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Genève,
le 17 octobre 2003
RAPPORT
ZIEGLER
DECLARATION DE L ‘ASSP
Tout expert nommé par les Nations Unies est réputé
être indépendant. Quel que soit son statut social et
les fonctions qu'il exerce ou qu'il a exercé dans le
secteur public ou privé son indépendance doit
être respectée. La mettre en cause c'est jeter la
suspicion sur l'instance qui a proposé sa désignation
au Secrétaire général des Nations Unies.
La seule chose qui doit être exigée d'un
expert c'est sa compétence et son expérience dans le
domaine pour lequel il est choisi. Appartenir à une
ONG n'est pas une condition invalidante. Dans la
pratique il arrive, comme le fait Israël contre M.
Jean Ziegler, que des Etats contestent des rapports
qui les mettent en cause ou mettent en cause leurs
alliés, sous prétexte que leur auteur est
directement ou non associé à une ONG.
Les ONG qui sont la voix de la société
civile, ne doivent pas tolérer une seule
attaque contre un Rapporteur spécial au motif qu'il
appartiendrait de près ou de loin à une ONG. Il en
va de la crédibilité du système. Israël peut
contester les faits qui lui sont imputés mais ce
n'est pas parce que cela lui serait difficile que les
Nations Unies doivent se rendre coupables de
non-assistance à enfance en danger en renonçant à
rendre officiel un rapport accablant qui appelle la
conscience internationale à se mobiliser.
La société civile dans sa naturelle diversité
doit faire front commun contre la prétention d'un
membre des Nations Unies qui depuis qu'il a été reçu
dans cette organisation en 1948, se refuse avec
arrogance à respecter ses engagements et laisse
impunis les crimes de guerre et contre l'humanité que
commettent sa police et son armée en Palestine.
Si nous n'y prenons garde nous contribuerons
à l'érosion du système et demain, nous n'aurons
plus que des diplomates au service des Etats pour
occuper les postes de Rapporteurs spéciaux.
Jacques Vittori
Président
de l'ASSP
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