|
|
|
|
Intifada : Bilan
du 28 septembre 2000 au 1 mars 2004
Relevé établi par le
Health Development Information and Policy
Institute : http://www.hdip.org/
|
|
Palestiniens tués 1
|
2.859 morts, dont 308 assassinats
extra-judiciaires (infractions graves à la 4ème
Convention de Genève, considérées comme des
crimes de guerre); parmi ces victimes, 152
étaient des passants, 35 étaient des
enfants et 25 étaient des femmes.
527,
soit 19 % < 18 ans.
82 % au moins de civils.
600 tués par des armes lourdes.
1.728 tués par balles réelles.
Ne
font l'objet d'aucune enquête, garantissant
l'impunité aux forces israéliennes, et leur
permettant d'agir en dehors des lois. 2
|
|
Palestiniens blessés : + de 41.000 3
|
Cisjordanie 4 : 35,7% d'enfants, 32,4% par balles
réelles, 64,9% atteints dans la
partie supérieure du corps, 39%
de blessures modérées à graves (sur base de
16.673 cas, au 28 février 2002).
Bande
de Gaza 5
: environ
20% d'enfants, 37% par
balles réelles, 60% atteints dans
la partie supérieure du corps (sur base de
6.000 cas, au 6 mars 2002).
L'UNICEF
estime que 7.000 enfants ont été
blessés. 6
|
|
Handicaps permanents
|
Estimés à 2.500. 7 Estimation de 500 enfants handicapés. 8
|
|
Attaques dirigées contre du personnel ou des services
de santé 9
|
25 (dont 1 Allemand) médecins, infirmiers,
conducteurs d'ambulance tués en mission (tirs
sur les ambulances, ou bombardements de
quartiers résidentiels). 10
425
infirmiers du service d'urgence du PRCS
(Croissant Rouge Palestinien) et de l'UPMRC
(Union of Palestinian Medical Relief
Committees) blessés.
121 ambulances ont été attaquées et
endommagées.
36 ambulances du PRCS et de l'UPMRC détruites.
197 attaques d'ambulances de l'UPMRC
par balles réelles ou caoutchoutées, et/ou
par des jets de pierres de colons israéliens.
991 cas de refus de laisser franchir
une ambulance à un barrage routier ont été
relevés.
81 Palestiniens sont morts faute
d'avoir eu accès à un traitement médical.
290 cas où des hôpitaux ou cliniques
ont été attaqués et ont subi des dégâts.
71 volontaires et membres des services
d'urgence ont été arrêtes depuis l'invasion
du 29 mars. 11
Au
cours de la longue invasion de mars/avril
2002, les équipes de l'UPMRC et ont arrêtées,
détenues et empêchées de se rendre sur
place jusqu'à 3 fois par jour; depuis avril
2002, les cliniques mobiles rencontrent d'énormes
difficultés de déplacement.
|
|
Attaques dirigées contre des hôpitaux (patients
blessés, coupures de courant)
|
Bombardement de l'Hôpital Français à Bethléem
(dommages estimés à 25.000$). 12
L'Hôpital Al Hussein à Bethléem. 13
Balles réelles tirées à Beit Jala, A-Dibs,
Hôpital Français à Bethléem. 14
Hôpital Al Alia (Hébron) à 3 reprises. 15
Al Yamama (Bethléem), PRCS Maternity Hospital
(Ramallah) et Ramallah General Hospital
bombardés. 16
Accès refusé à l'hôpital Khalid de Ramallah pendant plusieurs jours. 17
Des colons ont attaqué l'Augusta Victoria Hospital (Jérusalem),
un officier de la sécurité touché (fusil
mitrailleur). 18
Durant la longue invasion de mars-avril 2002, un grand
nombre d'hôpitaux et de cliniques ont été
attaqués dans toute la Cisjordanie.
|
|
Journalistes
|
12 journalistes tués, dont 1 Italien
et 1 Britannique.
295 journalistes blessés, au moins 167
journalistes attaqués par des soldats
israéliens; battus, détenus, matériel
confisqué ou détruit.
Au moins 94 centres de presse bombardés,
saccagés ou endommagés, 46 incidents
au cours desquels du matériel a été
endommagé. 19
5 journalistes palestiniens arrêtés
sont actuellement en détention
administrative. 42
31
mars 2002 :
Ramallah et El-Bireh déclarées zones
militaires fermées, empêchant les
journalistes d'y pénétrer, et exigeant des
journalistes présents dans le secteur de l'évacuer
immédiatement.
