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Intifada
: Bilan
du 28 septembre 2000 au 15 décembre
2003
Relevé
établi par le
Health Development Information
and Policy Institute : http://www.hdip.org/
|
| Palestiniens
tués 1 |
2.743
morts, dont 297
assassinats extra-judiciaires
(infractions graves à la 4ème
Convention de Genève, considérées
comme des crimes de guerre);
parmi ces victimes, 149
étaient des passants, dont 37
enfants et 26 femmes.
511,
soit 19 % < 18 ans.
85 % au moins de civils.
582 tués par des armes
lourdes.
1.661 tués par balles réelles.
Ne
font l'objet d'aucune enquête,
garantissant l'impunité aux
forces israéliennes, et leur
permettant d'agir en dehors
des lois. 2
|
| Palestiniens
blessés : + de 41.000 3 |
Cisjordanie
4
: 35,7% d'enfants, 32,4%
par balles réelles, 64,9%
atteints dans la partie supérieure
du corps, 39% de
blessures modérées à graves
(sur base de 16.673 cas, au 28
février 2002).
Bande
de Gaza 5
: environ 20%
d'enfants, 37% par
balles réelles, 60%
atteints dans la partie supérieure
du corps (sur base de 6.000
cas, au 6 mars 2002).
L'UNICEF
estime que 7.000
enfants ont été blessés. 6
|
| Handicaps
permanents |
Estimés
à 2.500. 7
Estimation de 500
enfants handicapés. 8 |
| Attaques
dirigées contre du personnel
ou des services de santé 9 |
25
(dont 1 Allemand) médecins,
infirmiers, conducteurs
d'ambulance tués en mission
(tirs sur les ambulances, ou
bombardements de quartiers résidentiels).
10
425
infirmiers du service
d'urgence du PRCS (Croissant
Rouge Palestinien) et de
l'UPMRC (Union of Palestinian
Medical Relief Committees)
blessés.
121 ambulances ont été
attaquées et endommagées.
36 ambulances du PRCS et
de l'UPMRC détruites.
197 attaques
d'ambulances de l'UPMRC par
balles réelles ou caoutchoutées,
et/ou par des jets de pierres
de colons israéliens.
991 cas de refus de
laisser franchir une ambulance
à un barrage routier ont été
relevés.
81 Palestiniens sont
morts faute d'avoir eu accès
à un traitement médical.
290 cas où des hôpitaux
ou cliniques ont été attaqués
et ont subi des dégâts.
71 volontaires et
membres des services d'urgence
ont été arrêtes depuis
l'invasion du 29 mars. 11
Au
cours de la longue invasion de
mars/avril 2002, les équipes
de l'UPMRC et ont arrêtées,
détenues et empêchées de se
rendre sur place jusqu'à 3
fois par jour; depuis avril
2002, les cliniques mobiles
rencontrent d'énormes
difficultés de déplacement.
|
| Attaques
dirigées contre des hôpitaux
(patients blessés,
coupures de courant) |
Bombardement
de l'Hôpital Français à
Bethléem (dommages estimés
à 25.000$). 12
L'Hôpital Al Hussein à
Bethléem. 13
Balles réelles tirées à
Beit Jala, A-Dibs, Hôpital
Français à Bethléem. 14
Hôpital Al Alia (Hébron) à
3 reprises. 15
Al Yamama (Bethléem), PRCS
Maternity Hospital (Ramallah)
et Ramallah General Hospital
bombardés. 16
Accès refusé à
l'hôpital Khalid de Ramallah
pendant plusieurs jours. 17
Des
colons ont attaqué l'Augusta
Victoria Hospital (Jérusalem),
un officier de la sécurité
touché (fusil mitrailleur).
18
Durant
la longue invasion de
mars-avril 2002, un grand
nombre d'hôpitaux et de
cliniques ont été attaqués
dans toute la Cisjordanie. |
| Journalistes |
12
journalistes tués, dont
1 Italien et 1
Britannique.
295 journalistes blessés,
au moins 167 journalistes
attaqués par des soldats israéliens;
battus, détenus, matériel
confisqué ou détruit.
Au moins 94 centres de
presse bombardés, saccagés
ou endommagés, 46
incidents au cours desquels du
matériel a été endommagé. 19
5 journalistes
palestiniens arrêtés sont
actuellement en détention
administrative. 42
31
mars 2002 : Ramallah
et El-Bireh déclarées zones
militaires fermées, empêchant
les journalistes d'y pénétrer,
et exigeant des journalistes
présents dans le secteur de
l'évacuer immédiatement.
