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Extraits du discours de Hassan Nasrallah , libanais, secrétaire général de l'organisation chiite Hezbollah
Nous commémorons en ce dernier vendredi du mois béni du Ramadan, et en ce meilleur jour du meilleur mois de l‘année, avec toutes ses valeurs religieuses, la journée mondiale d’Al-Quds, une journée proclamée par l’Ayatollah Khomeiny. L’importance de cette journée grandit année après année en dépit de l’accentuation des dangers qui menacent Al-Quds, malgré la poursuite de la judaïsation de la ville sainte, et de la poursuite du conflit israélo-palestinien. Cette journée marque également la poursuite de la lutte contre le projet sioniste dans la région. En vérité, nous avons peur pour cette cause, vu les multiples complots externes, le désespoir et la faiblesse qui frappent la Nation. Nous avons peur que cette cause soit oubliée avec le temps. Mais il n’est pas permis pour la Nation arabe et islamique d’oublier Al-Quds, parce qu’elle fait partie de notre religion, de notre passé, de notre présent et de notre avenir. Il faut que la cause d’Al-Quds soit présente et évoquée à chaque occasion. En cette journée, nous réitérons notre attachement à nos constantes, en cette journée, nous confirmons devant le monde entier notre attachement à nos droits. Nous disons à ce monde : les souffrances et les maux ne changeront rien de nos constantes. La Palestine, de la mer au fleuve, appartient au peuple palestinien et aux Arabes. Personne n’a le droit de renoncer à un pouce de sa terre, ni à une goutte de son eau, ni même à une lettre du mot Palestine. La journée d’Al-Quds est le jour de la vérité et le reste n’est que mensonges. Al-Quds ne peut, en aucun cas, être la capitale d’un Etat appelé Israël. Al-Quds ne peut être divisé pour qu’un simple quartier ou une petite rue de la ville sainte puisse servir de capitale israélienne. Al-Quds est la capitale de la terre et du ciel, c’est la capitale de la Palestine. Cet Etat d’Israël ne peut jamais acquérir de légitimité, même s’il obtient la reconnaissance de certains. C’est un Etat bâti sur les crimes et la discrimination. La journée d’Al-Quds est une occasion mondiale pour mettre la lumière sur les dangers auxquels font face la mosquée d’Al-Aqsa, la ville sainte d’Al-Quds, et les villes musulmanes et chrétiennes à la fois. Cette région souffre de la judaïsation, des expulsions, des confiscations des terres, des tueries, et les négociations futiles ne sauront en aucun cas résoudre ces problèmes compliqués. Et les négociations entamées hier sont vouées à l’échec, comme l’ont été les multiples pourparlers menés durant 17 ans. Deux événements majeurs coïncident avec la Journée d’Al-Quds, cette année : les négociations de Washington et le retrait-fuite des Américains d’Irak. Concernant les négociations, elles sont mort-nées. Leur objectif au niveau politique est clair : la réussite des élections américaines, et le dernier à en bénéficier est Al-Quds. Côté palestinien, la majorité des factions politiques, et la population dans son ensemble, ont rejeté ces négociations. Nous faisons partie de ceux qui refusent le principe même de négocier avec Israël. Malheureusement, les négociations avec cet ennemi tyrannique ne font que donner plus de vie et de légitimité à cette entité. Quant à la défaite américaine en Irak, elle s’exprime par la fuite de l’occupant, présenté comme un retrait. Les Américains ont subi d’importantes pertes, et ne sont plus capables de supporter les échecs. Ils ont été surpris par la résistance du peuple irakien. Je parle de la résistance et non pas des crimes terroristes alimentés par l’occupant et par l’infiltration israélienne de l’Irak occupé. L’attentat contre la Journée Al-Quds au Pakistan est également fomenté par les services de renseignements israéliens et américains. Les Américains et les Israéliens ciblent la résistance libanaise à travers le Tribunal international sur l’assassinat de Rafic Hariri. Nous disons que le Hezbollah n’est pas concerné par le Tribunal international, et ne coopèrera pas avec lui, surtout si la justice libanaise est utilisée comme une simple boite à lettres. Le projet israélo-américain vise à soumettre l’ensemble de la région pour garantir la sécurité d’Israël. Mais ce projet défendu par les conservateurs depuis les attentats du 11 septembre (New York) s’est brisé grâce à la résistance. La bataille n’est pas terminée, mais elle prend d’autres formes que la guerre, car les Américains sont épuisés. En dépit des difficultés, la résistance du peuple palestinien, du Hezbollah, de la Syrie et de l’Iran et de leur alliance qui se renforce tous les jours davantage contrairement aux illusions de certains, nous sommes aujourd’hui appelés à poursuivre la résistance et à renforcer le front du refus. J’ai l’impression qu’on n’a jamais été aussi proches de la libération d’Al-Quds. La victoire est proche. La disparition d’Israël est une question de temps. Nasrallah a en outre évoqué les événements « regrettables » de Bourj Abi Haïdar, ainsi que la question de la disponibilité iranienne à équiper l’armée libanaise. Il a abordé la question des armes au Liban et rejeté les appels destinés à faire de Beyrouth une ville démilitarisée. Pour Nasrallah, la prolifération des armes dans la population remonte aux années 1960, et on ne peut pas traiter cette question en réaction à un simple accrochage d’ordre privé à Bourj Abi Haïdar. Le secrétaire général a également survolé la question de la disparition de l’imam Moussa Sadr en Libye, en 1978, réitérant son attachement à sa libération et considérant que Sadr était le fondateur de la résistance et demeure son inspirateur. Quant à l’attribution de certains droits civils aux Palestiniens réfugiés au Liban, Nasrallah a estimé que le sujet méritait un vrai débat, regrettant l’absence de celui-ci. Traduction et synthèse de Chawki Freïha © Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info » |