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Réponse aux vœux pour la paix exprimés par l'Ayatollah Ali KHAMENEY La récente déclaration du Guide Suprême de la République islamique de l'Iran l'Ayatollah Ali KHAMENEY donne le sens de la légitimité divine pour les autorités en charge de la direction de ce pays.
Si cette légitimité divine ne fait pas l'objet d'une adhésion unanime des populations iraniennes, cette légitimité divine aux yeux du Guide Suprême de l'Iran génère un choc frontal avec les légitimités politiques, culturelles et surtout religieuses ailleurs dans le monde, pour nombre de personnalités et d'individus. Il est donc temps pour les dirigeants politiques et surtout religieux de la planète de se poser la question qui tombe sous le sens et vient donc à l'esprit : Existe-t-il sur Terre une légitimité divine imposable à toutes les populations du globe ou s'agit-il là d'un mythe source de confrontations séculaires entre les cultures et les peuples, confrontation capable aujourd'hui à l'ère du nucléaire militaire, de sceller la disparition de l'espèce humaine? A l'évidence, l'authentique réponse à cette question vitale pour tous les humains ne réside pas dans les multiples et discutables interprétations du Décalogue biblique qui a inspiré la Déclaration universelle des droits de l'homme, Charte de l'ONU et ne relève pas des tentatives œcuméniques contemporaines avortées (en raison des dogmatismes issus tant des sciences religieuses que des sciences profanes) ; mais l'authentique réponse procède de l'acceptation universelle du fait qu'en chaque individu réside une dimension sacrée source d'une utilité unique que chaque Terrien possède pour l'édification sur notre planète d'un futur viable. Pour obtenir ce résultat il faut, au départ, apprendre à respecter toutes les croyances religieuses existantes afin de retrouver ensuite en elles cette dimension sacrée qui est la véritable racine spirituelle commune à toute réelle foi religieuse. Il faut savoir que cette dimension sacrée réside seulement dans la spontanéité naturelle issue de l'intuition profonde de chaque enfant, futur adulte. En effet, chaque enfant sait d'instinct reconnaître le vrai du faux, parce que le vrai engendre la joie, et corrélativement l'énergie, tandis que le faux provoque la tristesse et le malheur. Ainsi c'est la joie issue de l'écoute de la spontanéité intuitive qui engendre des énergies nouvelles en soi, source de bonheur et donc de paix : c'est à ce niveau que se situe la racine commune des grandes religions qui mettent toujours à la base de leur foi l'aspect sacré du bébé qui lui confère son état de reflet du Divin sur Terre, ainsi : - Dans le judaïsme la mère récite le soir près du bébé la prière du Chma (Deutéronome 6,4…), elle exprime ce faisant un vœu afin que son bébé acquière une personnalité unique, forte et riche, personnalité unique parce que reflet de Divin inconcevable (l'UNIQUE par excellence = E'HOD ou E'HAD). Ainsi les parents reconnaissent qu'ils ne sont pas les seuls générateurs de l'enfant parce que celui-ci dispose d'une sainte sensibilité spécifique qui le rend indomptable, inclassable et, ce faisant, utile au bien commun de toute l'humanité, ce qui confère à chaque personne, quelles que soient ses origines raciales et culturelles, la dimension sacrée.
- Dans le christianisme on retrouve le même précepte quant au respect de la dimension sacrée inhérente à la justice, à la vérité et à la miséricorde. (Evangile de Matthieu 18,3 "…. Si vous ne devenez comme les petits enfants – par essence attachés à la spontanéité - vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux").
- L'islam rejoint le credo de la foi juive contenu dans la prière "Ecoute Israël = Chma Israël" qui reprend Deutéronome 6,4. Ce verset résume toute la foi juive concentrée dans les mots "Adonoï E'hod ou Adonaï E'had", ces mots signifiant que le Divin est éternellement unique - e'had en hébreu = ahad en arabe - inconcevable, hors de tout concept, parce que toujours Premier de tout, donc définitivement inaccessible, même pour le corps de résurrection qui subsiste après la mort physique.
Cet enseignement de la tradition juive bien comprise se retrouve tel quel dans la foi islamique lorsque par exemple celle-ci professe que le Divin est l'Unique = Allâhu ahad (Coran, Sourate II, 163), en sorte que l'humain, comme dans le judaïsme, est appelé dès sa naissance à l'unicité, c'est-à-dire à être sur Terre reflet de l'Unique Divin. Cette unicité se situe pour le musulman au niveau d'une sensibilité priante "El Fath En-Nurânî" en direction d'Allah (Premier de tout donc unique et inconcevable), sensibilité priante qui lui confère une dimension sacrée, qui le rend apte à transcender les apparences du cosmos visible et invisible. Proposition en réponse aux intentions de paix du Guide Suprême de l'Iran. Dans un esprit prophylactique contre le pouvoir de la haine (que le Guide Suprême de l'Iran veut juguler) consécutive aux erreurs éducatives (génératrices de crimes contre l'humanité encore ignorés) à la source d'immaturités individuelles et collectives, il serait précieux de pouvoir diffuser dans le monde, une saine relecture du Décalogue (Livre biblique de l'Exode chap. 20 versets 1 à 14) manifestement mal compris selon ma conviction, par : - les 3 monothéismes qui en reconnaissent "l'inspiration",
- les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme (adoptée par l'ONU lors de son Assemblée générale le 10 décembre 1948 au Palais de Chaillot à Paris), qui s'en sont réclamés,
- les adeptes de disciplines scientifiques, philosophiques et religieuses non monothéistes, qui s'en réclament.
Rav Léonard SZTEJNBERG le 23 juin 2009. Institut Communications Sciences et Foi. 581 Chemin du Mas de Robin 34400 Lunel, France |