Avril
2002 : L'Association
Internationale de la Presse
qualifie la Cisjordanie de
deuxième région du monde la
plus dangereuse pour les
journalistes, après
l'Afghanistan.
|
| Types
de munitions utilisées 20 |
Balles:
5.56 mm (calibre 223), 7.02
mm, 9 mm, calibre 50, .500 mm,
.800 mm, acier recouvert de
caoutchouc, plastique.
Missiles. Obus de chars.
Chasseurs F-16. |
| Réoccupation
and incursions |
Réoccupation
des zones ‘A’ (avant les
importantes opérations
militaires de mars-avril et
juin 2002): Pires cas: Bethléem
(10 jours), Jénine (40
jours), Ramallah et El Bireh
(20 jours), Tulkarem,
Qalqilya. Invasions dans les
zones ‘A’: Beit Rima, Deir
Ghassana, Beit Lahia.
Février-mars
2002 : Sharon déclenche
des attaques contre les camps
de réfugiés palestiniens de
Cisjordanie. Le camp de Balata
(Naplouse) est l'objet d'une
attaque particulièrement
violente.
180
Palestiniens, en majorité des
réfugiés, sont tués sur 2
semaines de temps (du 28 février
au 12 mars). Importantes
destructions et dégâts aux
propriétés privées.
29
mars - 1 mai 2002 :
Les chars israéliens
envahissent toutes les villes
importantes de Cisjordanie,
sauf Hébron et Jéricho. Les
villes sont placées sous un
couvre-feu de 24 h. Le
personnel médical et les
ambulances sont systématiquement
attaqués. Actes de vandalisme
et importantes destructions de
l'infrastructure civile. Près
de 260 Palestiniens
sont tués. Protestations
internationales; l'envoyé spécial
des Nations Unies déclare que
les actes commis à Jénine
sont «incroyablement
horribles» et «moralement répugnants».
21
19
juin : Le gouvernement
israélien déclenche la
seconde invasion à grande échelle
de toutes les villes et
villages de Cisjordanie (sauf
Jéricho). Réoccupation
totale de la Cisjordanie. Tout
au long du mois dernier, 2
millions de Palestiniens
ont été soumis à un
couvre-feu de 24h.
|
Bouclages
et couvre-feux.
Sanctions collectives :
Affectent les 3 millions de
Palestiniens vivant à Gaza et
en Cisjordanie. Depuis le début
de l'occupation en 1967, il
s'agit du plus long et du plus
sévère ensemble de mesures
de restrictions frappant la
population. 22
-
Accès aux soins médicaux
refusé
-
Restrictions appliquées à la
libre circulation du personnel
de santé ou des médicaments
et équipements médicaux
|
Bouclages
intérieurs et sièges :
120 check-points israéliens
en Cisjordanie et dans la
Bande de Gaza. Combinés aux
barrages routiers, ils
divisent la Cisjordanie en 300
entités séparées, et la
Bande de Gaza en 3 entités.
Bouclage
intérieur total: Cisjordanie:
66% du temps.
Bouclage intérieur partiel:
Cisjordanie 34%, Gaza 94%. 23
Les
bouclages entraînent des
problèmes humanitaires, tels
que coupures d'eau et d'électricité
(ex. Beit Furik et Beit
Dajan). Autres exemples: Les
habitants d'Al Mawasi «marqués»
d'un numéro d'identité, pour
que l'armée israélienne les
autorise à des déplacements
minimum dans et hors de la
zone. Israël a édifié des
barrières électriques à
l'entrée d'al Sifa, les
habitants ne peuvent entrer ou
sortir qu'entre 7 et 9 h du
matin, 3 et 5 h de l'après-midi.
Mai
2002 : Le gouvernement
israélien instaure un nouveau
régime de permis personnel,
et rend impossible tout déplacement
entre les villes de
Cisjordanie. La «bantoustanisation»
des Territoires palestiniens
est totale. La construction de
barrières de «séparation»
entre la Cisjordanie et Israël
a commencé.
Bouclages
extérieurs : La
Cisjordanie et la Bande de
Gaza sont coupées du reste du
monde. L'aéroport
international de Gaza est fermé
depuis février 2001.
