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Chronologie

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Ligue islamique mondiale

 Depuis la crise pÈtroliËre de 1973, líArabie SÈoudite et líensemble des pays membres de líOPEP ont augmentÈ de faÁon considÈrable leur capitaux. Disposant de moyens importants, dus aux 25% des rÈserves mondiales de pÈtrole, la Monarchie SÈoudienne a ainsi ÈtÈ en mesure díinvestir ses rentes dans la propagation de líIslam radical dans le monde. Outre la rÈislamisation du monde arabo-musulman et le prosÈlytisme islamique menÈs aux quatre coins de la planËte, ces moyens financiers sont placÈs au service des diffÈrents ´Jihad ªqui ensanglantent un nombre croissant de pays.

      Eprouvant une haine viscÈrale envers le nationalisme arabe, laÔc et socialiste, líArabie SÈoudite chercha tout díabord ý le contrer sur le plan international en dÈveloppant ´ líOrganisation de la ConfÈrence Islamiqueª, vÈritable pied de nez ý la ´ Ligue Arabe ª, trop ´ nassÈrienneª ý son gošt. LíOCI, sorte díONU du monde musulman, fut fondÈe en 1969 lors du sommet islamique de Rabat. Comptant une cinquantaine de pays membres et ayant son secrÈtaire permanent ý Djeddah, elle sert davantage la politique ÈtrangËre du Royaume des SÈoud que les intÈrÍts de líIslam.

      Cette organisation dÈveloppa tout un tissu bancaire destinÈ dans un premier temps ý financer le dÈveloppement de pays Èmergeants ý la condition que ces deniers se rendent permÈables ý la propagation díun Islam Sunnite de rite ´Hanbalite ª (celui lý mÍme qui influence le ´ Wahhabisme ª SÈoudien). La principale agence bancaire fut crÈÈe en 1973, la BID ´Banque Islamique de DÈveloppement ª dont la Monarchie SÈoudienne dÈtient 25% du capital. Cette derniËre a notamment compensÈ les sanctions financiËres imposÈes au Pakistan, suite ý ses essais nuclÈaires de 1998, en relevant le plafond de ses prÍts de 150 ý 400 millions de dollars. Afin de rendre plus opaque la finance islamique, díautres agences bancaires furent crÈÈs comme le ´ Fonds de dÈveloppement de líOPEP pour les affaires internationales ª (30% de capitaux sÈoudiens), la ´ Banque Arabe pour le dÈveloppement Èconomique en Afrique ª (24,4% de capitaux saoudiens), Al Mal al Islami, Dar al Baraka etc...

      Cíest Ègalement dans un souci de prosÈlytisme islamique que fut crÈÈe en dÈcembre 1962 la ´ Ligue Islamique Mondiale ª, actuellement dirigÈe par Abdullah Bin Saleh Al-ObaÔd. La ligue dispose de reprÈsentations dans plus de 120 pays. DotÈe de moyens financiers importants, elle finance la construction de mosquÈes et de centres islamiques partout dans le monde . En Europe, elle a ý son actif la construction des mosquÈes de Madrid, Rome, Mantes-la-Jolie, Evry, Copenhague etcÖAu dÈpart le projet de la mosquÈe de Rome Ètait de voir son minaret dÈpasser le dÙme de Saint-Pierre.

      Beaucoup moins contrÙlable est le financement des sociÈtÈs caritatives ou autres ONG islamiques ý caractËres ´ humanitaires ª. La plus importante est ´ líOrganisation du Secours Islamique International ª plus connu sous le nom ´ díIslamic Relief ª. Elle finance de nombreux ´missionnaires ª de líIslam et entretient des liens trËs Ètroits avec la totalitÈ des groupes islamiques connus. Elle síest notamment impliquÈe en Bosnie HerzÈgovine, en Afghanistan, en TchÈtchÈnie, ou encore au Kosovo. Dernier nÈ de la structure financiËre SÈoudienne, ´ Dar al-Mal al-Islami ª, DMI, cíest-ý-dire ´ maison de líargent islamique ª. FondÈe en 1981 par Mohammed Bin FayÁal al SÈoud, le frËre du prince Turki, elle regroupe de nombreux investisseurs des Emirats du Golfe. Bien Èvidemment son siËge social se trouve aux Bahamas, tout comme la Banque des ´ FrËres Musulmans ª, dont elle est líun des principaux actionnaires. Lors de líachat des parts, les souscripteurs síengagent ý verser sur leurs fonds propres la ´ Zakat ª, cíest-ý-dire líimpÙt religieux. A partir de lý, il est trËs difficile de dire ce que devient cet argent. Selon certaines sources, il alimenterait les groupes islamiques lancÈs dans le Jihad de par le monde.

      Cette manne financiËre a Ègalement favorisÈ la mise en place díun lobby ´ islamique ª en Occident. Ainsi líArabie SÈoudite a investi dans les banques et les holdings de presse occidentaux et exercent diffÈrentes formes de pressions sur ces derniers. Les princes SÈoudiens, ý titre díexemple, possËdent la majoritÈ des parts díaction de líagence de presse amÈricaine UPI (United Press International), de la MBC (Middle East brodcasting Corporation), ou encore 40% de la sociÈtÈ Fininvest, holding dont dÈpendent plusieurs chaÓnes de tÈlÈvision italiennes. Le prince SÈoudien Walid ibn Talal, principal actionnaire du groupe bancaire amÈricain Citigroup, a Ègalement participÈ ý la crÈation díun joint-venture qui devrait aboutir ý la constitution du premier rÈseau de tÈlÈvision paneuropÈen. Concernant les institutions financiËres et líimmobilier, les Èmirs du pÈtrole dÈtiendraient prËs de 35% de la bourse de Londres, 20 ý 25% du parc immobilier de nombreuses capitales europÈennes, et le royaume sÈoudien aurait placÈ dans les institutions bancaires et financiËres occidentales (Allemagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, etcÖ) prËs de 80% de ses avoirs extÈrieurs. Les investissements extÈrieurs sÈoudiens vont des grands palaces comme líhÙtel George V, ý des groupes comme Disneyland International, ou encore nombres díautres sociÈtÈs occidentales dont les princes et autres Èmirs sont actionnaires.

      Comme on peut le constater, líArabie SÈoudite joue un rÙle clÈ dans la propagation de líIslam dans le monde, notamment par líintermÈdiaire des pÈtrodollars, utilisÈs habilement dans le cadre de projet díislamisation ou de rÈislamisation. Parfaitement intÈgrÈe au systËme capitaliste, elle en utilise tout les rouages, tant est si bien que ses capitaux sont dÈsormais devenus indispensables ý la bonne marche de líÈconomie mondiale. RÈserve ÈnergÈtique de premiËre importance, le Royaume sÈoudo-wahhabite voit ses activitÈs de prosÈlytisme protÈgÈes par la superpuissance du moment, les Etats-Unis. Il paraÓt donc peut probable quíun frein soit apportÈ, ý court ou moyen terme, ý la propagation du fondamentalisme islamique, sur lequel síappuient des groupes díune extrÍme violence, comme le Hamas en Palestine, les Talibans en Afghanistan ou le GIA en AlgÈrie.

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