1946 à février 1947. Les pays arabes rejettent
le plan de partage de la Palestine en provinces prévu
par le plan Morrison Grady et présentent au
Gouvernement britannique les propositions suivantes :
"a)
La Palestine serait un Etat unitaire à majorité arabe [en
1946, il y a environ 1 200 000 Arabes et 600 000 Juifs en
Palestine] et deviendrait indépendante après une courte
période de transitions (deux ou trois ans) sous mandat britannique.
b)
A l'intérieur de cet Etat unitaire, les Juifs ayant acquis
la citoyennenté palestinienne (accordée uniquement après 10
années de résidence dans le pays) jouiraient de tous les droits
civils, à égalité avec tous les autres citoyens palestiniens.
c)
Des garanties spéciales seraient prévues pour protéger les
droits religieux et culturels de la communauté juive.
d)
La communauté juive disposerait d'un certain nombre de sièges
dans l'assemblée législative, proportionnellement au nombre
de citoyens juifs (conformément à la définition ci-dessus)
de Palestine, sous réserve qu'en aucun cas le nombre de représentants
juifs ne dépasse le tiers du nombre total de membres de l'Assembée.
e)
Toute la législation relative à l'immigration et à la cessation
de terres supposerait le consentement des Arabes palestiniens,
à la majorité des membres arabes de l'Assemblée législative;
et les garanties accordées à la communauté juive ne pourraient
ne pourraient Ítre modifiées qu'avec le consentement de la
majorité des membres juifs de l'Assemblée législative."
Le
Congrès sioniste réuni à Bâle en 1947 rejette pareillement
le plan d'autonomie provinciale qualifié de "carricature
des obligations conférées à la Grande-Bretagne par le mandat".
Le Congrès exige :
"a)
Que la Palestine soit reconnue comme un Commonwealth juif,
intégré à la structure du monde démocratique.
b)
Que les portes de la Palestine soient ouvertes à l'immigration
juive.
c)
Que l'Agence juive soit investie du contrÙle de l'immigration
en Palestine et de l'autorité nécessaire pour l'édification
du pays."
Devant
une telle impasse, les positions des deux parties étant
inconciliables, la Grande Bretagne décide de renoncer
au mandat et de déléguer à l'ONU l'épineux
problème du dossier palestinien.
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