Chronologie

1869 - 1918

1919 - 1932

1934 - 1945

1946 - 1950

1951 - 1966

1967 - 1974

1975 - 1985

1986 - 1989

1990 - 1995

1996 - 1999

2000 - 2002


 

Conférence de Londres

La Conférence de Londres se réunit de septembre 1946 à février 1947. Les pays arabes rejettent le plan de partage de la Palestine en provinces prévu par le plan Morrison Grady et présentent au Gouvernement britannique les propositions suivantes :

"a) La Palestine serait un Etat unitaire à majorité arabe [en 1946, il y a environ 1 200 000 Arabes et 600 000 Juifs en Palestine] et deviendrait indépendante après une courte période de transitions (deux ou trois ans) sous mandat britannique.

b) A l'intérieur de cet Etat unitaire, les Juifs ayant acquis la citoyennenté palestinienne (accordée uniquement après 10 années de résidence dans le pays) jouiraient de tous les droits civils, à égalité avec tous les autres citoyens palestiniens.

c) Des garanties spéciales seraient prévues pour protéger les droits religieux et culturels de la communauté juive.

d) La communauté juive disposerait d'un certain nombre de sièges dans l'assemblée législative, proportionnellement au nombre de citoyens juifs (conformément à la définition ci-dessus) de Palestine, sous réserve qu'en aucun cas le nombre de représentants juifs ne dépasse le tiers du nombre total de membres de l'Assembée.

e) Toute la législation relative à l'immigration et à la cessation de terres supposerait le consentement des Arabes palestiniens, à la majorité des membres arabes de l'Assemblée législative; et les garanties accordées à la communauté juive ne pourraient ne pourraient Ítre modifiées qu'avec le consentement de la majorité des membres juifs de l'Assemblée législative."

Le Congrès sioniste réuni à Bâle en 1947 rejette pareillement le plan d'autonomie provinciale qualifié de "carricature des obligations conférées à la Grande-Bretagne par le mandat". Le Congrès exige :

"a) Que la Palestine soit reconnue comme un Commonwealth juif, intégré à la structure du monde démocratique.

b) Que les portes de la Palestine soient ouvertes à l'immigration juive.

c) Que l'Agence juive soit investie du contrÙle de l'immigration en Palestine et de l'autorité nécessaire pour l'édification du pays."

Devant une telle impasse, les positions des deux parties étant inconciliables, la Grande Bretagne décide de renoncer au mandat et de déléguer à l'ONU l'épineux problème du dossier palestinien.

 
 
Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens (ASSP)
15, rue des Savoises 1205 Genève
Tél. 0041(0)22/329.82.13