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Chers ami-e-s de Charles-Henri Rapin, Nous nous sommes retrouvés, différents mais unanimes, dans l’hommage rendu à la mémoire du Professeur Rapin. C’est pourquoi je vous invite à soutenir une pétition pour qu’une rue de Genève porte son nom. Une simple plaque sera pour nous, qui le connaissions, une façon de concrétiser sa mémoire en invitant ceux qui la verront à découvrir la généreuse personnalité de celui qui vient de s’effacer mais dont l’œuvre laissera des traces exemplaires jusqu’à la fin des temps. Solidairement vôtre. Jacques Vittori
Rue Dr Charles-Henri Rapin et Rue Bronislaw Geremek Le soudain décès le 10 juillet 2008, de celui qui était devenu le Professeur Rapin, a été suivi à peine deux jours plus tard par celui, tout aussi inattendu, d'un autre humaniste de réputation mondiale, Bronislaw Geremek, médiéviste et éminent parlementaire européen, qui comme lui fut très jeune, membre du parti communiste de son pays. Membre actif des Unions chrétiennes dans sa jeunesse, Charles-Henri Rapin avait rejoint les rangs des maoïstes et présidé le Comité Palestine. En apparence contradictoires, ces engagements, s'enracinaient au plus profond de lui-même sur le terreau fondamental du droit universel à l'existence dans la dignité et son corollaire, le droit imprescriptible à l'insoumission.
Ce mode d'entrée dans la vie publique fut le choix de beaucoup d'intellectuels européens au lendemain de la seconde guerre mondiale. Ce qui invite à joindre dans un même hommage d'admiration et de reconnaissance, ces deux personnalités hors du commun, c'est, dans leur sphère de vie très contrastée, l'attention qu'ils n'ont jamais cessé de porter aux plus marginaux, aux plus défavorisés, aux laissés pour compte de la société, pour qu'ils y prennent leur place de citoyens libres et égaux en dignité, unis pour que, sans aucune distinction, chacun ait, aussi longtemps qu'il puisse vivre sur terre, droit au bonheur. L'embauche est illimitée dans les chantiers de l'humanisme et des droits humains. La meilleure façon d'exprimer notre admiration aux deux infatigables travailleurs qui viennent quitter celui auquel ils ont consacré leur existence sur notre planète commune à tout le vivant, c'est, dans un même esprit, de continuer leur oeuvre. Charles-Henri Rapin et Bronislaw Geremek font partie des quelques trop rares grands hommes contemporains de la planète. Nous proposons que leur nom soit donné à une rue de Genève, métropole mondiale de l'humanitaire et des Droits Humains. Jacques Vittori Président de l'ASSP |