Chronologie
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2000 - 2002
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La
Commission Singleton-Hutcheson
A la fin de la Deuxième
Guerre Mondiale, une commission anglo-américaine d'enquête
est créée afin qu'elle fasse ses recommandations sur la Palestine
aux Gouvernements britannique et américains dans un nouveau
cadre, la SDN ayant été remplacée par l'ONU.
La
Commission présente en 1946 ses conclusions qui vont à l'encontre
des grandes lignes politiques que la Grande-Bretagne s'était
décidé à suivre.
La
Commission Singleton-Hutcheson analyse la position juive ainsi
: "Les Juifs de Palestine sont convaincus que la violence
arabe apayé. Durant tout le soulèvement arabe, les Juifs
du foyer national, en dépit de toutes les provocations, ont
obéi aux ordres de leurs chefs et ont fait preuve d'une autodiscipline
remarquable. Ils ont tiré, mais seulement pour se défendre;
il est rare qu'ils aient exercé des représailles sur la population
arabe. Ils constataient avec amertume que leur réserve a eu
pour salaire la Conférence et le Livre blanc de 1939...
Le
succès du terrorisme arabe a immédiatement entraÓné la naissance
du terrorisme juif et, fait encore plus significatif, le resserrement
des rangs et de la discipline ainsi qu'une militarisation
générale de la vie des Juifs palestiniens. L'Agence juive
est devenue le centre politique d'une armée de citoyens qui
savait qu'à chaque moment elle pourrait avoir à combattre
pour l'existence même de sa communauté. Dépouillés, comme
ils croyaient l'être, de leurs droits naturels aussi bien
que juridiques, les Juifs palestiniens ont commencé à perdre
confiance en la puissance mandataire. La croyance dangereuse
s'est répandue que c'est par la violence, et non par la patience,
qu'ils obtiendraient justice. La position des modérés, qui
recommandaient de faire preuve de retenue et d'avoir foi dans
les promesses solennelle de la Grande-Bretagne, a été progressivement
sapée; celle des extrémistes, tout prêt à se mettre à l'école
des Arabes, a été progressivement renforcée..."
La
position des Arabes est présentée ainsi : "...ramenée
à ses données élémentaires, la thèse arabe se fonde sur le
fait que la Palestine est un pays occupé par les Arabes depuis
plus de 1 000 ans, et sur un refus de la revendication historique
juive sur la Palestine. En promulguant la Déclaration Balfour,
soutiennent les Arabes, le Gouvernement britannique faisait
présent de ce qui n'appartenait pas à la Grande-Bretagne,
et ils n'ont jamais cessé d'affirmer que le mandat entrait
en conflit avec le Pacte de la SDN dont il tirait son autorité.
Les Arabes nient que le rÙle joué par les Britanniques dans
leur affranchissement de la domination turque donne le droit
à la Grande-Bretagne de disposer de leur pays. Ils déclarent
même que la domination turque préférable à la domination britannique,
si celle-ci conduit en fin de compte à les soumettre aux Juifs.
Le mandat est à leurs yeux une violation de leur droit à l'autodétermination,
puisqu'il leur impose une immigration qu'ils ne désirent pas
et ne supporteront pas - une invasion de la Palestine par
les Juifs...
La
proposition que la Palestine ne doit pas être autorisée à
se gouverner elle-même tant que les Juifs n'y ont pas atteint
la majorité apparaÓt inacceptable aux Arabes. Ils veulent
être maÓtres chez eux. Les Arabes étaient opposés à l'idée
d'un foyer national juif même avant le Programme de Biltmore
et la revendication d'un Etat juif. Inutile de le dire, leur
opposition est devenue plus intense et plus amère depuis que
ce programme a été adopté..."
La
Commission formule la recommandation suivante : "Les
Juifs ne domineront pas les Arabes et les Arabes ne domineront
pas les Juifs en Palestine; la Palestine ne sera ni un Etat
juif, ni un Etat arabe." La Commission précise encore
que le futur gouvernement de Palestine sera placé sous garantie
internationale. Parmi les mesures immédiates, la Commission
recommande l'annulation des Land Transfer Regulations (ordonnance
sur le transfert des terres) de 1940 et la délivrance immédiate
de 100 000 permis d'immigration aux victimes des persécutions
nazies, recommande de faire une déclaration concernant
la lutte contre le terrorisme et fait appel à l'Agence juive
pour qu'elle coopère à cette fin.(sic)
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