Avril
2002 :
L'Association Internationale de la Presse
qualifie la Cisjordanie de deuxième région
du monde la plus dangereuse pour les
journalistes, après l'Afghanistan.
|
|
Types de munitions utilisées 20
|
Balles: 5.56 mm (calibre 223), 7.02 mm, 9 mm,
calibre 50, .500 mm, .800 mm, acier recouvert
de caoutchouc, plastique.
Missiles. Obus de chars. Chasseurs F-16.
|
|
Réoccupation and incursions
|
Réoccupation des zones ‘A’ (avant les
importantes opérations militaires de
mars-avril et juin 2002): Pires cas: Bethléem
(10 jours), Jénine (40 jours), Ramallah et El
Bireh (20 jours), Tulkarem, Qalqilya.
Invasions dans les zones ‘A’: Beit Rima,
Deir Ghassana, Beit Lahia.
Février-mars
2002 :
Sharon déclenche des attaques contre les
camps de réfugiés palestiniens de
Cisjordanie. Le camp de Balata (Naplouse) est
l'objet d'une attaque particulièrement
violente. 180
Palestiniens, en majorité des réfugiés,
sont tués sur 2 semaines de temps (du 28 février
au 12 mars). Importantes destructions et dégâts
aux propriétés privées.
29
mars - 1 mai 2002 :
Les chars israéliens envahissent toutes les
villes importantes de Cisjordanie, sauf Hébron
et Jéricho. Les villes sont placées sous un
couvre-feu de 24 h. Le personnel médical et
les ambulances sont systématiquement attaqués.
Actes de vandalisme et importantes
destructions de l'infrastructure civile. Près
de 260 Palestiniens sont tués.
Protestations internationales; l'envoyé spécial
des Nations Unies déclare que les actes
commis à Jénine sont «incroyablement
horribles» et «moralement répugnants». 21
19
juin :
Le gouvernement israélien déclenche la
seconde invasion à grande échelle de toutes
les villes et villages de Cisjordanie (sauf Jéricho).
Réoccupation totale de la Cisjordanie. Tout
au long du mois dernier, 2 millions de
Palestiniens ont été soumis à un couvre-feu
de 24h.
|
|
Bouclages et couvre-feux.
Sanctions collectives :
Affectent les 3 millions de Palestiniens
vivant à Gaza et en Cisjordanie. Depuis le début
de l'occupation en 1967, il s'agit du plus
long et du plus sévère ensemble de mesures
de restrictions frappant la population.
22
-
Accès aux soins médicaux refusé
-
Restrictions appliquées à la libre
circulation du personnel de santé ou des médicaments
et équipements médicaux
|
Bouclages intérieurs et sièges :
120 check-points israéliens en
Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Combinés
aux barrages routiers, ils divisent la
Cisjordanie en 300 entités séparées,
et la Bande de Gaza en 3 entités.
Bouclage
intérieur total: Cisjordanie: 66% du temps.
Bouclage intérieur partiel: Cisjordanie 34%,
Gaza 94%. 23
Les
bouclages entraînent des problèmes
humanitaires, tels que coupures d'eau et d'électricité
(ex. Beit
Furik et Beit Dajan). Autres
exemples: Les habitants d'Al Mawasi «marqués»
d'un numéro d'identité, pour que l'armée
israélienne les autorise à des déplacements
minimum dans et hors de la zone. Israël a édifié
des barrières électriques à l'entrée d'al
Sifa, les habitants ne peuvent entrer ou
sortir qu'entre 7 et 9 h du matin, 3 et 5 h de
l'après-midi.
Mai
2002 :
Le gouvernement israélien instaure un nouveau
régime de permis personnel, et rend
impossible tout déplacement entre les villes
de Cisjordanie. La «bantoustanisation» des
Territoires palestiniens est totale. La
construction de barrières de «séparation»
entre la Cisjordanie et Israël a commencé.
Bouclages
extérieurs :
La Cisjordanie et la Bande de Gaza sont coupées
du reste du monde. L'aéroport international
de Gaza est fermé depuis février 2001.
