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Dans quelle mesure le hasard et la nécessité peuvent-ils être instrumentalisés par la Justice immanente génératrice du vrai "sacré" et du réel sens de "l'éternité" ? parRav Léonard SZTEJNBERG (ICOSEF Lunel 14/12/2009) Tout ce qui vit est apte à pressentir nombre d'événements à venir. Cette aptitude supra normale est manifestement à l'origine de la vie et de la survie des ancêtres, tant des humains que des animaux et des végétaux qui sont si ingénieux quant aux mécanismes vecteurs de leur lieu de reproduction.
La motivation de l'existence de cette ingénierie vectrice de pérennité pour tout ce qui vit est simple à comprendre, elle réside dans l'élévation de la sophistication des rayonnements inhérents à toutes les formes de la vie. Dès lors, le bon sens nous apprend que le "hasard" et la "nécessité" * sont au service du sens de l'évolution orienté en direction de l'élévation de la qualité du vécu de l'instant présent, vécu de l'instant présent en constante sophistication, comme l'exprime clairement la Bible (1. Rois 19,11-12) lorsque le Prophète Elie, après maintes sorties de la grotte où il se cachait, découvre que l'accès à l'essence de tout ce qui existe ne relève pas du monde des apparences (symbolisé par le grand vent, le tremblement de terre et le feu), mais que l'accès à l'essence de tout ce qui existe procède du "murmure doux et subtil" (1. Rois 19,12). Ainsi tout ce qui concourt dans la vie d'un humain à favoriser l'affinement de sens réceptifs, d'affects et de ressentis nous aide à développer notre saine intuition. Dans ces conditions, le hasard et la nécessité résultent d'une incitation imposée aux événements de notre environnement afin de nous rendre plus conscients de nous-même et des autres. Tout ceci pour finalement développer en nous l'écoute d'une spontanéité sage et dynamique inhérente à notre identité profonde invariablement en harmonie tant avec notre équilibre physico-chimique et psychique, qu'avec les énergies du cosmos auquel notre planète appartient. Le hasard et la nécessité ne répondent donc pas aux critères de la recherche de jouissance immédiate de la vie, mais procèdent du sens qui oriente l'évolution de l'univers, sens originel qui a permis notre genèse sans que nous en soyons artisans. Ainsi contrairement à une recherche de jouissance immédiate l'assimilation des convictions évoquées ci-dessus engendre un irrésistible élan qui, sublimant toute forme d'intelligence, se répand en un débordement inextinguible telle une louange perpétuelle de Justice rendue envers CE qui fait que l'univers et nous-même existons en adoration perpétuelle. Adoration à l'adresse de l'Inaccessible non localisable - car toujours au-delà même de l'éternité -, mais l'Inaccessible est pourtant source de tout, via l'omniprésence de la Justice immanente que nous en soyons conscients ou pas. - thème cher – son livre de 1970 – au Professeur Jacques MONOD, Prix Nobel 1965 de physiologie ou de médecine avec les Professeurs François JACOB et André LWOFF.
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