INVITATION conférenceUn an après l’agression israélienneM. Ahmed Abu Tawahina, directeur de "Gaza Community Mental Health Programme" témoin et acteur de premier plan exposera à l’invitation de Suisse Palestine, la situation à Gaza un an après l’attaque israélienne. Le 21 janvier à 19h30 Salle Gandhi, Maison des Associations, 15 rue des Savoises, Genève. Modérateur Carlo Sommaruga, conseiller national. Présence de Jean-Charles Rielle (lien vers son blog http://www.rielle.info/gaza2010.htm), parlementaire suisse de retour de Gaza. Organisation : Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens (ASSP), et toutes les personnalités et organisations qui s’annonceront au : 022 329 82 13 – e-mail : assp@assp.ch
Un an après l’agression israélienneGaza est toujours sous siège un an après l’attaque israélienne de janvier 2009. Selon l’ONU, celle-ci a tué 1400 palestiens-nes (dont 333 enfants) et blessé plus de 5'000 personnes, en majorité des civils. Ella a détruit 3500 maisons totalement et plus de 50'000 partiellement (dont 280 écoles et jardins d’enfants). Les 1,5 millions d’habitants de Gaza, l’une des zones les plus densément peuplées du monde, vivent dans une prison à ciel ouvert sans accès vers le monde extérieur. L'échange de biens et de services avec l'étranger est restreint, il est presque impossible de sortir de Gaza ou d'y rentrer. L’économie est sinistrée, la population de Gaza dépend de l’aide humanitaire internationale. Celle-ci est en grande mesure bloquée par Israël et dépend de l'approvisionnement par les tunnels, qui ne permettent aucun contrôle de qualité et dont l’infrastructure est régulièrement détruite. La reconstruction n’a pas pu avoir lieu en raison du blocus israélien : ciment, matériel de construction, vitres, tous les équipements manquent. Les services de base (eau salubre, électricité, essence…) sont défaillants. La population de Gaza est très jeune (780'000 jeunes ou 53 % de la population ont moins de 18 ans), la guerre et le siège entrainent une grave détérioration des conditions de scolarisation, d’habitat et de vie. La violence interne augmente entre jeunes et dans les familles.Outre une crise politique, sécuritaire et humanitaire majeure, les habitants de Gaza vivent une « crise de dignité humaine » selon l’ONU, qui dénonce cette politique de « punition collective » et appelle à la levée du siège.--------------------------------------------------------------------------------------------------- Notre invité- Né il y a 50 ans à Gaza, Ahmed Abu Tawahina, psychologue palestinien formé au Caire et à Tel Aviv, est quotidiennement confronté à cette désastreuse situation sociale, humanitaire et sécuritaire en tant que directeur de l’ONG palestinienne « Gaza Community Mental Health Programme » (www.gcmhp.net), créée en 1990, la plus importante institution de Gaza travaillant dans la santé mentale et une autorité en la matière au niveau national et international.M. Tawahina est l’auteur de nombreux cours et publications, au niveau international, sur le traumatisme des enfants palestiniens victimes de l’occupation, sur les effets psycho-sociaux du siège ou sur l’impact sur la santé mentale des enfants de destructions de maisons et sur la réhabilitation des victimes de torture. Il a participé à de nombreuses rencontres, conférences et supervisions aux Usa, au Canada et en Europe. Sa venue en Suisse permet une information et un échange de premier plan sur la situation actuelle de Gaza. GCMHPGCMHP compte env. 170 employé-e-s (psychiatres, psychologues, travailleurs sociaux, enseignants, chercheurs, administration..) et travaille dans 4 secteurs complémentaires : a) le travail clinique proprement dit (dans ses centres, dans les quartiers,..), b) la formation (académique dans les Universités de Gaza ou formation/encadrement du personnel des ONGs, d’UNWRA, de la police, des centres de santé du Ministère pour leur permettre un meilleur dépistage/suivi), c) la recherche (sur la violence domestique, sur les liens entre occupation et traumatisme, notamment envers les enfants..) d) l’information/advocacy sur la situation sociale/familiale à Gaza en vue de la promotion des droits de l’homme.GCMHP travaille prioritairement en réseau, en qualité de conseils, de formation, d’encadrement avec des partenaires stratégiques tels les Ministères de la santé, de l’éducation, de l’Intérieur à Gaza, le bureau régional de l’OMS, UNRWA et de nombreuses ONGs locales. La conception générale est de d’informer, de mobiliser les communautés locales et les institutions de Gaza, comme acteurs, afin qu’elles s’organisent pour faire face à la violence familiale, défendent et promeuvent en leur sein les droits humains (droits de la femme, des enfants, les victimes de torture..). |