L'Egypte
se déclare prête à accueillir le sommet, Amr Moussa
s'en félicite
LE CAIRE - L'Egypte a exprimé dimanche sa "stupeur et
ses regrets" pour le report du sommet arabe et
s'est déclarée prête à l'accueillir au Caire au
plus vite, une décision dont s'est félicitée le
secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa.
"L'Egypte estime qu'il est nécessaire de tenir au plus
vite ce sommetet elle est prête à l'accueillir en
tant que pays abritant le siège de la Ligue arabe
dans le délai le plus rapproché sur lequel il serait
possible de s'entendre", affirme un communiqué
de la présidence diffusé par l'agence nationale
Mena.
Le Caire estime "qu'étant donnés les défis auxquels
fait face la nation arabe en cette étape délicate
(...) il est nécessaire de tenir un sommet au plus
vite".
M. Moussa s'est félicité de cette décision et a affirmé
qu'il commençait ses consultations pour fixer la date
et le lieu du sommet.
"Tous les pays arabes ont exprimé leur gène à la
suite du report du sommet", a-t-il déclaré aux
journalistes après l'annonce de la décision égyptienne.
"Je commence dès maintenant mes consultations pour
fixer la date et le lieu du sommet", a-t-il ajouté.
Après la décision tunisienne de reporter sine die le sommet
initialement prévu les 29 et 30 mars à Tunis, le
secrétaire général de la Ligue arabe avait estimé
que la situation était "grave", qu'il était
nécessaire de "prendre une action immédiate"
et que l'Egypte était "capable de diriger cette
action".
Tunis a décidé dans la nuit de samedi à dimanche de
reporter ce sommet, en raison selon elle de la volonté
de certains pays arabes de vouloir occulter des
questions fondamentales comme le refus de lolence et
du terrorisme.
"L'Egypte exprime sa stupeur et ses regrets à la suite
de la décision inattendue annoncée par le ministère
tunisien des Affaires étrangères samedi soir de
reporter le sommet sine die", affirme le
communiqué égyptien.
Il considère que "ce report s'écarte du principe de la
tenue d'un sommet annuel fin mars, adopté par les
rois et chefs d'Etat arabes pour faire face aux défis
et aux responsabilités auxquels est confrontée la
nation arabe".
Le communiqué estime aussi qu'il est "naturel que les réunions
des ministres arabes des Affaires étrangères aient
fait apparaître quelques divergences entre les points
de vue des gouvernements concernant les problèmes posés".
"Il aurait été indiqué de résoudre ces divergences
(au sein de la conférence des ministres) ou de les
porter au niveau des chefs d'Etat pour qu'ils adoptent
une position commune à leur égard", poursuit le
texte.
at-hz-jba/jb/hj
(©AFP /
28 mars 2004 13h56)
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