Chronologie
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2000 - 2002
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Ligue
islamique mondiale
Depuis
la crise pÈtroliËre de 1973, líArabie SÈoudite et líensemble
des pays membres de líOPEP ont augmentÈ de faÁon considÈrable
leur capitaux. Disposant de moyens importants, dus aux 25%
des rÈserves mondiales de pÈtrole, la Monarchie SÈoudienne
a ainsi ÈtÈ en mesure díinvestir ses rentes dans la propagation
de líIslam radical dans le monde. Outre la rÈislamisation
du monde arabo-musulman et le prosÈlytisme islamique menÈs
aux quatre coins de la planËte, ces moyens financiers sont
placÈs au service des diffÈrents ´Jihad ªqui ensanglantent
un nombre croissant de pays.
Eprouvant
une haine viscÈrale envers le nationalisme arabe, laÔc et
socialiste, líArabie SÈoudite chercha tout díabord ý le contrer
sur le plan international en dÈveloppant ´ líOrganisation
de la ConfÈrence Islamiqueª, vÈritable pied de nez ý la
´ Ligue Arabe ª, trop ´ nassÈrienneª ý son gošt.
LíOCI, sorte díONU du monde musulman, fut fondÈe en 1969 lors
du sommet islamique de Rabat. Comptant une cinquantaine de
pays membres et ayant son secrÈtaire permanent ý Djeddah,
elle sert davantage la politique ÈtrangËre du Royaume des
SÈoud que les intÈrÍts de líIslam.
Cette
organisation dÈveloppa tout un tissu bancaire destinÈ dans
un premier temps ý financer le dÈveloppement de pays Èmergeants
ý la condition que ces deniers se rendent permÈables ý la
propagation díun Islam Sunnite de rite ´Hanbalite ª
(celui lý mÍme qui influence le ´ Wahhabisme ª SÈoudien).
La principale agence bancaire fut crÈÈe en 1973, la BID ´Banque
Islamique de DÈveloppement ª dont la Monarchie SÈoudienne
dÈtient 25% du capital. Cette derniËre a notamment compensÈ
les sanctions financiËres imposÈes au Pakistan, suite ý ses
essais nuclÈaires de 1998, en relevant le plafond de ses prÍts
de 150 ý 400 millions de dollars. Afin de rendre plus opaque
la finance islamique, díautres agences bancaires furent crÈÈs
comme le ´ Fonds de dÈveloppement de líOPEP pour les affaires
internationales ª (30% de capitaux sÈoudiens), la ´
Banque Arabe pour le dÈveloppement Èconomique en Afrique
ª (24,4% de capitaux saoudiens), Al Mal al Islami, Dar al
Baraka etc...
Cíest
Ègalement dans un souci de prosÈlytisme islamique que fut
crÈÈe en dÈcembre 1962 la ´ Ligue Islamique Mondiale
ª, actuellement dirigÈe par Abdullah Bin Saleh Al-ObaÔd. La
ligue dispose de reprÈsentations dans plus de 120 pays. DotÈe
de moyens financiers importants, elle finance la construction
de mosquÈes et de centres islamiques partout dans le monde
. En Europe, elle a ý son actif la construction des mosquÈes
de Madrid, Rome, Mantes-la-Jolie, Evry, Copenhague etcÖAu
dÈpart le projet de la mosquÈe de Rome Ètait de voir son minaret
dÈpasser le dÙme de Saint-Pierre.
Beaucoup
moins contrÙlable est le financement des sociÈtÈs caritatives
ou autres ONG islamiques ý caractËres ´ humanitaires
ª. La plus importante est ´ líOrganisation du Secours Islamique
International ª plus connu sous le nom ´ díIslamic
Relief ª. Elle finance de nombreux ´missionnaires
ª de líIslam et entretient des liens trËs Ètroits avec la
totalitÈ des groupes islamiques connus. Elle síest notamment
impliquÈe en Bosnie HerzÈgovine, en Afghanistan, en TchÈtchÈnie,
ou encore au Kosovo. Dernier nÈ de la structure financiËre
SÈoudienne, ´ Dar al-Mal al-Islami ª, DMI, cíest-ý-dire
´ maison de líargent islamique ª. FondÈe en 1981 par
Mohammed Bin FayÁal al SÈoud, le frËre du prince Turki, elle
regroupe de nombreux investisseurs des Emirats du Golfe. Bien
Èvidemment son siËge social se trouve aux Bahamas, tout comme
la Banque des ´ FrËres Musulmans ª, dont elle est líun
des principaux actionnaires. Lors de líachat des parts, les
souscripteurs síengagent ý verser sur leurs fonds propres
la ´ Zakat ª, cíest-ý-dire líimpÙt religieux. A partir
de lý, il est trËs difficile de dire ce que devient cet argent.
Selon certaines sources, il alimenterait les groupes islamiques
lancÈs dans le Jihad de par le monde.
Cette
manne financiËre a Ègalement favorisÈ la mise en place díun
lobby ´ islamique ª en Occident. Ainsi líArabie SÈoudite
a investi dans les banques et les holdings de presse occidentaux
et exercent diffÈrentes formes de pressions sur ces derniers.
Les princes SÈoudiens, ý titre díexemple, possËdent la majoritÈ
des parts díaction de líagence de presse amÈricaine UPI (United
Press International), de la MBC (Middle East brodcasting
Corporation), ou encore 40% de la sociÈtÈ Fininvest,
holding dont dÈpendent plusieurs chaÓnes de tÈlÈvision italiennes.
Le prince SÈoudien Walid ibn Talal, principal actionnaire
du groupe bancaire amÈricain Citigroup, a Ègalement
participÈ ý la crÈation díun joint-venture qui devrait aboutir
ý la constitution du premier rÈseau de tÈlÈvision paneuropÈen.
Concernant les institutions financiËres et líimmobilier, les
Èmirs du pÈtrole dÈtiendraient prËs de 35% de la bourse de
Londres, 20 ý 25% du parc immobilier de nombreuses capitales
europÈennes, et le royaume sÈoudien aurait placÈ dans les
institutions bancaires et financiËres occidentales (Allemagne,
Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, etcÖ) prËs de
80% de ses avoirs extÈrieurs. Les investissements extÈrieurs
sÈoudiens vont des grands palaces comme líhÙtel George V,
ý des groupes comme Disneyland International, ou encore
nombres díautres sociÈtÈs occidentales dont les princes et
autres Èmirs sont actionnaires.
Comme
on peut le constater, líArabie SÈoudite joue un rÙle clÈ dans
la propagation de líIslam dans le monde, notamment par líintermÈdiaire
des pÈtrodollars, utilisÈs habilement dans le cadre de projet
díislamisation ou de rÈislamisation. Parfaitement intÈgrÈe
au systËme capitaliste, elle en utilise tout les rouages,
tant est si bien que ses capitaux sont dÈsormais devenus indispensables
ý la bonne marche de líÈconomie mondiale. RÈserve ÈnergÈtique
de premiËre importance, le Royaume sÈoudo-wahhabite voit ses
activitÈs de prosÈlytisme protÈgÈes par la superpuissance
du moment, les Etats-Unis. Il paraÓt donc peut probable quíun
frein soit apportÈ, ý court ou moyen terme, ý la propagation
du fondamentalisme islamique, sur lequel síappuient des groupes
díune extrÍme violence, comme le Hamas en Palestine, les Talibans
en Afghanistan ou le GIA en AlgÈrie.
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