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B. Michael Ynet, 16 décembre 2007 www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3483013,00.html
Les festives déclarations du sommet américain de la paix promptement remplacées par cette bonne vieille routine.
Il serait difficile de trouver une personne sensée qui pensait sérieusement que quoi que ce soit de significatif pût sortir d’Annapolis. Pourtant, même les pessimistes les plus avertis ont certainement été surpris par la rapidité avec laquelle les affaires sont retournées à leur ancien état de fatigue. Deux semaines à peine se sont écoulées depuis la Conférence d’Annapolis et tous les mots qui y ont résonné se sont dissipés comme un cas bénin de flatulence. Rien n’a démarré, rien n’a été stimulé et il n’y a aucun processus en cours. Il ne se passe rien. Tout est rapidement retourné à cette bonne vieille routine, et tout ce à quoi on s’attendait, s’est effectivement produit – mais plus tôt que prévu. L’opération militaire dans la Bande de Gaza va déjà, doucement, son chemin, et on ne sait pas bien si c’est l’effet d’une volonté ou d’un acte réflexe. La routine des quatre Palestiniens tués par jour a déjà été relevée à six Palestiniens tués par jour (tous étant, comme d’habitude, « armés », jusqu’à preuve du contraire). Et avec cette élévation du nombre de victimes quotidiennes, nous avons vu une augmentation du quota journalier de tirs de roquettes. Comme d’habitude. La routine des arrestations prospère à nouveau en Cisjordanie. Les barrages routiers n’ont pas bougé d’un pouce. L’entreprise des brutalités et des abus travaille de nouveau à plein régime. Très bientôt, nous verrons le retour des sympathiques éliminations ciblées. Berner nos voisins Et de nouveau, nous construisons dans les colonies, faisant les malins avec les Américains, dupant nos voisins, gardant la coalition gouvernementale intacte grâce à la souffrance des Palestiniens, et jurant de garder Jérusalem pour l’éternité, de même que les hauteurs du Golan, la Vallée du Jourdain, les blocs de colonies, et diverses autres zones. Mais surtout, nous renforçons le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas. Comme d’habitude. Toutefois, à l’avenir, ne serait-ce que pour économiser l’argent et ménager les efforts, il ne devrait pas être nécessaire d’organiser une réception de foule, bruyante de surcroît et non rentable. Il suffirait d’envoyer les deux dirigeants locaux à Washington, de leur joindre quelques représentants américains et de leur demander de se serrer la main et de danser une ronde tout en entonnant des chansons d’enfants. Le bénéfice diplomatique qui résulterait d’une telle réunion ne différerait en rien des bénéfices tirés d’Annapolis, mais au moins, cela illustrerait plus fidèlement ce qui se déroule au Proche Orient. (Traduction de l’anglais : Michel Ghys) |