Fermeture du «passage protégé» entre la
Bande de Gaza et la Cisjordanie (pourtant
interdite par les accords d'Oslo). Fréquents
et longs bouclages du passage vers la
Jordanie, de la frontière avec l'Égypte
(Rafah), et avec Israël (Al-Mintar et Beit
Hanoun).
Depuis
début mars 2002, l'armée israélienne a régulièrement
envahi les secteurs sous contrôle
palestinien, et soumis à des couvre-feux
prolongés les villes et les villages.
Voir
Réoccupation et incursions
|
|
Palestiniens arrêtés et détenus par les autorités
israéliennes
|
Estimation: depuis le 29 mars 2002, 15.000
Palestiniens ont été détenus, dont 6.000
sont toujours en prison.
Parmi
eux, 1.700 Palestiniens sont en détention
administrative 24,
ce qui signifie qu'ils n'ont pas fait l'objet
d'un procès, et qu'ils sont détenus sans que
des charges soient retenues contre eux.
350
enfants palestiniens sont actuellement détenus
dans les prisons israéliennes et les centres
de détention situés en Israël et en
Cisjordanie.
Parmi
eux, quelque 30 enfants sont en détention
administrative. 25
De
nombreux prisonniers sont soumis à la
torture, et ne reçoivent pas les soins médicaux
appropriés.
|
|
Dégâts à des biens publics ou privés
Attaques sur des quartiers résidentiels
(Sanctions collectives)
|
Au cours des 15 premiers mois de l'Intifada, les dégâts
matériels se sont montés à 305 millions
de dollars. 26
Au
cours de la longue invasion de mars-avril
2002, l'armée israélienne a détruit et pillé
pour 361 millions de dollars. 27
Du
début de l'Intifada jusqu'à février 2002 : Bombardements et démolitions ont détruit complètement
720 maisons, et endommagé 11.553
autres.
73.600
personnes ont été touchées. 28
30
mosquées, 12 églises 29, 134
puits 30,
des cimetières... ont été détruits.
34.606
oliviers et arbres fruitiers ont été arrachés
31
et 1.162,4 dunums [116 hectares] de
terres ont été confisqués 32,
14.339 dunums [1.434 hectares] de
terres ont été passés au bulldozer ou
incendiés. 33
Durant
l'invasion de mars-avril 2002 :
881 maisons ont été détruites, 2.883
maisons ont été endommagées dans les camps
de réfugiés, affectant 22.500
personnes habitant ces maisons. 34
Bande
de Gaza :
plus de 601 maisons ont été démolies
complètement, environ 16.000 dunums
[1.600 hectares] de terres, en majorité
agricoles, ont été rasés par l'armée israélienne.
35
|
|
Enseignement
(Sanctions collectives)
|
Le Ministère de l'Éducation fait état de 850 écoles
fermées temporairement,
8 écoles converties en camps militaires.
185 écoles ont été bombardées ou
ont été la cible de tirs par des soldats
israéliens;
11 écoles ont été complètement détruites,
9 ont été saccagées.
15 écoles ont été transformées en
centres de détention militaires.
132 étudiants palestiniens ont été tués,
et 2.500 ont été blessés sur le
chemin de l'école.
1.135 journées scolaires ont été
perdues du fait d'attaques israéliennes. 36
Durant
la longue invasion de mars-avril 2002 54.730
heures de cours par jour ont été perdues du
fait de la fermeture totale des classes.
|
|
Conditions économiques
(Sanctions collectives)
|
Estimation des pertes de revenus pour l'économie
palestinienne : entre 3,2 et 10 milliards
de dollars (pour les seuls revenus, sans y
inclure le coût des dégâts aux propriétés
publiques et privées).
PIB
: perte quotidienne de 6,0 à 8,6 millions
de dollars par jour ouvrable.
Perte
totale de revenus salariaux : 59,4 millions
$.
Chômage
: Gaza 67%, Cisjordanie 48%.
