Chronologie
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2000 - 2002
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DAVID
BEN GOURION

" Nous
les mettrons dehors et nous prendrons leur place "
David
Ben Gourion dans une lettre à son fils en 1937.
David
Grin est né à Plonsk, en Pologne, le 16 octobre
1886. Il est le fils d'un des fondateurs des Amants de Sion
lesquels ont organisé la première
aliya juive en Palestine. En 1905, il adhère aux thèses
sionistes socialistes du Poalei Sion, "le travailleur
de Sion". En 1906, il émigre en Palestine à
la suite des pogroms polonais. Il y sera ouvrier agricole
pendant quatre ans. En 1910, il entre à la rédaction
du journal socialiste Ahdout (L'unité). Il signe ses
articles sous la plume de Ben Gourion, nom qu'il emprunte
au leader du gouvernement juif indépendant du temps
de la révolte contre Rome. La
première guerre mondiale anéantit ses espoirs
de voir, depuis Constantinople, la renaissance d'un Etat juif
par l'ottomanisation de la Palestine. Il part pour les Etats
Unis où il tentera en vain d'y lever une armée de pionniers
juifs. Il publie son premier livre, Eretz Israël (Le
pays d'Israël). La déclaration de Balfour, en
date du 2 novembre 1917, ne lui inspire guère la joie
qui caractérise pourtant la plupart des sionistes.
Pour lui, en effet, seul le peuple juif est à même
" de construire son foyer national et de mener à
bien sa rédemption (...) par son corps et par son ’me,
par sa force et par son capital ".
En
1918, il retourne en Palestine pour y reprendre sa lutte à
travers le terrain syndical. Ses qualités de meneur d'hommes
le conduisent rapidement à gravir les échelons du syndicat
Histadrout et à le développer. Lorsqu'en 1929 les différents
partis socialistes approuvent l'unification, Ben Gourion devient
premier secrétaire général du Mapai. Il est alors président
de l'exécutif sioniste et président de l'agence juive. Après
l'éclatement de révoltes arabes de plus en plus généralisées,
la Grande Bretagne finit en 1936 par proposer la partition
de la Palestine. Alors que le Yichouv va refuser, Ben Gourion
va lui accepter, considérant qu' " un Etat hébreu partiel
n'est pas une fin mais seulement un début ", et que l'installation
d'un état juif " sur d'autres parties du pays ",
pourra se faire par tous les moyens avec le consentement ou
non des voisins. Il finira par imposer ses vues à son mouvement
en 1939 et se tournera vers les Etats-Unis où il préparera
notamment la conférence de Biltmore et la constitution d'un
Common Wealth juif. Du fait de sa forte personnalité, il orchestrera
la proposition de partage qui sera formulée en août 1946 par
l'exécutif de l'agence juive et qui inspirera le plan de partage
adopté par l'ONU le 29 novembre 1947.
La
lecture qu'il donne le 14 mai 1948 de la déclaration d'indépendance
précède les dispositions qu'il prend pour imposer l'autorité
du nouvel état et conduire les forces juives durant la guerre
de 1948/1949. Président de la République, premier ministre
et ministre de la défense, il concentre ainsi la quasi totalité
pouvoirs. Après la victoire d'Israël, Ben Gourion use de plusieurs
stratagèmes pour empêcher la naissance d'un Etat arabe palestinien
en favorisant notamment une entente tacite avec le roi Abdalllah
de Jordanie, en étendant le territoire de l'état juif et en
le vidant de l'essentiel de sa population arabe.
Ben
Gourion se retire en 1953, laissant la place à Moshe Sharett.
Cependant, il sera amené à revenir au pouvoir en raison d'un
scandale, " l'affaire Lavon ", relative à des attentats
ordonnés par le ministre de la défense Pinhas Lavon.
Dès
l'année 55, Ben Gourion va préparer la guerre
de Suez. Il démissionne en 1963, cédant sa place
à Levy Eshkol, avec qui il n'entretient pas de bonnes
relations. Il fait scission du Mapaï en 1965 et crée
le Rafi. Après la guerre de 1967, il prend position
pour la restitution des tous les territoires occupés
arabes, excepté Jérusalem-Est. L'année
1969 marque la fin de sa carrière. Sa décision
d'y mettre un terme est prise après l'échec
de son mouvement aux élections puisqu'il n'obtiendra
que quatre sièges. Retiré à Sde Boker,
Ben Gourion meurt le 1er décembre 1973.
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