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Médecins pour les droits humains en Israël - Note du 17.07.08. |
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Médecins pour les droits humains en Israël a publié un rapport en juin 2008, intitulé "Des médecins parlent de leurs patients de faible revenu". Ce rapport est basé sur une série d'interviews menés auprès de 44 médecins généralistes (médecins de famille et pédiatres).
Le but était de se renseigner, cette fois de point de vue du médecin, sur le phénomène des patients de faible revenu qui ne peuvent pas acheter les médicaments prescrits ou payer les traitements disponibles de l'assurance nationale de santé; ce problème - l'incapacité pour le malade de payer la participation exigée du patient - a été abordé dans plusieurs études scientifiques.
Nombre des médecins que nous avons rencontré ont cité le cas où ils découvraient que le patient n'avait pas acheté le médicament ou suivi le traitement parce qu'il ne pouvait pas payer sa part de la facture. Dans certains cas, l'état du patient s'était aggravé au point de requérir une hospitalisation. Parfois le délai dans l'obtention du traitement a causé des dommages irréversibles. Nous avons demandé aux médecins interviewés un récit très détaillé de ces cas où la santé du patient fut endommagée, faute de pouvoir payer les médicaments ou le traitement requis. Ces exemples ont été intégrés dans le corps du rapport.
Les interviewés ont déclaré que, face à cet état de fait, les médecins optent pour diverses méthodes "créatives" en vue de venir en aide à leur patient. Certains, par exemple distribuent les échantillons fournis par les visiteurs médicaux des compagnies pharmaceutiques, ou prescrivent des médicaments moins chers (et moins efficaces), ou changent la date de l'ordonnance pour l'inclure dans une autre tranche du calendrier, voire même prescrivent le médicament ou le traitement à une personne de substitution... Cependant ces solutions attestent la gravité du problème plutôt que sa solution, et mettent en lumière le dilemme éthique auquel doit faire face le médecin.
Les témoignages cités dans ce rapport montrent la nécessité de révoquer le système de la "participation du patient".
Pour plus de détails contacter Shlomit Avni Vaknin, shlomit@phr.org.il. |
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Dernière mise à jour : ( 20-07-2008 )
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