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CICR - Communiqué de presse 04/12, 18 février 2004
Israël,
les territoires occupés et les territoires autonomes
palestiniens: la barrière en Cisjordanie pose de
graves problèmes d’ordre humanitaire et juridique
Genève (CICR)
– Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)
est de plus en plus préoccupé par les conséquences
humanitaires que l’édification de la barrière en
Cisjordanie a pour de nombreux Palestiniens des
territoires occupés.
Dans
les endroits où elle s’écarte de la « Ligne verte
» et empiète sur les territoires occupés, la barrière
prive des milliers de Palestiniens d’un accès adéquat
à des services essentiels comme l’approvisionnement
en eau, les soins médicaux et l’éducation, ainsi
qu’à des sources de revenu telles que
l’agriculture et d’autres types d’emplois. Les
communautés palestiniennes vivant entre la « Ligne
verte » et la barrière sont, de fait, coupées de la
société palestinienne à laquelle elles
appartiennent. L’édification de la barrière en
Cisjordanie continue de donner lieu à
l’appropriation, largement répandue, de biens
palestiniens, et de causer des dégâts considérables
aux bâtiments et aux terres agricoles, entraînant
souvent leur destruction.
Le CICR a condamné à plusieurs reprises les attaques
délibérées perpétrées contre des civils israéliens
et souligné que tous les actes dont le but est de
semer la terreur dans la population civile sont des
violations manifestes du droit international
humanitaire. Il reconnaît à Israël le droit de
prendre des mesures pour assurer la sécurité de sa
population. Toutefois, ces mesures doivent respecter
les normes applicables du droit international
humanitaire.
Le CICR estime que la barrière en Cisjordanie est
contraire au droit international humanitaire, dans la
mesure où son tracé s’écarte de la « Ligne verte
» et empiète sur les territoires occupés. Les problèmes
que connaît la population palestinienne dans sa vie
quotidienne montrent clairement que la barrière va à
l’encontre de l’obligation qui incombe à Israël,
conformément au droit humanitaire, d’assurer un
traitement humain aux civils vivant sous son
occupation et de veiller à leur bien-être. Les
mesures prises par les autorités israéliennes en
relation avec l’édification de la barrière en
territoire occupé excèdent de loin ce qu’une
puissance occupante est autorisée à faire aux termes
du droit humanitaire. Ces constatations se fondent sur
le suivi des conditions de vie de la population
palestinienne, assuré par le CICR, et sur l’analyse
que fait l’institution des dispositions applicables
du droit humanitaire. Les autorités israéliennes ont
été régulièrement informées des préoccupations
humanitaires et juridiques du CICR.
Le CICR demande donc instamment à Israël de ne pas
planifier, construire ou maintenir cette barrière en
territoire occupé.
Informations complémentaires :
Florian Westphal, CICR Genève, tél. : +41 22 730
29 30
Uriel Masad, CICR Tel Aviv, tél. : +972 64 681 455
Simon Schorno, CICR Jérusalem, tél. : +972 52 956
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