75%
des Palestiniens vivent sous le seuil de
pauvreté (moins de 2 dollars par jour): 84,6%
à Gaza et 57,8% en Cisjordanie. 37
Les
pertes économiques obligent 69% des
entreprises palestiniennes soit à cesser
leurs activités, soit à réduire leur
production. 38
Chute
de 51% du PNB. 39
Israël
empêche 125.000 Palestiniens de se
rendre à leur travail. 40
La
Banque Mondiale estime qu'en cas de solution
du conflit et levée de tous les bouclages, 2
années au moins seraient nécessaires à l'économie
palestinienne pour se relever et revenir au
revenu par personne d'avant l'Intifada. 41
|
|
Note: Il y a lieu de noter que les chiffres mentionnés
dans ce rapport sont plutôt en deçà de la réalité,
tous les cas n'étant pas connus. De plus,
certains chiffres sont basés sur des rapports
qui ne sont plus à jour (veuillez vous
reporter aux dates des sources d'information).
|
|
1 Health,
Development, Information, and Policy Institute
(HDIP) Statistiques établies sur base des
informations disponibles au moment de leur
calcul
2 Rapport de B’Tselem Illusions of restraint: Human
Rights Violations During the Events in the
Occupied Territories 29th September
– 2nd December, 2000
3
Ces
statistiques ne prennent en compte que les
personnes qui se sont rendues dans un établissement
de soins
4
Ministère de la Santé
5 Palestinian Center for Human Rights
6
UN Special Rapporteur of Commission on Human
Rights, rapport mars 2002, cité dans un
communiqué de presse du DCI-PAL du 19 mars
2002
7 General
Union of Disabled Palestinians
8
UN Special Rapporteur of Commission on Human
Rights, rapport mars 2002, cité dans un
communiqué de presse du DCI-PAL du 19 mars
2002
9 Palestinian Red Crescent Society 27
octobre 2001
Union of Palestinian Medical Relief Committees
10 Palestinian Center for Human Rights
28
juin 2002
11 Palestinian Red Crescent Society
10 juillet 2002
12
Directeur du Holy Family Hospital à Bethléem
13
Durant l'occupation israélienne de Bethléem
du 19 au 29 octobre 2001
14
Quotidien Al-Ayyam, 19 octobre 2000
15
LAW Society
4 et 8 novembre 2000
16
Durant
les 3 jours de l'invasion et de l'occupation
of Ramallah, du 12 au 15 mars 2002
17
Durant l'occupation israélienne de Ramallah
en octobre 2001
18 LAW Society 29 octobre 2000
19
Information émanant du Syndicat des
Journalistes Palestiniens (Ramallah)
20
Al-Haq
21
Terje Rød Larsen dans une interview à la
BBC, 19 avril 2002
22
Rapport du bureau de Gaza de l'envoyé des
Nations Unies au Proche-Orient, Terje Rød-Larsen,
février 2001
23 UNSCO. The Impact on the
Palestinian economy of confrontation, border
closures and mobility restrictions, octobre
2000 - 30 septembre 2001
24
LAW Society
Communiqué de presse, 17 juillet 2002
25
DCI Information communiquée en août 2002
26
UNSCO
27
Ne prend pas en compte les pertes de revenus,
ni les coûts humanitaires et sociaux. Évaluation
effectuée par les donateurs
internationationaux
28 Palestinian Humanitarian
Disaster, U.S. Agency for International
Development, 10 juillet 2002
29 Palestinian Council for
Justice and Peace
30
Al-Mezan 2001
31
LAW Society
29 novembre 2001 (chiffres depuis début 2000)
32
LAW Society
29 novembre 2001 (chiffres depuis début 2000)
33
LAW Society
29 novembre 2001 (chiffres depuis début 2000)
34 Palestinian Center for Human Rights
3 juin 2002
35
Ibid
36
Ministère de l'Éducation, 17 janvier 2002,
information pour les seules écoles dépendant
du Ministère de l'Éducation (depuis le 28
septembre 2000)
37
PCBS, avril 2002
38
Toutes les statistiques ci-avant : UNSCO. The Impact on the Palestinian Economy of
Confrontation, Border Closures and Mobility
Restrictions, octobre 2000 - 30 septembre 2001
39
Rapport du Ministère du Plan et de la Coopération
Internationale
40 Associated Press, 29
octobre 2000
41
Rapport de la Banque Mondiale, mars 2002
42
Information communiquée par le Syndicat des
Journalistes Palestiniens à Ramallah
|
|
Traduit de l'anglais par Giorgio Basile
|
|
|
|
|
|
|
|
Aide
Sanitaire Suisse aux Palestiniens (ASSP)
15, rue des Savoises 1205 Genève
Tél. 0041(0)22/329.82.13
|
|