Fermeture du «passage protégé»
entre la Bande de Gaza et la
Cisjordanie (pourtant
interdite par les accords
d'Oslo). Fréquents et longs
bouclages du passage vers la
Jordanie, de la frontière
avec l'Égypte (Rafah), et
avec Israël (Al-Mintar et
Beit Hanoun).
Depuis
début mars 2002, l'armée
israélienne a régulièrement
envahi les secteurs sous contrôle
palestinien, et soumis à des
couvre-feux prolongés les
villes et les villages.
Voir
Réoccupation et incursions
|
| Palestiniens
arrêtés et détenus par les
autorités israéliennes |
Estimation:
depuis le 29 mars 2002, 15.000
Palestiniens ont été détenus,
dont 6.000 sont
toujours en prison.
Parmi
eux, 1.700 Palestiniens
sont en détention
administrative 24,
ce qui signifie qu'ils n'ont
pas fait l'objet d'un procès,
et qu'ils sont détenus sans
que des charges soient
retenues contre eux.
350
enfants palestiniens sont
actuellement détenus dans les
prisons israéliennes et les
centres de détention situés
en Israël et en Cisjordanie.
Parmi
eux, quelque 30 enfants
sont en détention
administrative. 25
De
nombreux prisonniers sont
soumis à la torture, et ne reçoivent
pas les soins médicaux
appropriés.
|
Dégâts
à des biens publics ou privés
Attaques sur des quartiers
résidentiels
(Sanctions collectives) |
Au
cours des 15 premiers mois de
l'Intifada, les dégâts matériels
se sont montés à 305
millions de dollars. 26
Au
cours de la longue invasion de
mars-avril 2002, l'armée israélienne
a détruit et pillé pour 361
millions de dollars. 27
Du
début de l'Intifada jusqu'à
février 2002 :
Bombardements et démolitions
ont détruit complètement 720
maisons, et endommagé 11.553
autres.
73.600
personnes ont été touchées.
28
30
mosquées, 12 églises 29, 134
puits 30,
des cimetières... ont été détruits.
34.606
oliviers et arbres fruitiers
ont été arrachés 31
et 1.162,4 dunums [116
hectares] de terres ont été
confisqués 32,
14.339 dunums [1.434
hectares] de terres ont été
passés au bulldozer ou
incendiés. 33
Durant
l'invasion de mars-avril 2002 :
881 maisons ont été détruites,
2.883 maisons ont
été endommagées dans les
camps de réfugiés, affectant
22.500 personnes
habitant ces maisons. 34
Bande
de Gaza : plus de 601
maisons ont été démolies
complètement, environ
16.000 dunums [1.600
hectares] de terres, en
majorité agricoles, ont été
rasés par l'armée israélienne.
35
|
Enseignement
(Sanctions collectives) |
Le
Ministère de l'Éducation
fait état de 850 écoles
fermées temporairement,
8 écoles converties en
camps militaires.
185 écoles ont été
bombardées ou ont été la
cible de tirs par des soldats
israéliens;
11 écoles ont été
complètement détruites,
9 ont été saccagées.
15 écoles ont été
transformées en centres de détention
militaires.
132 étudiants
palestiniens ont été tués,
et 2.500 ont été
blessés sur le chemin de l'école.
1.135 journées
scolaires ont été perdues du
fait d'attaques israéliennes.
36
Durant
la longue invasion de
mars-avril 2002 54.730
heures de cours par jour ont
été perdues du fait de la
fermeture totale des classes.
|
Conditions économiques
(Sanctions collectives) |
Estimation
des pertes de revenus pour l'économie
palestinienne : entre 3,2
et 10 milliards de dollars (pour
les seuls revenus, sans y
inclure le coût des dégâts
aux propriétés publiques et
privées).
PIB
: perte quotidienne de 6,0
à 8,6 millions de dollars par
jour ouvrable.
Perte
totale de revenus salariaux : 59,4
millions $.
Chômage
: Gaza 67%, Cisjordanie 48%.
