Laissez faire ou AGIR EN SOLIDARITÉ ?
Une
année se termine une autre vient de commencer ; que risque-t-il d’advenir ?
Depuis la nuit des temps nos ancêtres constataient déjà, générations après
générations : « il n’y a rien de changé sous le soleil ». Le soleil brille,
imperturbable, sur les intègres et les pervers, les démunis et les nantis,
les bien-portants et les malades, les cœurs comblés, blessés ou déchirés. Il
est banal, sans savoir qu’y faire, d’être désolé du malheur des autres. Ne
faut-il pas d’abord s’extraire « du coma artificiel » dans lequel
d’insidieuses entreprises de prêt-à-penser, dont certaines ont d’énormes
moyens, s’emploient à maintenir l’opinion publique ?
Osons déjà affirmer que l’arbre de la lutte contre
l’antisémitisme, érigé en dogme idéologique et religieux, ne doit pas cacher
la forêt de la discrimination. Il faut s’en réjouir, jamais dans le monde
contemporain les juifs, comme personne et comme communauté, ont moins été
persécutés qu’aujourd’hui tandis que jamais dans l’Histoire de l’humanité les
discriminations de toutes natures et de toutes formes génèrent pour des
milliards d’êtres humains la pauvreté et la maladie, et pour des centaines de
millions, les maltraitances, les humiliations, les atrocités et la mort. Toute
distinction génétique, religieuse, philosophique,
idéologique ou
topologique
entre
catégories de persécutés est moralement et juridiquement injustifiable.
Chaque être humain est en effet par
nature indissociable de l’humanité et celui qui ne
respecte pas la dignité et la vie de l’autre ne peut espérer que celle des
siens sera respectée.
Mais les régimes qui violent ouvertement le droit international ont beau jeu
de crier à la discrimination quand, avec la complaisance des gouvernements
occidentaux, la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient n’accepte, par
exemple, aucun contrôle international sur son armement atomique, chimique et
bactériologique, en prétendant n’en détenir que ce qui constitue le strict
nécessaire pour assurer sa sécurité.
Israël
n’a plus de gouvernement et la personnalité assurée voici peu d’être élue le
28 mars prochain est devenue, brusquement, dans l’incapacité de gouverner.
Les
responsables politiques négocient les accords et signent les traités, mais la
paix se fait entre voisins qui, entrant en relation par le dialogue,
apprennent
à
se connaître,
à
se découvrir des aspirations et des intérêts communs et finalement
à
se considérer loyalement égaux en droits et en dignité. La libération de la
Palestine passe par ce chemin de rencontre sur lequel chaque partie
progressera spectaculairement quand le
système politique
israélien, lamentablement enrayé par une petite minorité d’ultra nationalistes
irréductibles, sera dégrippé. La réponse sera dans les urnes. En l’attente,
plutôt que d’entrer dans le jeu des fanatiques, soutenons la majorité des
citoyens israéliens et palestiniens qui honnêtement ne souhaitent pas, au
conflit qui les divise, d’autre vainqueur que la Paix.
Le nouveau Parlement
israélien mériterait la gratitude universelle en reconnaissant sans délai l’Etat
Palestinien et en demandant la convocation d’urgence de l’Assemblée générale
des Nations Unies pour qu’elle décide l’admission immédiate de la Palestine
dans la Communauté des Nations à égalité de droits et d’obligations avec tous
les Etats membres.
Pour que cessent
les horreurs d’un cauchemar, aidons ce rêve
à
devenir réalité.
JacquesVittori
Président de l’Aide Sanitaire Suisse Aux Palestiniens
Sur le site (assp.ch)
nous proposons une action concrète à la portée de tous.