Communiqué de presseAide Sanitaire Suisse aux Palestiniens Genève, le 14 janvier 2009 Dans la situation intolérable qui sévit à Gaza en ce début d’année, l’extrême urgence est un cessez-le-feu immédiat. Il ne peut-être obtenu qu’avec l’accord d’une part du gouvernement d’Israël et d’autre part de la résistance palestinienne.
Les exigences pour les deux parties sont connues : Israël, doit accepter de se conformer aux obligations fondamentales de tout Etat membre des Nations Unies dès qu’il n’aura plus à s’estimer en droit d’y déroger pour assurer sa sécurité. En tout premier lieu cela dépend de lui mais cela a un prix, néanmoins beaucoup moins élevé que celui de la guerre. Israël doit se retirer derrière la ligne verte de 1967. Plus d’occupation, plus de résistance à l’occupation. C’est aussi simple que cela. L’Histoire des cent dernières années est ponctuées de cessez-le-feu, de trêves, d’armistices, que les parties s’accusent mutuellement de rompre régulièrement. Il est vain de rechercher les violeurs. Le mal est fait, des réparations sont dues. La générosité solidaire faisant le pont, elles pourront être ordonnées judiciairement en droit et en équité, la Paix revenue. La communauté humaine universelle - peuples, nations et institutions - doit assumer ses responsabilités telles que définies dans la charte des Nations Unie adoptée huit jours après l’armistice qui mit fin à la deuxième guerre mondiale. Pourquoi ce qui a été possible en 1945 ne l’est-il plus aujourd’hui où l’attente est érigée en règle de conduite sous le fallacieux prétexte de ne pas compromette une solution négociée entre les antagonistes ? Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté, lundi 12 janvier 2009 à Genève, une résolution qui "condamne vigoureusement l'opération israélienne" menée dans la bande de Gaza. Israël ayant immédiatement fait savoir qu’il ne l’acceptait pas, la suite à lui donner a été reportée à plus tard.
Quand Gaza est en flamme, que près d'un tiers des Palestiniens tués sont des enfants et des adolescents âgés de moins de seize ans, « nous peuples des nations unies » avons le devoir, conformément à la Charte fondatrice de « maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix… De réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix… De réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix ». En conclusion il faut avoir conscience que le cessez-le-feu ne peut être garanti par l’envoi d’observateurs neutres et indépendants mais par une force de police opérationnelle conséquente, suffisamment équipée pour l’imposer. Quand des centaines de milliards de dollars sont débloqués pour soutenir de grandes banques mondiales, le coût pour faire cesser un massacre génocidaire serait-il excessif ? Nous devons préserver les générations futures du fléau de la guerre. Il est inadmissible de tolérer que s’accroisse de jour en jour plus de blessés et de morts au sein de la population non combattante et que les infrastructures civiles, notamment des hôpitaux, continuent à être détruites ou endommagées.
Ne nous rendons pas coupables de non assistance à personnes et aux peuples israélien et palestinien en danger.
Jacques Vittori, Président de l’ Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens 15, rue des Savoises 1205 Genève téléph. 022 329 82 13 – e-mail assp@assp.ch site internet assp.ch – ccp 12-11690-7 |
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Dernière mise à jour : ( 15-01-2009 )
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