75%
des Palestiniens vivent sous
le seuil de pauvreté (moins
de 2 dollars par jour): 84,6%
à Gaza et 57,8% en
Cisjordanie. 37
Les
pertes économiques obligent 69%
des entreprises palestiniennes
soit à cesser leurs activités,
soit à réduire leur
production. 38
Chute
de 51% du PNB. 39
Israël
empêche 125.000
Palestiniens de se rendre à
leur travail. 40
La
Banque Mondiale estime qu'en
cas de solution du conflit et
levée de tous les bouclages,
2 années au moins seraient nécessaires
à l'économie palestinienne
pour se relever et revenir au
revenu par personne d'avant
l'Intifada. 41
|
| Note:
Il y a lieu de
noter que les chiffres
mentionnés dans ce rapport
sont plutôt en deçà de la réalité,
tous les cas n'étant pas
connus. De plus, certains
chiffres sont basés sur des
rapports qui ne sont plus à
jour (veuillez vous reporter
aux dates des sources
d'information). |
| 1
Health,
Development, Information, and
Policy Institute
(HDIP) Statistiques établies
sur base des informations
disponibles au moment de leur
calcul
2
Rapport
de B’Tselem
Illusions of restraint: Human
Rights Violations During the
Events in the Occupied
Territories 29th
September – 2nd
December, 2000
3
Ces statistiques ne
prennent en compte que les
personnes qui se sont rendues
dans un établissement de
soins
4
Ministère
de la Santé
5
Palestinian
Center for Human Rights
6
UN Special Rapporteur of
Commission on Human Rights,
rapport mars 2002, cité dans
un communiqué de presse du
DCI-PAL du 19 mars
2002
7
General Union of Disabled
Palestinians
8
UN Special Rapporteur of
Commission on Human Rights,
rapport mars 2002, cité dans
un communiqué de presse du
DCI-PAL du 19 mars
2002
9
Palestinian
Red Crescent Society
27 octobre 2001
Union
of Palestinian Medical Relief
Committees
10
Palestinian
Center for Human Rights
28 juin 2002
11
Palestinian
Red Crescent Society
10 juillet 2002
12
Directeur du Holy Family
Hospital à Bethléem
13
Durant l'occupation israélienne
de Bethléem du 19 au
29 octobre 2001
14
Quotidien Al-Ayyam,
19 octobre 2000
15
LAW
Society
4 et 8 novembre 2000
16
Durant les 3 jours de
l'invasion et de l'occupation
of Ramallah, du 12 au 15 mars
2002
17
Durant l'occupation israélienne
de Ramallah en octobre 2001
18
LAW
Society
29 octobre 2000
19
Information émanant du
Syndicat des Journalistes
Palestiniens (Ramallah)
20
Al-Haq
21
Terje Rød Larsen dans une
interview à la BBC, 19 avril
2002
22
Rapport du bureau de Gaza de
l'envoyé des Nations Unies au
Proche-Orient, Terje Rød-Larsen,
février 2001
23
UNSCO. The Impact on the
Palestinian economy of
confrontation, border closures
and mobility restrictions,
octobre 2000 - 30 septembre
2001
24
LAW
Society
Communiqué de presse, 17
juillet 2002
25
DCI Information communiquée
en août 2002
26
UNSCO
27
Ne prend pas en compte les
pertes de revenus, ni les coûts
humanitaires et sociaux. Évaluation
effectuée par les donateurs
internationationaux
28
Palestinian Humanitarian
Disaster, U.S. Agency for
International Development, 10
juillet 2002
29
Palestinian Council for
Justice and Peace
30
Al-Mezan
2001
31
LAW
Society
29 novembre 2001 (chiffres
depuis début 2000)
32
LAW
Society
29 novembre 2001 (chiffres
depuis début 2000)
33
LAW
Society
29 novembre 2001 (chiffres
depuis début 2000)
34
Palestinian
Center for Human Rights
3 juin 2002
35
Ibid
36
Ministère de l'Éducation, 17
janvier 2002, information pour
les seules écoles dépendant
du Ministère de l'Éducation
(depuis le 28 septembre 2000)
37
PCBS, avril 2002
38
Toutes les statistiques
ci-avant : UNSCO. The Impact
on the Palestinian Economy of
Confrontation, Border Closures
and Mobility Restrictions,
octobre 2000 - 30 septembre
2001
39
Rapport du Ministère du Plan
et de la Coopération
Internationale
40
Associated Press, 29 octobre
2000
41
Rapport de la Banque Mondiale,
mars 2002
42
Information communiquée par
le Syndicat des Journalistes
Palestiniens à Ramallah
|
| Traduit
de l'anglais par Giorgio
Basile |
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Aide
Sanitaire Suisse aux Palestiniens (ASSP)
15, rue des Savoises 1205 Genève
Tél. 0041(0)22/329.82.13
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