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Les S.S ont faits pire
Un rapport de l'Onu accuse Israël de "crimes de guerre"
parce que, selon ce document, "les démolitions d'habitations
palestiniennes ne sont pas effectuées dans le contexte
d'hostilités mais en guise de punition"
AFP - 28 janvier 2005
AFP – Genève. Les démolitions punitives d'habitations
palestiniennes constituent de graves crimes de guerre, a
estimé John Dugard, le rapporteur spécial de l'Onu sur les
droits de l'homme dans les Territoires occupés, dans un
rapport rendu public jeudi.
"Il est difficile de résister à la conclusion selon laquelle
les démolitions punitives d'habitations constituent de graves
crimes de guerre", a-t-il écrit. Le professeur de droit
sud-africain estime que les démolitions de maison dans les
Territoires occupés, notamment à Rafah, Jabaliya et dans
d'autres secteurs de la bande de Gaza, ne sont pas justifiées
par des opérations militaires. "Les démolitions de maisons ne
sont pas effectuées dans le contexte d'hostilités "à des fins
de combat" mais en guise de punition", a-t-il affirmé.
Selon lui, ces démolitions de maison violent l'article 53 de
la IVe Convention de Genève, qui interdit à l'Etat occupant de
détruire des biens appartenant à des civils "sauf si leur
destruction est rendue absolument nécessaire par les
opérations militaires". C'est pourquoi, le rapporteur demande
à Israël de mettre sa politique "en conformité avec le droit
humanitaire".
Il a également critiqué le retrait unilatéral de Gaza annoncé
par Ariel Sharon. "En réalité, Israël n'a pas l'intention de
desserrer son emprise sur la bande de Gaza. En dernier
ressort, il a l'intention de continuer de dominer cette région
en en contrôlant ses frontières, les eaux territoriales et
l'espace aérien", a affirmé le rapporteur de l'Onu.
"En conséquence, il demeurera au regard du droit une puissance
occupante encore tenue par les obligations découlant de la
quatrième Convention de Genève", a-t-il ajouté.
Dans son rapport, qui sera discuté à la prochaine session de
la Commission des droits de l'homme, à partir du 14 mars, le
Sud-africain a également condamné la poursuite de la
construction de la barrière de sécurité. A son avis, "le mur a
été construit afin d'incorporer les colonies de peuplement à
Israël, de confisquer des terres palestiniennes et d'inciter
les Palestiniens à quitter leurs terres et leurs foyers en
leur rendant la vie insupportable". Il a rappelé que la Cour
internationale de justice avait demandé le démantèlement du
mur. Or, Israël en poursuit la construction, a-t-il relevé.
"Le mépris affiché par Israël pour le droit international
menace non seulement l'ordre juridique international, mais
aussi l'ordre international tout court. La communauté
internationale n'a donc pas lieu, en pareilles circonstances,
de se montrer conciliante", a-t-il souligné.
John Dugard, qui s'est rendu du 18 au 24 juin 2004 dans les
Territoires palestiniens, a indiqué avoir l'intention de s'y
rendre à nouveau en février.
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