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Enquête sur les violations des droits de l'Homme en Syrie |
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Le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu a demandé l'envoi urgent d'une mission en Syrie pour enquêter sur les violations des droits de l'Homme, alors que, selon des militants, au moins 48 manifestants ont été tués vendredi 29 avril dans le pays
La résolution, proposée par les Etats-Unis, a été adoptée au Conseil des droits de l'Homme, par 26 votes pour, 9 contre et 7 abstentions, à l'issue d'une longue journée de négociations entre les 47 Etats membres du Conseil (cinq étaient absents). Elle demande au Haut commissaire d’envoyer de "façon urgente une mission en Syrie pour enquêter sur les violations présumées des droits de l'Homme et pour établir les faits et circonstances de ces violations et des crimes commis". Le texte condamne par ailleurs "explicitement l'usage de la violence meurtrière contre les manifestants pacifiques par les autorités syriennes". "Un dangereux précédent" Le représentant de la Syrie au Conseil, Faysal Khabbas Hamoui, avait estimé avant le vote qu'adopter la résolution "va seulement compliquer la situation des droits de l'Homme en Syrie et renforcer les tensions dans le pays". Si ce dernier a admis que des "manifestants pacifiques appelaient à des réformes", il a insisté que les forces de l'ordre agissaient contre "des groupes de saboteurs". "Soixante officiers et conscrits ont été tués et 300 personnes ont été très grièvement blessées", a-t-il ajouté devant le Conseil. Le représentant de la Chine, Xia Jingge, qui s'est déclaré contre ce texte, a pour sa part estimé que la résolution "pourrait créer un dangereux précédent". Parmi les pays qui ont voté contre le texte, figurent la Chine, la Russie, le Pakistan et Cuba, tandis que la France, leBrésil, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont voté pour. (cinq pays membres étaient absents) Ce sont tous des pays démocratiques mais les opposants veulent contrôler eux-mêmes comment ils l’appliquent tandis les autres acceptent la surveillance universelle. La représentante des Etats-Unis a trouvé une façon diplomatique de ne pas voter contre. On peut dire que c’est ainsi que son vote est devenu positif ! Cette victoire ne changera rien dans l’immédiat à la situation du peuple syrien. En effet le coût de mise en œuvre de la résolution devra être inscrit au budget du Haut Commissaire. Rien ne s’y oppose mais cela prendra au minimum plusieurs mois. La dictature syrienne peut donc continuer à massacrer. Pour stopper le génocide il en coûterait environ 500'000.- $ des Etats-Unis. Cette somme pour sauver des vies n’est-elle pas dérisoire comparée par exemple aux 12 milliards de dollars, de dépenses militaires Israéliennes qui sauve théoriquement des vies mais en détruit effectivement des milliers ? |
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Dernière mise à jour : ( 01-05-2011 )
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